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Actualités

vendredi 12 juillet 2019

Voeu présenté par la FSU au CTMEN du 9 juillet 2019 (adopté à l’unanimité des syndicats)

En application des dispositions de l’article 34 du décret 2011-184 du 15 février 2011, le comité technique ministériel de l’éducation nationale demande à ce que le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail du ministère de l’éducation nationale soit saisi de la question de la perspective de fusion des académies de Caen et de Rouen sur les problématiques ayant trait aux conditions de travail des personnels qu’elle soulève préalablement au rendu de son avis.

dimanche 14 avril 2019

Compte-rendu de l’audience du 10 avril

Une délégation (UNSA, FSU, CFDT, SUD, FO + 5 personnels DPPM, DEC, DEPAP, DIAFPIC, UAI) a été reçue par la Rectrice.

Représentants de l’administration : Mme la rectrice, Mme la secrétaire générale de Caen, M. le secrétaire général de Rouen, Mme la Directrice de cabinet.

La mobilisation aboutit au retrait de la carte-cible et du tableau de séquençage

L’ancienne rectrice de Limoges retire la carte-cible du 5 mars et le tableau de séquençage, répondant ainsi à l’une des revendications des personnels et de leurs organisations syndicales. Cette réponse est à mettre sur le compte de la mobilisation puissante et inédite des personnels administratifs et techniques. Il s’agit là d’un recul important puisque la carte-cible des réorganisations avait reçu l’aval du ministère lui-même !

Un changement de méthode mais la fusion est maintenue.
Pour autant, une nouvelle carte-cible serait présentée dans les mois à venir. La rectrice a indiqué vouloir « comprendre l’organisation en cours », « apaiser les agents » ou encore « trouver des modalités moins brutales ». Elle se donne un mois pour faire un bilan de la situation.

Implicitement, elle reconnaît que les protestations des personnels étaient légitimes face au manque de concertation, d’information et d’écoute.

Le nouveau calendrier évoqué par la Rectrice sera plus tardif : septembre 2020 pour les premières mutualisations ou fusions de services. Les mutualisations pourront avoir un périmètre plus limité qu’envisagé actuellement, sans que l’on ait pour l’instant de décision ferme. La rectrice a pris note des nombreux dysfonctionnements actuels et à venir remontés par les membres de la délégation.

Ceci dit, nous avons rappelé que quelles que soient les propositions à venir (services passant en monosite ou bi-site), cela engendrerait de telles difficultés qu’on ne voyait pas la plus-value apportée au service public d'éducation et à la qualité du travail pour les personnels (continuité et proximité du service public notamment). Nous avons rappelé que le bilan des services bi-sites des autres services de l’Etat (et de la DIAFPIC) est négatif.

La méthode et l’ampleur des réorganisations semblent évoluer… Mais peut-on se contenter d’un changement de méthode et d’ampleur ?

Pour la rectrice, il n’est pas question de remettre en cause la fusion des rectorats en une académie normande au 1er janvier 2020.

La Rectrice évoque les mutualisations de services dans toutes les Académies.

La nouvelle Rectrice a rappelé qu’elle mettrait en œuvre la volonté rappelée par le Ministre le 31 janvier, à savoir un mouvement de transformation et mutualisation des services.

Selon la Rectrice, la situation dans les autres régions académiques est la même : les restructurations et mutualisations de services sont en cours partout.

La rectrice se dit « convaincue » de la « plus-value » de mutualiser des services autour des régions académiques, sans toutefois apporter d’arguments à la délégation.

La préoccupation de la rectrice et du Ministère, c’est de « ne pas avoir de décalage entre académie et nouvelle région ».
Quant aux suppressions de postes d’administratifs, la Rectrice refuse toujours de lier fusion/mutualisations et économies budgétaires. Les retraits d’emplois ne seraient liés qu’à la baisse du nombre d’élèves, ce qui ne concorde pas avec les éléments soumis aux organisations syndicales en CTA.

Les sept semaines de mobilisation auront permis de peser sur les décisions, de décaler d’un an les projets, de supprimer la carte-cible. C’est un encouragement à poursuivre l’action. Il reste à obtenir l’abandon de la fusion. Aussi, le collectif des personnels et l’intersyndicale appellent donc le mardi 23 avril à :

- Un rassemblement devant le Rectorat à 13h sur le thème « sonnons les cloches ! »

- Une assemblée générale des personnels à l’amphithéâtre du rectorat de 13h45 à 15h45 pour discuter de l’audience et des suites de la mobilisation (2 heures d’information syndicale sur temps de travail, sans perte de salaire ni récupération, destinées à tous les agents titulaires et non titulaires)

Réunion le 23 avril, dès 12h15 au local syndical, salle 219, de préparation de l’AG, pour ceux qui le souhaitent.

mercredi 10 avril 2019

communiqué de presse de l'intersyndicale après la rencontre avec la nouvelle rectrice de Caen

Une délégation des syndicats et de personnels a rencontré la nouvelle rectrice Gavini-Chevet mercredi 10 avril. La délégation demandait notamment le retrait des projets de réorganisation. Elle a répondu qu’elle ne les mettrait pas en œuvre, que rien ne serait fait en septembre 2019 et que les premières réorganisations auraient lieu seulement à partir de septembre 2020.

Il s’agit de nouveaux reculs des autorités académiques, que nous enregistrons avec satisfaction. Cela résulte de l’action inédite menée depuis plusieurs semaines par les personnels. Cela ne peut que les convaincre à poursuivre la mobilisation car le projet de fusion est toujours à l’ordre du jour au 1er janvier 2020. L’intersyndicale (A&I UNSA, FNEC-FP FO, SGEN-CFDT, SNASUB-FSU, SUD éducation) appelle à maintenir la pression en se réunissant de nouveau mardi 23 avril à partir de 13h00 devant le rectorat et en assemblée générale à partir de 13h45 pour obtenir l’abandon du projet de fusion.

lundi 8 avril 2019

CAEN : déclaration intersyndicale - CTA du 8 avril 2019

Mme la rectrice,

Les personnels du rectorat sont mobilisés depuis 7 semaines à Caen contre la fusion des académies. Depuis la nomination d’une nouvelle rectrice à Caen annoncée en conseil des ministres le 1er avril, nous n’avons pas entendu de déclaration officielle explicite des autorités ministérielles et académiques sur le conflit qui existe dans les rectorats de Caen et Rouen. Le mouvement social serait-il si dérisoire qu’il ne serait pas la peine de l’évoquer ? Quel contraste avec la réalité !
Evidemment, nous ne croyons pas une seconde que le cabinet du ministère soit indifférent, le ministère de l’Intérieur s’est d’ailleurs lui-même inquiété du mouvement social en cours.

Votre message du 5 avril envoyé aux personnels des services académiques nous interpelle. Vous appelez à « revoir » le projet de fusion et à être à l’écoute des personnels. Nous prenons cette démarche comme un désaveu de l’action engagée par les autorités académiques avec l’enquête ouverte en octobre 2018 en direction des personnels des services académiques ainsi que le « projet e-Avenir Normandie » avec une consultation en ligne entre le 17 septembre et le 10 décembre 2018.

Allez-vous recommencer ce qui a déjà été fait ? Allez-vous redemander aux personnels ce qu’ils pensent de la fusion ? Un bilan existe et fait partie des documents préparatoires au CTSA. Que de temps perdu, que d’énergie consacrée à un projet très largement rejeté par les personnels.

S’il s’agit de rediscuter avec les personnels et les syndicats de la carte-cible et du tableau de séquençage, nous vous disons que cela signifierait mettre le doigt dans un engrenage que nous refusons. Cela reviendrait à vous aider à mettre en œuvre une fusion à laquelle nous nous opposons.

Vous recevrez une délégation de représentants du personnel mercredi 10 avril. Elle vous fera part de sa perception de la situation, elle vous dressera un tableau de ce que nous traversons, et est mandatée pour vous dire une seul chose : arrêtez le processus de fusion actuel, NON à la fusion !

UNSA - SGEN-CFDT - FSU - SUD éducation

vendredi 5 avril 2019

CAEN : déclaration intersyndicale au Comité technique académique du 1er avril 2019

Mme la secrétaire générale,

Le personnel du rectorat s’est une fois de plus mobilisé ce midi pour affirmer son opposition à la fusion des académies. Nous savons par ailleurs qu’un nouveau recteur est attendu.

Nous ne pouvons pas penser que la nomination d’un nouveau recteur n’ait aucun lien avec ce qui se passe en ce moment à Rouen et Caen.

Le profond agacement des personnels ne peut trouver qu’une solution raisonnable, celle de l’abandon pur et simple du projet de fusion.

La nomination du recteur doit s’accompagner d’une déclaration politique du ministre Blanquer nous précisant le mandat qu’aura le futur recteur : poursuivre ou arrêter la fusion.

En tout état de cause, les tensions au sein des rectorats pourraient cesser à la condition de nommer deux recteurs dans deux académies maintenues. Sinon, les organisations syndicales n’auront d’autres choix que de continuer la lutte avec les personnels.

mercredi 27 mars 2019

CAEN : défense de notre droit d’expression : NON à l’intimidation !

Madame la secrétaire générale a demandé hier aux chefs de division le recensement des personnels présents au rassemblement de lundi au rectorat de Caen, en vue d'un éventuel retrait de 1/30ème pour service non fait. Une sanction disciplinaire (un avertissement) a aussi semble-t-il été évoquée.

Le SGEN-CFDT, A&I-UNSA et le SNASUB-FSU dénoncent ces menaces inacceptables qui visent à réprimer le mouvement des personnels alors qu’ils luttent contre la fusion des deux académies, leurs emplois et la défense du service public. Certes, le message porté par ceux qui manifestent n’est pas celui que voudrait entendre la direction du rectorat, mais il est légitime que les personnels expriment leur inquiétude quand cela concerne leur avenir et leurs conditions de travail. Et s’il l’expriment bruyamment, c’est aussi qu’ils ont le sentiment de ne pas être écoutés. Que Madame la secrétaire générale leur réponde par des menaces en est une évidente et malheureuse illustration !

Alors que les deux rectorats de Caen et de Rouen ont besoin d’apaisement, cette injonction disciplinaire va au contraire mettre de l’huile sur le feu. Comment peut-on espérer gérer ainsi un conflit social ?

Nous conseillons, pour l’instant, aux personnels de ne pas se « dénoncer » auprès de leur chef de division. Si réellement ce travail est fait, que la hiérarchie assume.

Une pétition est en préparation pour obtenir le soutien des personnels, de l’académie de Caen et ailleurs.

Une réunion aura lieu jeudi 28 mars au local syndical du rectorat de 12h30 à 13h30 pour décider des suites. N’hésitez pas à venir donner votre avis. Nous espérons rencontrer rapidement Madame la secrétaire générale.

CAEN : fusion des académies - NON à la répression !

lundi 25 mars 2019

CAEN : DECLARATION INTERSYNDICALE DU 25 MARS 2019 CONTRE LA FUSION DES ACADEMIES

M. le recteur,

Un projet de carte-cible des services du rectorat nous a été communiqué au CTA du 5 mars. A ce jour, il n’a pas été porté à l’ordre du jour en comité technique (CTA ou CTSA) du fait de la mobilisation des personnels.

Vous aviez reçu du ministre de l’éducation nationale une lettre de cadrage en date du 18 juillet 2018 qui indiquait un calendrier précis de mise en œuvre du projet de fusion des académies et que nous vous rappelons : « année 2019 : année de concertation avec les partenaires sociaux et de conception du schéma définitif ; premier semestre 2019 : conduite du dialogue social au niveau national et académique ; juin-juillet 2019 : dialogue stratégique permettant de valider les schémas d’organisation cible ». Nous en concluons que la carte-cible communiquée le 5 mars est donc une base de travail qui a vocation à être discutée jusqu’en juin-juillet prochain. Or, nous savons que les autorités académiques organisent des réunions dans les services depuis quelques jours comme si la carte cible était actée, en dépit du calendrier ministériel.

Par ailleurs, une étude d’impact devait être réalisée avant toute prise de décision. C’était en tout cas la position de la secrétaire générale du ministère au Comité technique ministériel du 4 octobre 2019.

Les représentants du personnels demandent donc à M. le recteur l’arrêt des réunions dans les services dont on ne sait pas s’ils seront en définitive concernés au terme du dialogue social qui doit se poursuivre jusqu’en juin-juillet. Par ailleurs, la secrétaire générale du ministère annonçait au CTMEN du 4 octobre 2018 qu’il y aurait la tenue d’un CHS pour une étude d’impact sur les conséquences pour les personnels avant toute décision. Or, à ce jour, nous n’avons encore aucune date officielle fixant la réunion du CHS CT académique de Caen sur ce point.

Nous maintenons notre exigence d’arrêt du projet de fusion des académies et la nomination d’un recteur à Caen et un autre à Rouen.

lundi 18 mars 2019

CAEN-ROUEN : contre la fusion des académies : lettre ouverte au Premier ministre

Télécharger la lettre ouverte au Premier ministre

BOYCOTT du CTSA commun à Bourg Achard le 18 mars

Monsieur le recteur, madame et monsieur les secrétaires généraux d'académie,

Au nom de l'intersyndicale "pour l'abandon de la fusion des académies de Rouen et de Caen"A&I UNSA, CGT Educ'action, Sgen-CFDT, Snasub-FSU, SNPTES, Spaseen-FO et UNSA ITRF-BiO et des organisations syndicales représentées au CTSA de l'académie de Rouen et au CTSA de l'académie de Caen, je vous écris pour vous faire part de notre décision unanime de ne pas siéger au "CTSA conjoint" prévu le lundi 18 mars.

Mais aussi pour vous faire part de notre profonde indignation devant cette reconvocation sans que vous ayez d'abord répondu aux questions posées dans notre mail du 8 mars dernier et sans prendre en compte notre refus de cette formation conjointe, au regard de notre mandat d'abandon de la fusion des académies de Caen et de Rouen. Le 8 mars, nous nous posions la question d'une provocation ou d'une maladresse de votre part.

C'est aujourd’hui assurément une provocation tout à fait regrettable et qui méprise le dialogue social que vous dites par ailleurs vouloir avoir avec les organisations syndicales. C'est pourquoi nous vous demandons à nouveau la démonstration réglementaire de la possibilité ou pas pour l'administration de réunir conjointement le CTSA de l'académie de Caen et le CTSA de l'académie de Rouen au regard de l'article 11 du décret 2011-184 notamment.

De même, nous souhaitons avoir connaissance des arrêtés de composition du CTSA de l'académie de Rouen et du CTSA de l'académie de Caen ainsi que des projets de règlement intérieur, aucun de ces documents ne figurant dans le livret envoyé.

Cordialement,

Le Secrétaire académique d'A&I UNSA Rouen

vendredi 15 mars 2019

21 MARS : PREAVIS DE GREVE DANS LES ACADEMIES DE CAEN ET ROUEN

Objet : dépôt d’un préavis de grève pour le jeudi 21 mars 2019 à destination de l’ensemble des personnels des académies de Caen et Rouen

Monsieur le recteur,

Au nom de l'intersyndicale A&I UNSA, Snasub-FSU, SNPTES, Spaseen-FO, UNSA ITRF-BiO et des fédérations CGT Educ'action, FNEC-FP-FO, FSU, Sgen-CFDT, SUD Education, UNSA Education, la section régionale de l’UNSA Education dépose un préavis de grève de 24 heures (loi n° 82-889 du 19 octobre 1982) pour le jeudi 21 mars 2019 à destination de l’ensemble des personnels du des académies de Caen et Rouen.

Cette grève a pour motif :

- Abandon du projet de fusion des académies de Rouen et Caen.

ROUEN : le SNASUB-FSU le répète tout comme le personnel mobilisé : NON à la FUSION des académies de Caen et de Rouen

Le recteur de région académique de Normandie s’enferre dans le maintien de la fusion des académies de Caen et Rouen. Malgré une mobilisation historique et inédite du personnel des deux académies, les audiences concédées par le recteur Rolland se déroulent dans un dialogue de sourds.

L’injustice profonde ressentie il y a un peu plus d’un mois se transforme aujourd’hui en un élément moteur d’une mobilisation sans précédent des personnels des deux académies normandes. Dialogues et échanges nombreux lors des actions, mobilisations ou assemblées générales ont conduit le personnel à diffuser des contributions écrites de différents services aux députés des circonscriptions de la Région Normandie et aux organisations syndicales. Elles décrivent de fortes injonctions mettant en grande difficultés les agents voire l’absurdité ou le coût exhorbitant du projet de fusion Rolland.

Après le boycott du comité technique académique du 6 mars, la convocation d’un comité technique académique en formation conjointe le 11 à Bourg Achard a donné lieu à un nouveau boycott par l’ensemble des représentant-es syndicaux. Au dernier comité technique académique le 11 mars, les annonces par le recteur de région académique d’une mobilité fonctionnelle d’environ 15 % des effectifs, soit plusieurs dizaines de collègues des deux académies, semble confirmer la brutalité des décisions en cours et l’absence d’écoute des personnels ; une méthode « France Télécom » ?

Le personnel du rectorat de Rouen et Dsden avec l’appui d’une intersyndicale large à Rouen en dialogue avec l’intersyndicale de Caen a permis de contribuer à définir un mandat et des propositions issues de deux assemblées générales à Rouen comptant plus d’une centaine de collègues.

Il s’agit notamment de continuer à mobiliser et à élargir le mouvement : enseignants, élèves, parents, collègues des établissements, ceux de l’académie de Caen, et des autres académies.

Deux premières dates ont été prises : répondre à l’appel du 19 mars avec un point fixe au rectorat et un appel à la grève le 21 mars « services académiques morts » avec des actions coordonnées.

Pour le Snasub-FSU, si la fusion « politique » des académies a été abandonnée ailleurs, les fusions techniques elles se poursuivent partout, avec pour « phare », la fusion politique des académies de Rouen et de Caen. Un tableau désastreux, une atmosphère anxiogène ET un enjeu national de luttes.

Le Snasub-FSU appelle les collègues des académies voisines à marquer leur solidarité avec le personnel mobilisé à Caen et à Rouen et de se joindre à l’appel à la grève « services académiques morts » du 21 mars à Rouen.

jeudi 14 mars 2019

Report de la réunion à la DSDEN 61

La réunion animée par les autorités académiques sur la fusion des académies avait été fixée au 14 mars à la DSDEN de l'Orne puis annulée et reportée au 19 mars. Elle est de nouveau reportée au 28 mars !

mercredi 13 mars 2019

Annulation des réunions du recteurs dans les DSDEN du Calvados et de la Manche le 14 mars

Que se passe-t-il ? Une visite ministérielle annule les réunions prévues en DSDEN sur la fusion des académies. Celles-ci sont pourtant prévues longtemps à l'avance, à moins qu'il ne s'agisse d'une visite en catastrophe et pour quel sujet ? On aura la faiblesse de croire que les mobilisations dans les deux rectorats pourraient en être la raison.

vendredi 1 mars 2019

Un courrier de protestation de l'intersyndicale de Rouen après la réunion du 25 février au rectorat

Vous trouverez ci-dessous un courrier de l'intersyndicale de Rouen dont nous extrayons le passage suivant : "Vous n'avez plus la confiance des personnels des services académiques dans leur ensemble, encadrement administratif, technique et pédagogique compris. Les personnels n'ont pas à être intimidés, réprimandés, infantilisés. Ils ont besoin de conditions de travail et de rémunération décentes dans un cadre institutionnel clair et stable." Inutile de dire que nous partageons l'intégralité des propos.

Rouen, le 27 février 2019

L'intersyndicale A&I UNSA, CGT Educ'action, Sgen-CFDT, Snasub-FSU, SNPTES, Spaseen-FO et UNSA ITRF-BiO



à



Monsieur le recteur de l’académie de Rouen,
Monsieur le secrétaire général de l'académie de Rouen



Monsieur le recteur, L'intersyndicale a été particulièrement choquée par le déroulement le 25 février dernier dans le hall du rectorat de Rouen de la réunion des personnels convoquée à votre initiative.

Après une entrée en matière déplacée et démagogique sur le bronzage de certains personnels au retour des congés d'hiver, votre intervention n'a été qu'une suite d'informations descendantes sur un programme écrit d'avance ne permettant aucune discussion véritable, contrairement à ce que voulait faire croire votre intitulé de "réunion d'informations et d'échanges".

Les protestations qui se sont alors exprimées, nombreuses et durables, ont paru vous surprendre.

A ce moment, plutôt que de rassembler, vous avez tenté à plusieurs reprises d'opposer les personnels les uns aux autres entre ceux qui, selon vous, vous auraient empêché de parler et ceux qui auraient souhaité vous écouter. A votre suite, monsieur le secrétaire général d'académie s'est autorisé à faire du rappel aux personnels de leur devoir d'obéissance hiérarchique la fin brutale de cette réunion.

En septembre dernier, lors d'une première réunion de ce genre, vous aviez annoncé aux personnels que rien ne se ferait sans eux mais avec eux. Et pourtant, le lendemain même, vous déplaciez d'autorité le chef de la DEC de Rouen vers la DPE et vous annonciez la création d'une DEC inter-académique. Dès lors, par votre propre décision, votre parole perdait son crédit.

Au mieux, vous n'avez pas su prendre la mesure de la tension sociale croissante qui s'est aussi fortement exprimée le 8 février dernier par un rassemblement spontané des personnels, et qui n'était pas une simple et fugitive réaction d'émotion suite à l'annonce ministérielle, comme vous l'avez peut être cru. Au pire, ce n'est qu'une manifestation de plus d'un mépris porté aux personnels administratifs et techniques, trop souvent considérés comme les éternels mineurs de ce ministère.

Ce projet n'a plus la confiance des personnels des services académiques dans leur ensemble, encadrement administratif, technique et pédagogique compris, si tant est qu'ils l'aient jamais eue un jour.

Vous n'avez plus la confiance des personnels des services académiques dans leur ensemble, encadrement administratif, technique et pédagogique compris.

Les personnels n'ont pas à être intimidés, réprimandés, infantilisés. Ils ont besoin de conditions de travail et de rémunération décentes dans un cadre institutionnel clair et stable.

Les personnels n'ont pas besoin de rappel autoritaire à leurs obligations statutaires, comme seul argument pour leur faire faire de force ce que vous voulez leur imposer.

Ils travaillent tous les jours avec conscience et dévouement car ils restent attachés à un service public d'éducation de qualité et de proximité.

Les personnels des services académiques n'en seront pas, eux, les fossoyeurs.

Pour l'intersyndicale, Le secrétaire académique d'A&I UNSA Rouen

jeudi 28 février 2019

Mobilisation contre la fusion des académies : boycott d'un groupe de travail sur la fusion de l'action sociale

Les représentant-e-s des organisations syndicales (Fsu, Sgen Cfdt, Sud Education, Unsa) de la CAAS de Caen vous informent qu'ils ne participeront pas au groupe de travail du 27-02-2019 concernant la fusion des CAAS de Caen et Rouen.

Ils rappellent leur opposition à la fusion des 2 académies concernées et ne voient pas l'intérêt ni l'utilité que se tienne un tel groupe de travail avant la rencontre du 13 mars réunissant le recteur de l'Académie et les organisations syndicales sur ce sujet.

mercredi 27 février 2019

Les déclarations dans les instances contre la fusion des académies : c'est parti !

CAPA enseignants LP, lundi 25 février 2019

(...) A la rentrée 2017, le ministre et notre recteur ont annoncé une soi-disant « expérimentation » menant en réalité à la fusion des deux académies de Caen et de Rouen. Le recteur de Caen a donc assumé les fonctions du recteur de Rouen, dont le poste était vacant depuis plusieurs mois. Très vite, il a été décrété que cette expérimentation était une réussite et le gouvernement a annoncé à l'été dernier la généralisation du processus à la France entière. Contre toute attente, le ministre vient de décréter maintenant, après avoir écouté les acteurs de terrain, que c'était une mauvaise idée … sauf pour la Normandie ! Nous sommes pourtant les mieux placés pour confirmer au ministre qu'un processus de fusion pose bien plus de problèmes qu'il n'apporte de bénéfices !

Le risque de souffrance au travail devient de plus en plus fort. Les tensions sont palpables dans les bureaux devant les incertitudes qui s'accumulent. Et les suppressions de postes qui sont annoncées chaque année n'aident en aucune manière à la sérénité !

Alors que partout en France, des personnels des rectorats jusqu'au ministre, tous trouvent que ces fusions de rectorat ne sont pas judicieuses, pourquoi la continuer en Normandie ? A quoi sert-il de continuer à expérimenter si personne n'est prêt à suivre l'exemple ?

La FSU demande donc au ministre de ne pas traiter la Normandie différemment du reste du territoire. Nous attendons la nomination d'un nouveau recteur à Rouen et le retour à deux rectorats bien distincts. Il est raisonnable maintenant de regarder la réalité en face et d'en tirer les conséquences. Dans l'intérêt de la santé des personnels. Dans l'intérêt des usagers. Dans l'intérêt du service public. (...)

CHSCTSD de l'Orne, mardi 26 février 2019

(...) A la rentrée 2017, le ministre et notre recteur ont annoncé une soi-disant « expérimentation » menant en réalité à la fusion des deux académies de Caen et de Rouen. Le recteur de Caen a donc assumé les fonctions du recteur de Rouen, dont le poste était vacant depuis plusieurs mois. Très vite, il a été décrété que cette expérimentation était une réussite et le gouvernement a annoncé à l'été dernier la généralisation du processus à la France entière. Contre toute attente, le ministre vient de décréter maintenant, après avoir écouté les acteurs de terrain, que c'était une mauvaise idée … sauf pour la Normandie ! Nous sommes pourtant les mieux placés pour confirmer au ministre qu'un processus de fusion pose bien plus de problèmes qu'il n'apporte de bénéfices !

Le risque de souffrance au travail devient de plus en plus fort. Les tensions sont palpables dans les bureaux devant les incertitudes qui s'accumulent. Et les suppressions de postes qui sont annoncées chaque année n'aident en aucune manière à la sérénité !
Alors que partout en France, des personnels des rectorats jusqu'au ministre, tous trouvent que ces fusions de rectorat ne sont pas judicieuses, pourquoi la continuer en Normandie ? A quoi sert-il de continuer à expérimenter si personne n'est prêt à suivre l'exemple ?
La FSU demande donc au ministre de ne pas traiter la Normandie différemment du reste du territoire. Nous attendons la nomination d'un nouveau recteur à Rouen et le retour à deux rectorats bien distincts. Il est raisonnable maintenant de regarder la réalité en face et d'en tirer les conséquences. Dans l'intérêt de la santé des personnels. Dans l'intérêt des usagers. Dans l'intérêt du service public. (...)