Compte rendu des journées FSU en défense des agents non titulaires
7 & 8 novembre 2017

Pour la 3è année, la FSU avait proposé de réunir les agents non titulaires et faire le point de la situation alors que le plan Sauvadet de résorption de la précarité s’arrête en mars 2018. Le nombre de précaires n’a guère diminué malgré quatre ans de recrutements réservés et environ 20% des agents publics n’ont toujours pas le statut de fonctionnaire. Les échanges ont montré que la précarité prenait des formes multiples : salaire pour 20h de travail, rémunérations ne tenant pas compte du niveau de recrutement, inapplication de textes réglementaires, absence de formation, déconsidération, etc.

Le SNASUB-FSU a tenu un atelier d’une demi-journée où un certain nombre points ont été précisés à propos des contractuels administratifs et ITRF. Les préoccupations essentielles portaient sur la titularisation mais aussi le niveau de rémunération qui reste un sujet majeur. Plusieurs pistes ont été proposées pour la défense des collègues. Parmi celles-ci, l’exigence de cohérence que l’on doit demander de la part de l’administration. Il n’est pas logique d’avoir des éléments du contrat incohérent ou incohérent avec la fiche de poste. Un précaire recruté sur une grille de référence de catégorie C ne doit pas avoir de missions de catégorie B ou A.

La FSU a mobilisé les personnels devant Bercy, devant le ministère de l’Action et des Comptes publics. Ensuite, une délégation de la FSU a été reçue par le cabinet du ministre. Le SNASUB-FSU y était présent et a rappelé un certain nombre de points : rémunération à la hauteur, au moins, du pied de grille du fonctionnaire remplacé, dénonciation du minimum fonction publique inférieur au SMIC et au pied de grille en C, le problème des acomptes lors de la prise de fonction, la définition de l’employeur, la nécessité d’un plan de titularisation simplifié pour en finir avec la précarité.

La principale qualité de ces deux jours de rencontre a été de resserrer les liens entre les syndicats, de populariser les retombées positives de batailles syndicales ici ou là. Il faut capitaliser les acquis, populariser les victoires partielles, redonner goût à la lutte aux personnels qui peuvent légitimement se sentir fragiles.