Publié le 19 Juil 18 à 11:21

Ce serait selon les syndicats le 4e report de la décision ! Fusion ou rapprochement des académies de Caen (Calvados) et Rouen (Seine-Maritime) : le verdict attendra septembre 2018.

Une décision qui n’en finit pas d’être reportée. Les syndicats s’attendaient à savoir (enfin) si le ministre de l’Éducation allait trancher pour un rapprochement ou une fusion des académies de Caen (Calvados) et Rouen (Seine-Maritime), lundi 16 juillet 2018. Mais à la fin du huis-clos entre le ministre et les recteurs… aucune résolution n’a encore été prise. Un bon point selon les syndicats.

Le sujets sur la table depuis novembre 2017

22 novembre 2017 : un recteur unique est nommé pour la Normandie. Un premier pas vers la fusion des académies de Caen et Rouen même si Denis Rolland, l’homme de la situation, pointe au lendemain de sa nomination : « Aucune fusion de services n’est prévue. On ne change rien, ni au niveau du personnel, ni au niveau du budget. La rentrée 2018, se fera comme celle de 2017. Je n’arrive pas pour réformer une académie. Les deux fonctionnent bien. »

Depuis, les réunions s’enchaînent et les mobilisations des personnels des deux académies contre la fusion également. Pétition, référendum, manifestations : le rectorat à chaque sollicitation sur le sujet par Normandie-Actu ne répond pas.

La pétition relancée

Lundi 16 juillet, les personnels mobilisés dans les deux académies, s’attendaient à avoir enfin du nouveau.

Le ministre de l’éducation nationale avait réuni à Paris les recteurs ce lundi 16 juillet. Or, on nous avait dit que nous pouvions nous attendre à une annonce avant les vacances d’été concernant la fusion des académies, indique François Ferrette, secrétaire académique SNASUB-FSU.

Selon ce dernier : « Des informations ont fuité et il semblerait qu’une nouvelle fois la décision serait reportée. On nous a indiqué que ce serait plus pour fin août, début septembre. »

Une mauvaise nouvelle pour les syndicats ?

"Absolument pas, selon nous cela montre bien que passer de 26 académies à 13, ce n’est pas si simple. Ce sont les académies rurales comme celle de Caen, les plus fragiles en matière de service public et d’attractivité économique, qui se sont engagées le plus précocement dans la lutte pour leur maintien. Enfin, la mobilisation d’élus locaux a pu aussi faire hésiter les hautes sphères de l’Etat."

Et François Ferrette d’annoncer : « Nous allons donc poursuivre la mobilisation. Notre pétition qui a recueilli 715 signatures va être relancée. »

Source : Actu.fr