Madame la rectrice,

Le boycott du 28 janvier dernier n’était pas une bravade purement formelle. Les personnels en ont plus qu’assez d’être pris pour des pions auxquels il ne faut s’intéresser que de façon distraite.

La fusion des académies, si elle est actée réglementairement, n’est pas terminée. Jusqu’en 2022, nous sommes toujours dans l’inquiétude du devenir des services académiques et plus spécialement du rectorat de Caen. Vous ne souhaitez pas procéder à un vote sur le nouvel organigramme alors que des évolutions sur l’organisation ont eu lieu depuis juin 2019. Nous y reviendrons dans le cours de la discussion. Nous nous déclarons pour la mise en œuvre d’une étude d’impact RH pourtant annoncée et dont nous n’avons aucune nouvelle. Nous demandons qu’une étude soit menée sur l’application des préconisations actées en CHSCTA en juin 2019. Nous demandons un moratoire sur les mesures à venir, accompagnée d’un projet de gestion prévisionnelle des emplois, afin de disposer d’un tableau d’ensemble du projet global et permettre aux personnels de connaître le projet administratif à venir.

La politique salariale reste une question essentielle malgré les mesures PPCR qui s’appliquent cette année en catégorie A et C. La catégorie B n’a plus de revalorisation. Depuis le 1er janvier 2020, le SMIC est au-dessus du pied de grille de la catégorie C et le sera certainement l’année prochaine.

La politique indemnitaire de fin d’année 2019 a aussi fait l’objet d’un certain nombre de mécontentements non seulement en interne mais aussi en externe. Les augmentations sont apparues complètement disproportionnés, allant de +5% à +233%. Nous réclamons un groupe de travail pour discuter en amont des projets des autorités académiques avec les montants par poste.

Quelle organisation est prévue pour l’accueil des collègues de Jeunesse et sport au 1er juin 2020 ? Nous souhaitons leur visibilité dans les organigrammes en DRAJES et DDAJES. Par ailleurs, nous nous inquiétons pour nos collègues de CANOPE et de l’ONISEP qui sont sans information sur leur devenir. Quel est accompagnement de la part de l’éducation nationale ?

Enfin, la réforme des retraites nous inquiète aussi au plus haut point. Le SNASUB-FSU condamne cette réforme et demande le retrait du projet de loi. Nous nous déclarons solidaires des lycéens, des enseignants et de tous ceux qui sont victimes de mesures répressives dans le mouvement social.


Au cours du CTSA le SNASUB adéposé un avis avec vote pour un moratoire pour les prochains projets de réorganisation :

« Le CTSA réuni le 12 février 2020 demande un moratoire sur les prochaines mesures de réorganisation des services permettant aux autorités académiques de présenter un document finalisé. Ceci donnera une vue d’ensemble aux personnels pour se positionner et se rassurer. Par ailleurs, nous demandons une gestion prévisionnelle des emplois dans ce cadre » 6 pour (SNASUB-FSU), 3 abstentions (SGEN/CFDT – A&I).