Déclaration du SNASUB-FSU au CTSA du 1er décembre 2016

Monsieur le recteur,

Les points à l’ordre du jour ne contiennent aucun vote alors que nous estimons que des modifications de services ont eu lieu et que la cartographie du RIFSEEP pour la filière administrative modifiée aurait due nous être présentée.

La plateforme académique de gestion des moyens second degré présentée au CTSA du 12 mai n’a pas été mise en œuvre selon le projet initial. Les missions qui devaient disparaitre des départements, et transférées à la plateforme, avec transfert de 3 postes (un par département) restent en définitive dans les DSDEN. Cela entraîne inévitablement une surcharge de travail. Dans ces conditions, nous demandons le retour des postes dans les DSDEN. Nous avions critiqué au dernier CTSA le caractère éclaté et peu intéressant d’une telle répartition des tâches : les aspects techniques concentrés sur la plateforme et le dialogue avec les établissements dévolu aux DSDEN sur les mêmes missions. Nous défendons d’ailleurs un service public de proximité en DSDEN, incompatible avec une telle plateforme. Ce service proche du terrain doit aussi conforter des fonctions entières et valorisantes, recouvrant l’ensemble de la chaine d’activités autour des moyens collège.

Nous voudrions parler aussi des apprentis qui sont, pour la seconde année, recrutés à l’éducation nationale. Outre le fait qu’ils sont embauchés en deçà du SMIC sur des contrats de droit privé, qu’il n’a jamais été démontré que l’apprentissage enrayait le chômage, les apprentis travaillent en lieu et place des personnels fonctionnaires voire des contractuels de droit public. Nous tenons à rappeler notre opposition au recrutement d’apprentis au moment même où la ministre de la Fonction publique réaffirme sa volonté de lutter contre la précarité et que la jeunesse a besoin d’accéder à de vrais emplois, en CDI dans le privé et au statut de fonctionnaire dans nos services.

Nous dénonçons par ailleurs « l’explosion » du coût du projet SIRHEN (système d’information des ressources humaines de l’éducation nationale), qui est passé de 80 millions d’euros à 393 millions d’euros entre 2009 et 2016, alors que 18 000 agents seulement, sont gérés par ce système d’information, soit 2% sur plus d’un million de personnels. La somme allouée à SIRHEN au budget 2017 correspond à environ 11 000 emplois d’agents de catégorie C.

Enfin, nous exprimons notre rejet et dégoût le plus complet face à la campagne anti-fonctionnaires actuellement à l’œuvre dans les médias concernant l’absentéisme et les chiffres hallucinants de centaines de milliers de suppressions de postes envisagés en cas de victoire aux élections présidentielles par Fillon. Le service public mérite mieux que cela et loin de ces projets, la FSU continuera de se battre pour le maintien et l’extension du service public de proximité et la défense des personnels.

Télécharger le compte rendu du CTSA du 01.12.16