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Actualités

dimanche 13 mai 2018

Le rapport de l'Inspection générale sur les fusions d'académies : une agression contre les services administratifs

Le rapport de l’Inspection générale de mars 2018 est une véritable agression contre les services administratifs, qui manie l’art de la langue de bois et marche sur des œufs sur le retrait des services de l’Etat auprès des usagers. S’il rappelle régulièrement la nécessité de maintenir un service public de proximité, cela ne prouve qu’une chose : que cet argument avancé par les syndicats opposés aux fusions pèse dans la discussion. Mais que peut valoir des propos rassurants quand l’objectif du gouvernement est de supprimer 120 000 fonctionnaires d’ici 2022 ? Quand l’on apprend que les CIO fermeraient ? Que des lignes SNCF fermeraient et seraient, au mieux, remplacés par des bus ?



Avec des fusions d’académies, les économies d’échelle seront inéluctables, et la marginalisation de certaines zones, rurales ou non, s’accentuera. Nous irions tout droit vers une concentration des services sur quelques points du territoire et une diminution d’activités dans les départements sur fond de dématérialisation à 100% des procédures administratives. Le SNASUB-FSU fera une analyse encore plus fouillée à l'issue de son congrès national qui se tient du 14 au 18 mai. Voici des extraits du rapport dont le SNASUB-FSU a eu communication.

SUPPRIMER 14 ACADEMIES

« …la mission a acquis la conviction que l’organisation des services déconcentrés du ministère de l’éducation nationale et du ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation doit être harmonisée avec celle qui découle des lois de 2015 pour l’ensemble des autres administrations. »

«… chaque région académique devra construire, sous l’autorité unique du recteur de région académique, un projet de fusion dont les échéances et les modes d’organisation pourront varier selon les cas, sans jamais remettre en cause l’objectif de fusion effective au plus tard pour la rentrée scolaire et universitaire 2021. »

Note du SNASUB-FSU : il y a actuellement 30 académies. L’objectif est de créer 9 académies en métropole, 4 n’étant pas concernées car leurs contours épousent les nouvelles Régions (Rennes, Orléans-Tours, Corse, Nantes). Au total, cela ferait 13 académies en métropole et 4 en outre-mer.

LA POSITION DES PERSONNELS DE NORMANDIE EST NIEE
« Aujourd’hui, même si certaines postures peuvent être inchangées, la mission constate que, surtout depuis la parution du décret du 2 novembre 2017 qui charge le recteur de la région académique de Normandie, recteur de l’académie de Caen d’administrer l’académie de Rouen, la grande majorité des acteurs de ces régions académiques ont admis l’idée que les académies auxquelles ils appartiennent sont appelées à fusionner à brève échéance. Les préoccupations des personnels se situent davantage maintenant sur les conditions et les conséquences de cette fusion que sur son principe. »

Note du SNASUB-FSU : où les rapporteurs ont-ils bien pu dénicher cette information ? Le rapport tend à faire la démonstration de l’inéluctabilité du processus de fusion. L’intersyndicale de Caen avait au contraire démontré lors du référendum organisé dans les services que la presque unanimité des personnels est opposée à la fusion. Rappelons que 80% des syndicats y sont opposés.

SERVICES DES RECTORATS
« Il ne s’agit, ni plus ni moins, que de reproduire à l’échelon régional l’organisation académique actuelle sur la base d’un réaménagement des services académiques dans leurs sites respectifs confirmés. »

« reconfigurer la chaîne du pilotage académique, de recomposer les plateformes de gestion,… »

«… les projets de réorganisation devront différencier les modes d’organisation des services qui ne nécessitent pas de proximité particulière (statistiques et programmation, examens et concours, gestion de masse…) de ceux qui doivent maintenir les interfaces et dialogues avec les écoles, les établissements, les personnels et les usagers. »

Note du SNASUB-FSU : Ces phrases sont lourdes de dangers pour les services comme les DAJ, DAF, DEC, DSI, DPPM… au rectorat mais aussi en DSDEN : SPM, SAMD, SIB... Quels choix seront retenus : bi-sites ? Alors, un seul chef de service éloigné d’un des deux sites, flanqué éventuellement d’un adjoint dans l’autre site ? Quel intérêt ? Un mono-site dans une nouvelle académie ? Alors fermeture de l’autre site.

DSDEN
« …Le redécoupage des périmètres académiques remet en question les organisations départementales et infra-départementales, qui devront répondre à la nécessité de construire une chaîne de pilotage et de conseil continue, solidaire et réactive, autour du recteur de la nouvelle académie. »

« …la mission recommande, partout où les recteurs des nouvelles académies le proposeront et, dans un premier temps, sous forme d’expérimentation, de nommer le même inspecteur d’académie directeur académique des services de l’éducation nationale de deux départements… »

Note du SNASUB-FSU : Les DASEN ont depuis 2012 des attributions académiques et non plus départementales. Par ailleurs, l’effacement du caractère départemental est envisagé avec la disparition des Départements là où existent des Métropoles. Tous ces éléments contribuent à affaiblir l’échelon départemental. La dilution-disparition est évoquée par la nomination d’un DASEN pour deux départements. La Cour des Comptes a pointé qu’entre 2011 et 2015 il y a eu une baisse de 2% des effectifs des DSDEN et une hausse de 2% dans les rectorats. Cette pente ne pourra que s’accentuer si l’on suit les préconisations du rapport.

IEN
«…la carte des circonscriptions du premier degré devra faire l’objet d’un réexamen généralisé. »

Note du SNASUB-FSU : les collègues en IEN risquent de se retrouver confrontés à un redécoupage là où cela n’a pas encore été fait dans l’académie.

CROUS
« La réflexion devra également porter sur les centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires (CROUS) qui, dans le cadre du CNOUS, ont déjà entamé des opérations de fusion dans les régions académiques de Bourgogne-Franche-Comté et Normandie. Ces opérations devront être menées à bien et poursuivies au fur et à mesure de la mise en place des nouvelles académies. »

Note du SNASUB-FSU : extension à l’échelon national de la fusion des CROUS de Caen et de Rouen.

ESPE
« …la réflexion devra aussi concerner le réseau des écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPé) qui pourrait évoluer pour s’aligner sur le territoire des nouvelles académies. »

Note du SNASUB-FSU : le rapport est plus timoré quant à une fusion des ESPE qui est tout de même envisagé.

TOUS EN GREVE LE 22 MAI POUR DIRE NON AUX CONCLUSIONS DU RAPPORT !

Télécharger le rapport complet n°2018-029 de l'IGAENR

vendredi 27 avril 2018

RAPPROCHEMENTS CAEN - ROUEN : compte rendu de la réunion à Vimoutiers 24.04.18

Le rôle d’Eurogroup

Le Recteur redit que la fusion est une possibilité mais ce n’est pas forcément l’avenir. La société Eurogroup avait produit un document et l’erreur a été de mettre le logo du ministère de l’éducation nationale sur un document de travail interne à l’académie. Aujourd’hui il n’y a plus de mission d’accompagnement des académies par Eurogroup.

L’ESPE de Rouen en attente d’un Directeur

Suite a une intervention de la FSU, le Recteur indique : il n’y a aucun problème de certification des étudiants de l’ESPE bien que le directeur élu en octobre 2017 n’ait pas été validé par le ministère. Il n’y aura pas de fusion des ESPE de Caen et Rouen. Pourtant, les étudiants et les enseignants restent inquiets : http://www.paris-normandie.fr/actualites/societe/education/exasperation-a-l-ecole-des-enseignants-a-rouen-sans-directeur-depuis-six-mois-PP12846485

Rapport sur la plateforme de gestion des moyens second degré de Caen

Le recteur répond qu’il n’y a pas de rapport et qu’il n’a reçu qu’un appel téléphonique de la personne en charge de l’étude. En conséquence de quoi, il n’est pas possible de donner satisfaction à la demande d’obtention d’un rapport inexistant. Après avoir reformulé la demande sous la formulation de la note de synthèse, et non plus d’un rapport, la secrétaire générale du rectorat de Caen répond que le document ne sera pas communiqué.

Services administratifs

Deux séminaires ont eu lieu avec Eurogroup. Le premier était le 18 janvier au cours duquel le fameux document du cabinet de conseils a été diffusé. Le 28 mars, un second séminaire constituait un bilan d’étape et clôturait l’action d’Eurogroup. Des propositions ont été faites, sans que des décisions soient prises. En juin-juillet 2018, le bilan comparatif sera terminé. Il est prévu à l’automne une présentation des propositions aux syndicats.

Le recteur indique qu’un rapport a été remis au ministre sur la gestion des région académiques lundi 16 avril 2018. Ce rapport n’est pas public et il indique qu’il n’en connait pas le contenu. Nous avons protesté sur le caractère confidentiel de ce rapport, ce qui nous parait illégal. Il n’a jamais été question d’expérimentation d’un recteur sur deux académies tout au long de la réunion. Le sujet semble derrière nous...

Concernant la DAFPIC, le recteur se dit favorable à ce qu’une harmonisation indemnitaire ait lieu entre les deux sites Caen et Rouen dans un sens favorable aux personnels.

Les nouveautés
Structures mises en place pour les deux académies :
- Un Conseil pédagogique normand a été mis en place en février, sous l’autorité de Mme Boucker.
- Un groupe innovation : animé par Yannick Soubien
- Un Conseiller Technique ASH de l’académie de Rouen, nommé, va coordonner l’action pour les deux académies mais un adjoint est prévu pour Caen.
- Une équipe de laïcité et du fait religieux est en place : coordonnateur Franck Lelièvre IA-IPR Philosophie (Rouen) et Dominique Canterelle (Conseiller technique du recteur pour les établissements et la vie scolaire à Rouen)
- DANE : Délégation Académique au Numérique Educatif : une répartition des tâches entre le DANE de Caen et le DANE de Rouen. Actions en étroite collaboration.

SAIO
Le CSAIO de Caen reste dans ses fonctions et une CSIAO pour Rouen sera nommée à partir du 7 mai 2018 et s’appelle Anne DE ROSARIO. Elle ne sera pas le supérieur hiérarchique du CSAIO de Caen mais est considérée par le recteur comme « chef de file » sur certains dossiers interacadémiques.

Télécharger le compte rendu

mercredi 25 avril 2018

Le SNASUB-FSU a boycotté le Comité technique spécial académique du 24 avril. Pourquoi ?

Le SNASUB-FSU participe à un maximum d’instances dont il est membre. Vous en avez régulièrement des compte-rendu.

Mais depuis plusieurs mois, nous sommes confrontés à un projet de rapprochement/fusion des académies de Caen et de Rouen qui crée des tensions. Ce projet fait l’objet d’une attitude de repli de la part des autorités académiques qui communiquent ce qu’elles veulent bien communiquer. Mais quand nous demandons à avoir une copie du powerpoint sur ce rapprochement diffusés à des chefs de division le 18 janvier, c’est silence radio. Quand nous demandons une audience sur ce powerpoint, c’est encore une fin de non-recevoir. Quand nous demandons à avoir une copie du rapport sur l’avenir de la plateforme de gestion des moyens second degré (DPPM), c’est encore un blocage.

Il se passe à l’évidence des manœuvres dans les deux académies et au plan national. Sachez ainsi que les étudiants de Rouen inscrits à l’ESPE ne peuvent se faire titulariser car il n’y a pas de directeur nommé par le ministre Blanquer qui bloque, sans explications (voir Actu.fr). Va-t-on vers la fusion des ESPE de Caen et de Rouen ?

Si le rapprochement des deux académies est si bénéfique pour tous, pourquoi nous tenir à l’écart du processus en court ?

Nous manifestons donc notre désaccord avec la méthode employée et contre toute fusion des académies en boycottant ce CTSA.

mardi 24 avril 2018

Déclaration FSU devant le recteur - rapprochement des académies

Monsieur le recteur,

Vous réunissez pour la troisième fois les représentants des personnels des deux académies de Caen et de Rouen afin de nous entretenir de leur rapprochement. Fin septembre 2017, vous teniez un discours qui se voulait rassurant ; fin janvier 2018 vous donniez votre opinion sur la probable fusion des académies. Vous affirmez vous inscrire dans le dialogue social. Dans ces conditions, vous ne verrez aucun inconvénient à répondre aux questions que la FSU se pose quant à l’avenir des services académiques et des conditions d’exercice pour les personnels.

Avant toute chose, nous tenons à déplorer que le 24 janvier à Pont-Audemer vous n’ayez pas communiqué le document signé conjointement par Eurogroup et le Ministère de l’éducation nationale intitulé « Appui à la gouvernance et au pilotage de la région académique Normandie » daté du 18 janvier mais communiqué à des chefs de division des deux rectorats. Les représentants du personnel devraient-ils avoir un traitement inférieur aux personnels en place en matière d’information ? Nous aurions pu discuter de choses sérieuses. Par exemple, ce document interne parle « de l’académie de Normandie », d’un « modèle d’académie unifiée ». Une division du rectorat, la DEC, est considérée en « doublon » dans ses activités, mais avec qui, si ce n’est la même division à Rouen. Concernant cette division, il est précisé qu’il faut aller vers : « une rationalisation attendue (absence d’intérêt à maintenir deux activités au sein d’une même académie), avec des gains de marge de manœuvre potentiels ». Si ce document est une aide à la prise de décision ministérielle pour une éventuelle fusion, pourquoi a-t-elle été présentée en réunions de chefs de division ?

Lors du CTA du 4 avril dans l’académie de Caen, la FSU vous a demandé à avoir accès au rapport ministériel sur l’avenir de la plateforme de gestion des moyens second degré. Vous avez tergiversé en renvoyant la possibilité de communication à l’autorisation de l’auteur du rapport. Mais la libre communication d’un document administratif ne relève pas de la volonté de l’auteur du document mais d’un droit lié au code des relations entre l’administration et les usagers. Il revient donc à un service juridique de statuer sur le caractère communicable ou non du rapport.

Nous voulons aussi évoquer une certaine forme d’hypocrisie qui consiste à dire que la fusion n’est pas en route. Le décret du 10 décembre 2015 sur les régions académiques permet d’ores et déjà la fusion larvée de parties de notre administration. Ainsi, la création de la DAFPIC est le produit de la fusion de deux services antérieurs : la DAFCO à Caen et la DAFPIC à Rouen. Le document fourni au CHS CT A de Rouen concernant le service interacadémique de l’enseignement supérieur fait état d’une dégradation des conditions de travail du chef du service et de son adjoint qui « ont vu leur charge d’activité multiplié par 1,5 en volume, sans compter l’accompagnement de conduite du changement de l’équipe au cours de la période de préparation puis d’installation du nouveau service ». Le fonctionnement de gestion des deux académies apparait périlleux et sources d’erreurs : « La complexité de la gestion liée aux deux circuits de signature et de décision, aux deux chartes graphiques à faire appliquer aux agents et au respect des deux périmètres différents de compétence en fonction de chacune des académies. »

La presse a relaté récemment la mobilisation des étudiants de l’ESPE de Rouen sans directeur depuis des mois. Pourriez-vous nous donner la raison de ce blocage par le ministère ? Doit-on y voir une anticipation de la fusion des ESPE de Caen et de Rouen ?

La FSU reste bien évidemment opposée à toute fusion. Les personnels vont dans le même sens, comme le confirme le référendum organisé dans les services académiques de Caen par la FSU, avec le SGEN-CFDT et SUD éducation. Le résultat de ce référendum indique que la quasi-unanimité des collègues ont bien compris les enjeux en matière d’emplois et de réduction des services publics.

Vimoutiers, le 24 avril 2018

vendredi 6 avril 2018

Défense des académies : RASSEMBLEMENT CONTRE LA FUSION DES ACADEMIES : mercredi 4 avril 2018

LA PRESSE EN PARLE : (cliquer sur chaque image pour consulter les articles en ligne)




se rendre à 2mn 50 pour voir le reportage de France 3

Résultats du référendum sur la fusion des académies

Déclaration des organisations syndicales SNASUB-FSU/ SGEN-CFDT/SUD éducation

CONCLUSION DU REFERENDUM SUR LA FUSION DES ACADEMIES

227 personnes ont participé au référendum. 217 ont voté contre toute fusion des académies de Caen et de Rouen, 8 personnes pour la fusion et 2 abstentions ou nul. 95,6% des participants se déclarent donc totalement opposés à la fusion.

La participation a oscillé entre 40% et 60 % selon les services : 40% au rectorat, 59% dans la DSDEN de la Manche et dans celle du Calvados ; 60% dans celle de l’Orne. L’opposition à la fusion est acquise dans toutes les DSDEN. Au rectorat, les conditions du référendum ont été plus difficiles du fait de l’éparpillement des collègues. Sur l’ensemble des personnels au rectorat, il n’y a qu’un seul votant favorable à la fusion, sur 118 votants.

Ces résultats sont extrêmement encourageants. Ils signifient que les personnels ne sont pas dupes des propos rassurants, qu’ils ont conscience des enjeux et ont décidé de prendre position alors que les annonces ministérielles ne sont pas encore faites sur une éventuelle fusion.

L’intersyndicale va envoyer ces résultats au ministère et va demander une audience au ministre de l’éducation nationale pour défendre notre académie, nos services et nos missions.

vendredi 30 mars 2018

Exprimons nous contre la fusion des académies !


Le comité technique académique se réunira le 4 avril dans lequel les organisations syndicales signataires interviendront pour demander l’arrêt du processus de rapprochement/fusion en cours.



La fusion c’est :
- la destruction de savoir-faire
- des pertes d’emplois (la circulaire du 4 mars 2016 pour la mise en œuvre des régions académiques dit : « La mutualisation, (…) peut prendre plusieurs formes, consiste à obtenir des gains d'efficacité (…) en jouant sur différents leviers, tels que (…) les économies d'échelle,»
- une perte de proximité avec les usagers
- un affaiblissement du service public

Défendons :
- le maintien de tous nos emplois
- le maintien de nos missions, de nos services
- une académie à taille humaine

PAS TOUCHE AUX SERVICES ACADEMIQUES !

TOUS AU RASSEMBLEMENT MERCREDI 4 AVRIL – 13H30 entrée du rectorat




Télécharger le tract d'appel au rassemblement

dimanche 25 mars 2018

REFERENDUM SUR LA FUSION DES ACADEMIES : dates des votes en DSDEN et au rectorat

Près de 90 personnes présentes à l'AG organisée par l'intersyndicale SNASUB-FSU/SGEN-CFDT/SUD-éducation le jeudi 15 mars. Beau succès pour l'intersyndicale qui avait commencé à informer les personnels des 3 DSDEN et du rectorat il y a plusieurs semaines. Le référendum est donc lancé et d'ores et déjà plusieurs dizaines de collègues ont voté à l'issue de l'AG.

Nous serons présents dans les DSDEN et au rectorat aux dates suivantes :

DSDEN du Calvados :
- lundi 19 mars (12h00-13h30)
- du 20 mars au 3 avril, en prenant rendez-vous au local syndical avec Nicolas Tissandié nicolas.tissandie@ac-caen.fr ou Odile Locher odile.locher@ac-caen.fr pour voter.

DSDEN de l'Orne :
- lundi 19 mars (10h30-12h), salle A4-57
- du 20 mars au 3 avril, vote possible sur la pause méridienne au bureau de Séverine Champroux.

rectorat :
- lundi 19 mars (11h45-13h45) salle 219 (local syndical, se situe aile droite du rectorat, 2è étage, palier plateforme chorus)
- lundi 26 mars (11h45-13h45) salle 219 (local syndical, se situe aile droite du rectorat, 2è étage, palier plateforme chorus)

DSDEN de la Manche :
- mardi 20 mars (13h30-15h30)
- du 20 mars au 3 avril, en prenant contact avec Alexandre MArie alexandre.marie@ac-caen.fr pour voter.

Pour les collègues excentrés en CMS et IEN, il est possible de voter par correspondance. Contacter les correspondants cités de votre DSDEN pour avoir le matériel de vote.

vendredi 16 mars 2018

Campagne contre la fusion éventuelle des académies : la presse en parle !

OUEST-FRANCE



NORMANDIE ACTU

Lire l'article paru sur le site Normandie actu

mardi 20 février 2018

Fusion d'académies : les collègues de Nice solidaires de ceux de Caen !

120 personnes du rectorat de Nice et de la DSDEN des Alpes-maritimes sont venues à la réunion que le SNASUB-FSU organisait ce mardi 20 février. François FERRETTE avait été invité par la section syndicale du SNASUB-FSU de Nice et a témoigné de la situation dans l'académie de Caen : une expérimentation sous la forme d'un rapprochement entre Caen et Rouen, qui glisse peu à peu en projet de fusion par anticipation. Le SNASUB-FSU a révélé l'existence d'un document interne du rectorat où il est clairement évoqué l'idée d'une seule académie avant même que le ministère ne le décide. A Nice, ils craignent une fusion avec l'académie d'Aix-Marseille car ils sont dans la même configuration locale : deux académies plutôt rurales d'une même région académique avec peu de départements.

Nos collègues de Nice ont manifesté leur solidarité avec des affichettes où on pouvait lire : "Caen - Nice, Solidarité ! non à la fusion des académies". Message fort sympathique et nous les en remercions.

Le SNASUB-FSU considère que rien n'est jamais écrit d'avance, que la vie est un éternel combat. Aussi est-ce par notre action collective, dans l'intérêt des personnels et pour un service public de proximité, que le rapport de force va être décisif. Celui qui ne se bat pas a déjà perdu. Notre syndicalisme ne sera pas un syndicalisme de renoncement et de fatalisme.

Prochaine étape : l'AG des personnels de Caen (rectorat et DSDEN) le 15 mars à 10h. Soyez nombreux !

lundi 19 février 2018

Lettre ouverte au personnel d'encadrement du rectorat de Caen et des DSDEN

Depuis septembre 2017, le choix de rapprocher les académies de Caen et de Rouen suscite des interrogations parmi le personnel. Au SNASUB-FSU, nous ne comprenons pas pourquoi il serait acceptable pour le personnel d’encadrement de renoncer à la défense de leurs emplois. Le service public est un tout. En s’en prenant au personnel d’encadrement, on touche au nœud de ce qui rend le service public opérant. Le personnel d’encadrement incarne la présence du service public, il anime et coordonne l’activité d’un service. Retirez un emploi de cadre et s’ensuit la dévitalisation d’un service.

Les conditions de travail et de vie des personnels d’encadrement nous importent tout autant. Voyez vos collègues des autres services de l’Etat, regardez comment ils sont traités depuis la réforme territoriale : moindre qualité dans les conditions de travail et qui se répercute dans la vie privée. Pour un certain nombre d’entre vous, le déclassement sera votre porte de sortie.

Mais au fait, pourquoi y a-t-il rapprochement/fusion des académies ? Initialement, il s’agissait d’avoir un interlocuteur unique « éducation nationale » devant le Préfet de Région et du Président du Conseil régional. Afin d’unifier la parole de l’Etat, le décret du 10 décembre 2015 instituait un « recteur de région académique ». Puis, il a été prétexté d’harmoniser des politiques différentes des deux académies pour des missions qui ont un lien avec celles de la Région. D’où la création de la DAFPIC (sans équivalent dans d’autres académies). Pour autant, il n’y a pas besoin de retailler les académies car seules 10% des activités rectorales ont un lien avec les missions des Régions. Mais pour les tenants du moins-disant en service public, il fallait aller plus loin. On mord désormais sur les 90% des activités n’ayant aucun lien… On se met à comparer toutes les activités des deux rectorats. Nous savons que certains d’entre vous sont allés, ou vont se rendre à Rouen, d’autres vont accueillir leurs homologues de l’autre académie. Nous vous demandons de ne pas faire de zèle, de ne pas anticiper des fusions de services ni même de mutualisations. Sachez qu’en 2008, la mutualisation académique des services des DEC et des Bourses (alors dans les IA) a été le prétexte pour réduire les effectifs.

Le SNASUB-FSU réaffirme son opposition à toute fusion. Les conséquences seront négatives pour les personnels, accentueront le sentiment d’abandon de certaines zones géographiques éloignées du centre de décision, rendront l’administration moins lisible et moins accessible aux usagers. Mobilité géographique pour les cadres, mobilité fonctionnelle imposée pour les autres (quid des agents non titulaires ?) et un service public amoindri. La fusion, c’est la chasse aux doublons (moins de cadres et moins de service public), la mise en place de services bi-sites avec à terme la concentration de missions de l’Etat sur un seul site. N’oublions pas que la circulaire du 26 septembre 2017 du Premier ministre envisage, à travers le Programme Action Publique 2022, des glissements de missions entre services publics, (y compris vers les collectivités publiques), des « transferts au secteur privé, voire des abandons de missions » pour l’ensemble des services de l’Etat. Tout ceci sur fond d’économie et de suppressions de 120 000 emplois dans la fonction publique. Défendez vos emplois, défendez vos conditions de travail ! Vous aurez l’assurance d’avoir le soutien du SNASUB-FSU.

vendredi 16 février 2018

Réunion d'information syndicale contre la fusion des académies de Caen et Rouen

jeudi 15 février 2018

Une critique des services en bi-sites

Le SNASUB-FSU a été à la rencontre d’une collègue qui a subi la réforme territoriale dans le secteur jeunesse et sports, en DRJSCS, en 2015-2016. Elle nous fait part de son ressenti. Témoignage.

- peux-tu nous présenter les changements dans la nouvelle organisation de ton service depuis la réforme territoriale ?

De notre point de vue de salariés, l’objectif de la régionalisation était le suivant : diminuer le nombre d'agents. Mais cela a multiplié le nombre de personnels d’encadrement : outre un directeur, deux adjoints (au lieu d'un seul auparavant) et un chef pour chaque pôle. Notre chef de pôle est également sur les missions de Rouen et il a dû s'entourer (en les nommant des adjoints) d'un cadre A sur chacun des sites. Bref, une usine à gaz !

La première démarche a été de créer un Pôle à Caen puis de nommer un chef de pôle. Première difficulté puisqu'on avait deux chefs pour un seul poste. Et c'est le départ des difficultés et du « soutien » des équipes envers leur chef respectif. Les premières tensions apparaissent et sont ressenties par les équipes (nous).

Dans un second temps, une réunion commune a été organisée pour confondre les pratiques (éviter de trop déstabiliser nos partenaires institutionnels, organismes de formation, écoles...) entre les deux sites pour ne retenir qu'une seule pratique. Et là aussi, cette réunion sera mémorable tant elle a été vécue dans la souffrance. En effet, les propositions sont perçues comme une évaluation de ce que fait chacun et qui fait mieux que qui. C'est un échec et une interruption de dialogue.

Il y avait 6 personnes à temps plein pour les missions à Rouen sur le secteur social/paramédical, 4 ont été désignées ici pour ces mêmes missions et ce chiffre est porté à 3 depuis le 1er septembre 2017 sur le volet administratif. En revanche, le chef de pôle désigné s'est entouré de deux personnes (une à Caen, l'autre à Rouen) pour le seconder (signature des convocations et entretiens professionnels). Ce qu'il en résulte, les courriers, arrêtés, notifications... doivent être visés par le référent du diplôme, puis l'adjoint au chef de pôle, puis le chef de pôle avant d'être proposés à la Directrice.

Il faut anticiper chaque demande de signature, le temps nécessaire à ce parcours, la présence à Caen ou Rouen. Un casse-tête quotidien et une angoisse supplémentaire pour tenir les délais. En effet, les textes nous imposent des dates et délais sans prendre en compte ces difficultés. La directrice signe de moins en moins de documents (diplômes y compris), charge trop importante.

- Comment s’est passé la refonte des fiches de poste ?

C'est la seconde étape qui a été de produire des fiches de poste après la décision de séparer les missions et les belles promesses nous annonçant que les compétences seraient prises en compte ont été démenties. En réalité, les chefs pensent, nous positionnent et une seule fiche de poste est proposée par agent. Elle n'est pas nominative mais dès la parution, nous savons qui est « derrière » chaque fiche de poste. Dans notre cas, nous étions deux à Caen sur l'expertise et désignées référentes sur l'application. Nous devons abandonner certaines missions dont nous avions la charge précédemment. La partie JS est à Rouen et la partie Paramédicale/Sociale à Caen.

- On a rassuré les personnels en leur disant qu'il n'y aura pas de mobilité géographique. La direction de ton service étant à Rouen, y a-t-il eu des réunions (formation, réunions de service...) dans l'académie de Rouen ?

On a des réunions dans l’ex-haute Normandie (4 en 2016-2017) avec de beaux discours et on nous rassure mais en fait on a eu des déplacements (site du zoo de Cerza, Le Havre...) pour chacun d'entre nous. Mais il est exact qu'aucun agent n'a eu de mobilité géographique forcé. Mais les chefs ?? S'ils voulaient conserver la fonction, obligation de résidence administrative à Rouen, et sans parler des contractuels qui ont tellement eu peur à la non reconduction de leur contrat. Ils ont une grande fatigue et bien qu'en poste à responsabilité, ils sont distants et en souffrance sans pouvoir se plaindre. L'ambiance s'en trouve dégradée.

- quelles sont les relations avec la hiérarchie ?

Mon chef de pôle vient au moins une fois par semaine à Caen et souvent deux. Mais j'ai vu la Directrice une fois en juillet 2017... Est-elle ici ? Pas moyen de le savoir. Et ce qui est désolant c'est que le chef de pôle a tellement à faire qu'il n'effectue même pas notre entretien professionnel et que je ne peux le rencontrer seul. Donc en cas de problème avec la personne qu'il a nommé pour l'assister ici, la parole n'est pas libre. Et il faut ajouter que la Directrice est dans l'incapacité de nous connaître individuellement, au contraire de ses prédécesseurs. Nous essayons, en tout cas, proposons le maximum de visioconférences même pour la tenue de jury.

- quel est l'état d'esprit des personnels depuis la réforme territoriale ?

Le côté humain est oublié et c’est tellement dommage dans un Ministère des sports qui était le plus convivial que j'ai connu. Les personnels sont démotivés et sans illusions malgré les efforts constants. J'ai entendu une collègue dire à la directrice qu'elle ne supporterait pas les 8 années qui lui restent à effectuer dans ce stress permanent avec la crainte d'erreurs qui pèsent à ce point. Nous avions du stress mais avec la reconnaissance et des moments agréables pour surmonter cela. Mais c'est aussi une époque révolue, de moins en moins de temps et d'argent ! La plus grosse difficulté est de trouver un sens à son travail car tous les efforts et investissements personnels sur des missions précises n'ont servi à rien, en tout cas pas à nous protéger de ces changements permanents, alors si l'équipe est solidaire dans la difficulté, elle ne l'est plus avec les chefs et c'est fort regrettable.

- Comment s’est effectuée la transition ?

Le transfert des tâches, des archives, les statistiques, enquêtes, état des lieux et recherche de la mémoire a été lourd et douloureux. En plus de nous déposséder de nos missions, nous avons accompli un travail titanesque d'archive et de recherche diverses. Qu’avons-nous sur le site de Caen ? Faire un inventaire, le transmettre au site de Rouen... et des enquêtes qui se suivent et se ressemblent car les demandes sont quasi identiques mais pas centralisées. En clair, tout était à faire, construire mais sans pilote !!! Et dans un service de diplômes où les demandes pour perte sont quotidiennes, il faut de l'ordre. Quant au transfert des missions, cela demande une organisation militaire avec transmission des informations aux partenaires, au public. Personne ne sait vers qui aller, le téléphone sonne en permanence, les informations au public sont fausses. Et être sur deux postes en même temps le temps de la clôture a été une souffrance réelle avec envie de rien, plus de motivation. Une situation non souhaitable pour aucun salarié même si le changement n'est pas le problème mais comment il est abordé, mis en place, enfin la prise en compte de l'humain derrière les missions.

Sans oublier les formations à suivre pour la prise de poste pendant que tu clos ton dossier et que tu dois travailler sur le prochain. Bref même dans la joie, la bonne humeur a du mal à garder le dessus. Un peu long et pas très optimiste tout cela, mais tu comprendras qu'il est difficile de passer sous silence cette « grande aventure ». Au-delà de la perte de nos missions, c'est notre identité, le sens à notre travail et par conséquent quelques belles valeurs que nous avons perdu.

vendredi 2 février 2018

Dérapage ou volonté d'anticiper la fusion des académies ?

Le SNASUB-FSU a eu communication d'un document interne du rectorat qui dépasse les annonces faites antérieurement. Nous avons aussitôt adressé un courrier au recteur pour que les discussions qui doivent commencer début février avec les personnels ne glissent pas vers des projets de réorganisations des services.

COURRIER DU SNASUB-FSU AU RECTEUR DU 2 FEVRIER 2018 :

Objet : rapprochement/fusion des académies - demande d’audience en urgence

Monsieur le recteur,

Le SNASUB-FSU a pris connaissance d’un document produit par le cabinet de conseil Eurogroup et le ministère de l’éducation nationale intitulé « Appui à la gouvernance et au pilotage de la région académique Normandie » présenté en réunion des chefs de division le 18 janvier dernier.

Nous sommes extrêmement étonnés de sa teneur. Interrogée au CTSA du 12 décembre 2017, Mme Le Gal nous affirmé que l'objet du cabinet de conseil n’était « ni un audit ni d’un travail sur le fond, mais d’un accompagnement méthodologique ». Elle précisait par ailleurs que « l’administration était dans un travail de convergences des méthodes et non pas de réorganisation » (cf. PV CTSA du 12.12.17).

Or, le document communiqué le 18 janvier aux chefs de division indique par exemple : « une rationalisation attendue (absence d’intérêt à maintenir deux activités au sein d’une même académie), avec des gains de marge de manœuvre potentiels (HT2) », « Qualité de service (atteinte d’une taille critique et la possibilité de spécialisations) ». Il est évoqué aussi des « rapprochements et mutualisations ». Le document sort donc du cadre des convergences des méthodes dont on parlait encore en décembre. Le document évoque encore « une académie de Normandie » et entérine par cette expression une fusion non décidée nationalement !

Nous ne vous cachons pas que les collègues sont inquiets des dérapages de ce document alors que le ministère n’a pris aucune décision en matière de fusion des académies.

Aussi, nous sollicitons une audience en urgence pour éclaircir tous ces points.

Veuillez recevoir, Monsieur le recteur, mes salutations distinguées.

François FERRETTE
Secrétaire académique SNASUB-FSU

Télécharger le powerpoint présenté aux chefs de division le 18 janvier 2018

jeudi 25 janvier 2018

Réunion du recteur de Caen du 24 janvier 2018 à Pont-Audemer : annonce d’une fusion probable des académies de Caen et de Rouen

Les organisations syndicales des académies de Caen et de Rouen étaient invitées le 24 janvier à une rencontre avec le recteur de Caen (recteur par intérim à Rouen) pour discuter du rapprochement des deux académies de Normandie.

Il a annoncé qu’une étude des pratiques entre les deux académies était en cours et servirait au ministère de l’éducation nationale et à celui de l’enseignement supérieur après un rapport remis fin mars 2018 pour arrêter une décision : fusion ou harmonisation inter-académique.

Le plus important tient dans les propos du recteur lui-même qui estime que « les académies de Caen et de Rouen ont un destin de fusion ». Il a même confié aux syndicats que le ministre Blanquer a affirmé dans une réunion des cadres de l’éducation nationale à Rouen, en décembre, que l’on « s’inscrivait dans une perspective de fusion ». Ces propos se démarquent des discours rassurants tenus depuis septembre 2017. Visiblement, dans une stratégie de communication, le recteur prépare les consciences à la fatalité de ce choix.

Le SNASUB-FSU réaffirme son opposition à toute fusion. Les conséquences seront négatives pour les personnels, accentueront le sentiment d’abandon de certaines zones géographiques éloignées du centre de décision, rendront l’administration moins lisible et moins accessible aux usagers. Mobilité géographique pour les cadres, mobilité fonctionnelle imposée pour les autres et un service public amoindri. La fusion, c’est la chasse aux doublons (moins de cadres et moins de service public), la mise en place de services bi-sites avec à terme la concentration de missions de l’Etat sur un seul site. N’oublions pas que la circulaire du 26 septembre 2017 du Premier ministre envisage, à travers le Programme Action Publique 2022, des glissements de missions entre services publics, (y compris vers les collectivités publiques), des « transferts au secteur privé, voire des abandons de missions » pour l’ensemble des services de l’Etat. Tout ceci sur fond d’économie et de suppressions de 120 000 emplois dans la fonction publique. Le Premier ministre a bien abandonné un projet à Notre Dames des Landes, qu’il abandonne celui de la fusion des académies.