Au conseil académique de l’Education nationale du 1er février ont été présentés le financement régional de l’enseignement confessionnel, la fusion de certains établissements publics et la carte des formations professionnelles.

Le nombre prévu d’ouvertures de formations professionnelles sous statut scolaire dans les lycées professionnels et technologiques est ridiculement faible voire à somme nulle (4 ouvertures dont deux par redéploiement et deux fermetures) au regard de celles assurées en apprentissage (pour une faible part dans l’Education nationale et pour une grande part dans des organismes privés).

Le conseil régional et malheureusement le rectorat défendent l’idée que l’apprentissage constitue une voie de formation plus efficace vers l'emploi, ce qui reste à démontrer. La FSU continue contre vents et marées de combattre ce dogme et de promouvoir une formation professionnelle et technologique sous statut scolaire, offrant une large gamme de spécialités afin de tenir compte davantage des possibilités de poursuites d'études et d'élévation des niveaux de qualification des élèves que des besoins étroits et extrêmement variables des entreprises.

Dans ce contexte, il nous apparaît que la réorganisation de l'offre scolaire pour le Bac Pro Systèmes Electroniques et Numériques relève du massacre. Regrouper la formation en première dispensée sur six sites sur un seul, celui de Condé sur Noireau, risque, s’il était mené à terme de compromettre gravement l'avenir même de cette formation Education nationale. La difficulté serait grande d'accueillir sur ledit site tous les élèves de première dispersés dans l'académie. Outre le bouleversement imposé aux équipes enseignantes, il s'agit d'un véritable mépris pour des élèves et leurs parents engagés en seconde dans une formation qu'ils pensaient à bon droit pouvoir poursuivre en première. Face à la mobilité nécessaire des familles vantée par les autorités académiques et régionales, la FSU défendra toujours le maillage serré d'un service public d’Education de qualité. Elle soutiendra les initiatives prises par les personnels et les usagers pour amplifier la lutte notamment à Caen le 8 février prochain.

Le CAEN a donc été l’occasion pour M. Deniaux (Vice-président du conseil Régional), qui le présidait de manière expéditive, de mener une charge sur les thèmes chers à son camp politique, à savoir, la promotion de l’apprentissage, le « nécesssaire » financement à parité des lycées confessionnels sous contrat et « d’inévitables » rationalisations/diminutions de l’offre publique de formation. M. Deniaux a déclaré face à la FSU que le vent (libéral) à venir serait fort, usagers et personnels doivent en être prévenus.