À l’appel des organisations syndicales CGT Ferc Sup, SNASUB-FSU, SNESup-FSU, SUD Éducation-Solidaires et Syndicat de Lutte de Caen-Solidaires Étudiant-e-s

Conditions d’étude, d'enseignement et de travail

Sélection en Master

Pouvoir d’achat, salaires et primes

Augmentation de la charge de travail de toutes les catégories de personnel, traitement inégal des salarié-e-s, mise en concurrence généralisée et mal-être au travail

Absence de dialogue, dérives autoritaires et fonctionnement peu démocratique de l’Université de Caen

Ensemble refusons la dégradation des conditions de travail, d’enseignement, de recherche et d'étude

Luttons contre la privatisation rampante et les inégalités croissantes au sein des universités

Et à chaque mandature, l’argument est le même : il n’y a pas d’alternative, sinon la mise sous tutelle ministérielle…

Nous, organisations syndicales du personnel et des étudiant-e-s, ne nous résignons pas face à cette vision gestionnaire fataliste qui aurait comme horizon indépassable et nécessaire la dégradation généralisée des conditions de travail et d'étude pour tou-te-s :
  - augmentation de la pression qui pèse sur le personnel BIATSS, sommé, par une hiérarchie privée de marges de manœuvre, de faire toujours plus avec toujours moins ;
- dégradation des conditions d'études et d’enseignement par l’entassement des étudiante-s dans des salles de TD surchargées et l’obligation faite aux étudiante-s et aux enseignant-e-s de parcourir les campus dans tous les sens pour « optimiser l'occupation des salles » ;
- menace pesant sur les formations elles-mêmes, qui doivent maintenant être "soutenables", c'est-à-dire "rentrer dans le budget" ou périr !
  Face aux restrictions budgétaires et à la compression des effectifs du personnel, la limitation du nombre d’étudiante-s par la sélection semblerait désormais la seule solution possible pour arrêter la dégradation des conditions de travail du personnel et d'étude... des étudiant-e-s qui auraient été choisis. À la sélection sociale frappant notamment les étudiant-e-s issu-e-s des classes populaires s’ajouterait dorénavant la sélection universitaire !
  Dans cette fuite en avant vers un service public de l’enseignement supérieur et de la recherche inégalitaire, le gouvernement actuel, dans la droite ligne de la ministre Valérie Pécresse avec la modulation des services, s’emploie à discipliner les contestataires et à attiser la concurrence entre enseignant-e-s chercheur-e-s par l’introduction du suivi de carrière, véritable dispositif d’évaluation-sanction, déjà imposé malheureusement au personnel BIATSS depuis plusieurs années.
  Ces orientations nationales et locales sont inacceptables !