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Actualités

mercredi 19 septembre 2018

400 suppressions d'emplois en 2019

stage 6 novembre : mon métier, ma hiérarchie, mes collègues et moi… Déconstruire le management pour reprendre la main

Fruit de la contre-révolution néolibérale venue de Grande-Bretagne, le New Management Public (NMP) impose aux services publics des méthodes de travail issues du secteur privé. Le rapport du Comité Action publique 2022 propose de systématiser ce genre de management qui devrait devenir l’unique norme. Mise en concurrence des salarié-es, autonomie et pouvoir accru laissés aux manageurs, injonctions paradoxales, évaluation permanente et pilotage par les résultats : voilà les maux auxquels nous sommes confronté-es depuis une quinzaine d’années.

Il dégrade nos conditions de travail et crée de la souffrance au travail. L’objectif de ce stage est de mieux comprendre les mécanismes globaux du NMP et ses différentes déclinaisons pour construire des réponses à son développement passant par l’action syndicale, le paritarisme, les CHS, l’action juridique…

Retrouvons-nous pour nous informer et partager nos expériences
mardi 6 novembre de 9h à 17h

au lycée Porte Océane, 44 rue Émile Zola au Havre

Comment s’inscrire ?

En prévenant la FSU (normandie@fsu.fr) avant le 6 octobre 2018 en précisant si vous mangerez avec nous ou pas le midi. Cette inscription auprès de nous est nécessaire pour l’organisation de cette journée. Merci !

En adressant une demande de congé pour formation syndicale à votre supérieur-e hiérarchique, selon les modèles ci-dessous, au moins un mois avant la date du stage, au plus tard, le 6 octobre :

Lettre de demande d'autorisation de stage à adresser à son supérieur hiérarchique

Retraites : analyse de la situation

Un 4 pages FSU sur les retraites traite plus spécifiquement de la question du devenir possible des droits (familiaux, conjugaux, prise en compte des années de chômage, etc) dans le cadre d’un nouveau système. Il est en ligne ICI

C’est la suite du 1° qui est toujours LA

mardi 18 septembre 2018

Pétition pour le respect de nos droits : PAS TOUCHE AUX CAP ET CHSCT !

Pétition pour le respect de nos droits : PAS TOUCHE AUX CAP ET CHSCT !

Le gouvernement a présenté aux organisations syndicales représentatives ni plus ni moins qu’un projet de « suppression du paritarisme » afin de faciliter une « déconcentration managériale » de la Fonction publique.

Il envisage une possible disparition des CHSCT (comités hygiène, sécurité, conditions de travail) en les fusionnant avec les CT. La disparition des CHSCT ouvrirait la porte au non respect par les employeurs publics de leurs obligations en matière de santé et sécurité au travail.

Il a l’intention également de supprimer les compétences des représentants des personnels dans les CAP (commissions administratives paritaires) en prévoyant de ne plus les consulter sur :

les projets de mouvement des personnels,
l’établissement des listes d’aptitude et des tableaux d’avancement annuels nominatifs,
certaines sanctions disciplinaires...
Cela donnerait davantage de marge de manœuvre aux chefs de service et d’établissement. Cette volonté gouvernementale de contourner les élus des personnels est en contradiction avec le statut qui prévoit notamment que les fonctionnaires participent, par l’intermédiaire de leurs représentants, à leur gestion collective et à l’organisation des services publics.

Ces orientations sont en rupture avec le travail réalisé actuellement par les représentant.e.s et les élu.e.s des personnels pour améliorer les conditions de travail, garantir l’égalité de traitement, proposer des améliorations et protéger les personnels de l’arbitraire de hiérarchies ou des erreurs de l’administration.

Nous refusons ces projets et demandons le respect et l’amélioration de nos droits.

Signer la pétition (voir bas de page)

lundi 17 septembre 2018

Budget 2019 : le ministre Blanquer supprime deux fois plus d’emplois administratifs qu’en 2018 !

DECLARATION DU SNASUB-FSU

La rentrée 2018 et ses 200 suppressions de postes est à peine passée, dans des conditions dégradées pour nombres de services et d’équipes administratives dans les établissements, que le ministre de l’éducation nationale Jean-Michel Blanquer annonce déjà aux personnels que la prochaine sera encore plus difficile.

En effet, à l’antenne de France Inter, lundi 17 septembre 2018, le ministre a annoncé au moins 400 suppressions de postes administratifs (l’équivalent des effectifs d’un rectorat) pour la rentrée 2019 !

Quel mépris pour l’engagement quotidien des personnels ! Quelle ignorance de la situation des services de l’administration centrale, des rectorats, des DSDEN, des collèges et des lycées qui souffrent déjà d’un manque cruel de personnels pour faire face, dans des conditions de travail décentes aux conséquences de politiques ministérielles fondées sur des effets d’annonce sans que leurs conséquences ne soient la préoccupation du ministre !



En annonçant une telle mesure de restriction budgétaire, le ministre éclaire la réalité de son arbitrage du mois de juillet d’aller vers des fusions d’académies, de technocratiser l’administration de l’éducation nationale au mépris des besoins des usagers et des enseignants et de la bonne organisation et gestion du système éducatif.

Les suppressions de cette rentrée et celles annoncées pour l'an prochain s'ajoutent en outre aux milliers déjà subies entre 2004 et 2012 par les services académiques et les établissements scolaires que les 550 créations du dernier quinquennat n’auront en rien compensées compte-tenu de l’accroissement des charges de travail.



Le SNASUB-FSU continue sa bataille incessante et permanente pour l’emploi, pour exiger des créations de postes à la hauteur des besoins, pour relever les enjeux de la requalification des emplois et de la promotion concomitante des personnels qui exercent pour une majorité d’entre elles/eux des fonctions relevant d’une catégorie supérieure à la leur. Le SNASUB-FSU défend à la fois le service public et la carrière des personnels, leur exigence à la reconnaissance et à travailler là où ils l’ont choisi.



Le SNASUB-FSU agit pour que les personnels se mobilisent largement dans les semaines qui viennent, se réunissent et débattent des actions à mener pour faire échec à ces suppressions de postes, notamment à l’occasion de la journée d’action interprofessionnelle du 9 octobre, et au-delà à toutes les occasions. Le SNASUB-FSU est force de proposition pour construire avec les personnels, partout et par tous les moyens adaptés, la mobilisation pour défendre l’emploi, les services, contre les fusions d’académies, pour la reconnaissance de l’engagement et de l’expertise professionnelle des personnels de l’administration de l’éducation nationale.

La position du SNASUB-FSU sur l'annonce de fusion des académies

Mobiliser pour défendre les académies et un service public organisé au bon niveau de proximité

La lettre de Blanquer aux recteurs pour fusionner les académies

Vous lirez ci-dessous la lettre envoyée par le Ministre Blanquer pour engager le processus de fusion des académies.

Cette lettre n'est pas une circulaire d'application et donc indisponible sur les sites officiels. Vous la trouverez donc en quasi-exclusivité sur ce site syndical.

La lettre du 19 juillet 2018 du ministre aux recteurs de régions académiques

Notre analyse :

En gras les citations de la lettre :

« … ne faire remonter au niveau académique que les décisions qui le justifient en terme d’efficacité et de performance » : l’appréciation de ce qui doit relever de l’échelon départemental ou académique est du ressort des équipes autour des actuels recteurs. L’Inspection générale concluait dans un rapport en 2011 que, pour une même mission, des recteurs avaient opéré des choix différents de mutualisation ou non, de concentration au rectorat ou non.

« … les fonctions de gestion ont vocation à être mutualisées » ; les fonctions de gestion ne sont pas par définition « mutualisables » et le projet est de concentrer des missions à un seul point de l’académie. Au contraire, la gestion de proximité permet d’être plus réactif et à l’écoute des besoins réels. La mutualisation entraine le risque d’avoir des services éloignés des réalités des personnels et des usagers, donc hors-sol. Par ailleurs, la mutualisation fragilise encore plus un site en cas de transfert d’une mission vers un autre organisme (ex. : l’allocation de retour à l’emploi vers pôle emploi en 2018).

« … implanter les services sur les différents sites actuels, notamment à travers une spécialisation fonctionnelle … la spécialisation fonctionnelle des sites impliquera par conséquent un fort investissement sur la formation continue afin d’accompagner les mobilités fonctionnelles » : il s’agit de créer des services sur plusieurs sites d’une académie en spécialisant chaque site par missions. On ne voit pas l’intérêt de répartir autrement des services qui fonctionnent, sinon à maintenir la paix sociale en maintenant l’emploi. Il y a même le risque de dysfonctionnements importants comme dans l’académie de Caen à la DAFPIC. Les glissements de missions d’un site vers un autre imposent un changement de métiers, de perte de savoir-faire pour pas grand-chose au final.

« … réfléchir au rôle et aux missions de l’établissement scolaire au cœur des territoires. Fonctionnant en réseau avec les écoles, celui-ci pourrait devenir un centre de services, aussi bien pour les usagers que les personnels » ; « … un plus grand pouvoir de décision à l’échelle infra-départementale » : d’apparence neutre, voire bienveillante, la GRH de proximité peut s’avérer à terme être un recul en matière de droits collectifs (mutation sur la base de barème…) et l’ouverture du recrutement direct par le chef d’établissement. Un centre de services ? Déjà, les CIO pourraient intégrer les établissements scolaires et donc confirmer une rétractation de l’offre de service public sur un territoire !

vendredi 14 septembre 2018

Pétition pour l'abandon du projet de fusion des académies de Caen et de Rouen (cliquer sur l'image)

mardi 11 septembre 2018

Compte rendu du SNASUB-FSU à la rencontre entre le recteur et les organisations syndicales à Brionne le 11 septembre 2018

Vous lirez ci-dessous la déclaration de la FSU à laquelle appartient le SNASUB. L’essentiel tient dans le calendrier qui nous a été annoncé.

Calendrier
- septembre 2018 : dialogue entre le recteur et l’administration centrale pour établir une feuille de route pour fusionner les académies et qui sera finalisée en janvier 2019.
- 17 septembre : lancement d’une large consultation sous forme de questionnaire pour élaborer un projet éducatif normand.
- 18 septembre : les chefs de divisons des services académiques se réunissent pour discuter des pistes de rapprochement entre les académies de Caen et de Rouen et aller vers des propositions de gestion harmonisée. Les propositions seront ensuite discutées avec les organisations syndicales en comités techniques.
- 2è quinzaine de septembre : rencontre avec les personnels du rectorat et des DSDEN.
- octobre/décembre : élaboration entre le ministère et le recteur de la feuille de route de fusion
- 1er semestre 2019 : discussion sur les projets avec les syndicats.
- janvier 2020 : les académies sont refondues mais les services académiques pourront se réorganiser jusqu’en 2022.

Un projet éducatif normand ?
Le recteur souhaite associer tous les personnels à un nouveau projet éducatif en Normandie. Il ne parle jamais des suppressions d’emplois ni des contraintes budgétaires générales. C’est donc un discours hors contexte réel où les personnels sont appelés à donner leur avis.

Le projet éducatif est le préalable obligatoire avant le projet territorial et administratif. Là encore, on croit rêver alors que le recteur a reçu une lettre du ministère qui donne des directives : « … les fonctions de gestion ont vocation à être mutualisées » bref à supprimer des emplois à un endroit pour les concentrer à un point unique de l’académie ! Concernant les établissements scolaires : « Fonctionnant en réseau avec les écoles, celui-ci pourrait devenir un centre de services, aussi bien pour les usagers que les personnels ». On prépare le regroupement de services publics au sein des EPLE, cela est déjà envisagé pour des CIO.

Service public de proximité ?
C’est devenu le mot d’ordre du ministère après avoir supprimé des centaines d’emplois, délocalisés à tel ou tel point des académies… Une consultation est prévue sur ce point par bassin et on se demande encore une fois avec quels moyens le recteur compte développer cette proximité.

Enseignement supérieur
Le recteur aussi annoncé que les deux ESPE devront fusionner. Quant aux universités, il a aussi évoqué leur rapprochement ou leur fusion, surtout entre celle de Caen et de Rouen.

Le SNASUB-FSU est intervenu pour rappeler la faiblesse des requalifications dans les services académiques avec 64% des personnels en catégorie C soit un niveau à peu près équivalent aux années 1960-70. Nous avons aussi dénoncé les suppressions d’emplois à venir. Quoi qu’il en soit, le SNASUB-FSU sera à vos côtés pour discuter des propositions qui seront faites et maintenir la pression pour stopper la fusion.

DECLARATION FSU A LA REUNION DE BRIONNE DU 11 SEPTEMBRE 2018

M. le recteur,
Vous avez organisé le 28 août une réunion à Deauville organisée à destination des personnels de direction, d’encadrement et des adjoints-gestionnaires. Vous nous avez sollicités le 23 août pour venir à une réunion le 24 août au cours de laquelle vous disiez ne pas pouvoir autoriser un échange avec la salle car le temps était limité. En contrepartie, vous autorisiez les organisations syndicales à pouvoir intervenir 3 minutes.

Vous comprendrez notre étonnement quand nous avons su qu’en définitive seuls les syndicats des IPR et de directions ont pu s’exprimer. Tout ceci n’est que le révélateur d’une marche précipitée pour engager la fusion, tout comme cette réunion du 11 septembre. Venons-en au fond de la lettre du 19 juillet dernier que vous avez reçu en tant que recteur de région pour organiser la fusion des académies.

Nous sommes une fois de plus inquiets des risques de dépeçage des DSDEN ainsi que sous-entend la lettre : « … ne faire remonter au niveau académique que les décisions qui le justifient en terme d’efficacité et de performance » ; ou encore : « … les fonctions de gestion ont vocation à être mutualisées ». Mais les fonctions de gestion ne sont pas par définition « mutualisables » ! Au contraire, la gestion de proximité permet d’être plus réactif et à l’écoute des besoins réels. La mutualisation entraine le risque d’avoir des services éloignés des réalités des personnels et des usagers, donc hors-sol. Par ailleurs, la mutualisation fragilise encore plus les emplois d’un site en cas de transfert d’une mission vers un autre organisme.

La lettre vous propose de multiplier les services en bi-sites, chaque rectorat actuel se spécialisant par missions. On ne voit pas l’intérêt de répartir des services qui fonctionnent bien, sinon à contenir les oppositions des personnels en maintenant l’emploi localement. Les services bi-sites n’ont pas fait la preuve de leur efficacité, il y a même un risque de dysfonctionnements importants comme à la DAFPIC. Pour les personnels, les glissements de missions d’un site vers un autre imposent un changement de métiers, de perte de savoir-faire, pour pas grand-chose au final.

Nous citons encore la lettre à propos des établissements scolaires. Selon celle-ci il faut « … réfléchir au rôle et aux missions de l’établissement scolaire au cœur des territoires. Fonctionnant en réseau avec les écoles, celui-ci pourrait devenir un centre de services, aussi bien pour les usagers que les personnels ». Ailleurs, la lettre précise : « … un plus grand pouvoir de décision à l’échelle infra-départementale » : d’apparence neutre, voire bienveillante, la GRH de proximité peut s’avérer à terme être un recul en matière de droits collectifs et l’ouverture du recrutement direct par le chef d’établissement. Enfin la notion de « centre de services » interroge. Les EPLE ne vont-ils devenir les lieux d’accueil d’autres services publics, des sortes de maison de service public ? Déjà, les CIO pourraient intégrer les établissements scolaires et donc confirmer une rétractation de l’offre de service public sur un territoire !

Vous le voyez, M. le recteur, la FSU confirme sa position et conteste les mesures à venir qui vont être préjudiciables aux personnels et au service public. Nous continuons à mener bataille et appelons les collègues à signer de la pétition intersyndicale contre la fusion des académies.

vendredi 31 août 2018

Pour la solidarité concrète, adhérez au SNASUB-FSU !

Adhérer au SNASUB-FSU en 2018-19 (cliquer sur ce lien)

jeudi 30 août 2018

Déclarations de la sections académique de Caen du SNASUB-FSU après la réunion de Deauville 28 août 2018*

La fusion des académies est un non-sens pour un service public de proximité

M. le recteur,

Vous nous conviez ce jour avec les personnels d’encadrement et de direction des deux académies afin de commencer la mise en œuvre de la réforme territoriale appliquée à l’éducation nationale.

Sachez que la fusion des académies est perçue négativement par une grande majorité de personnels qui craignent à juste titre des économies d’échelle, la réduction des effectifs à court ou moyen terme, la concentration des moyens sur quelques points du territoire.

Le projet de fusion, avec un calendrier de mise en œuvre au 1er janvier 2020, dénote d’une volonté d’avancer à marche forcée. Cette fusion verra, à l’instar de ce qui s’est passé pour d’autres services de l’Etat et pour la collectivité régionale, une perte d’expertise et de connaissance fine des spécificités de chaque territoire, au détriment de la qualité de la réponse de l’Etat aux nécessités de nos concitoyens, qui ont besoin, en particulier pour les publics les plus fragiles, d’un accès simple et de proximité aux services de l’Etat pour voir leurs droits assurés.

Les phénomènes de « doublons », soulignés par l’audit, entraineront nous en sommes convaincus la réduction du nombre des personnels affectés en services déconcentrés. Les fusions de services entre les deux Rectorats, imposeront l’obligation pour les personnels de se reconvertir vers d’autres missions ou de choisir une mobilité géographique. Les personnels vont y perdre leur identité professionnelle et voir l’expertise qu’ils ont développée au cours des années jetée aux orties. Les personnels d’encadrement de ces services bi-site deviendront des VRP, naviguant au gré de l’autoroute A13. Le bilan du fonctionnement du service bi-site de la DIAFPIC est négatif et représente le contre-modèle d’un véritable service normalement constitué.

Les EPLE verront leurs interlocuteurs de proximité perdre la connaissance fine des territoires et de leurs spécificités. Les besoins de Gisors à Cherbourg, et de Eu à Alençon sont spécifiques à chaque territoire et appellent une réponse adaptée pour les directions des établissements. Nous avons la crainte, au vu de ce qui a pu se passer pour les lycées avec les services du Conseil Régional, que l’on aille vers une uniformisation des réponses au mépris des besoins de chaque établissement ou bassin d’éducation. Les mutualisations, nous n’en doutons pas, transféreront des charges de travail vers les EPLE dont les personnels et les directions sont déjà à flux plus que tendu, à l’instar de ce qui s’est déjà produit. Vous trouverez donc le SNASUB-FSU, avec sa fédération la FSU, pour lutter contre la fusion des académies, pour promouvoir un vrai service d’éducation au plus près de nos concitoyens.


A TOUS LES COLLEGUES : continuez à signer et à faire signer la pétition contre la fusion des académies

- * : déclaration qui devait être lue à Deauville par le SNASUB-FSU mais qui n’a pu l’être. Le recteur nous avait donné l’assurance, à une réunion préparatoire le 24 août, de pouvoir intervenir 3 mn. Les syndicats des personnels de direction ont pu s’exprimer mais les syndicats des adjoints-gestionnaires et les personnels en services académiques n’ont pas pu… Les autorités académiques auraient pu avoir l’amabilité de nous prévenir ! Cela montre bien le peu d’intérêt qu’elles accordent aux personnels administratifs.

lundi 23 juillet 2018

AEF et fusion des académies

Décidément... La communication n'est pas le fort des autorités académiques et ministérielles. Si un journaliste de l'AEF n'avait pas fait cette interview reproduite ci-dessous, l'information n'aurait pas été portée à la connaissance des premiers intéressés, les personnels en exercice dans les services académiques. De toute évidence, le sujet est si chaud qu'il faut ne pas trop ébruiter les "décisions" qui commencent à émerger. Au SNASUB-FSU, nous considérons que le combat ne fait que commencer. Au soir du 16 juillet, les 30 académies sont toujours là, il faut encore mettre en musique les fusions, ce qui est autre chose que de faire des annonces. Nous nous retrouverons à la rentrée pour un mouvement national.

F. Vidal et J-M Blanquer annoncent une académie par région pour début 2020, sans modèle unique d’organisation

"Nous allons suivre pour l’essentiel les préconisations du rapport Weil pour avoir un nombre d’académies correspondant au nombre de régions", déclarent à AEF info la ministre de l’ESRI Frédérique Vidal et le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer le 16 juillet 2018. La réorganisation, prévue pour début 2020, se fera par "étapes successives", "en accord avec les collectivités". Pour "être efficace", l’organisation de chaque territoire n’a "pas vocation à être strictement identique" : les recteurs de région académique feront des propositions pour janvier 2019. La réforme implique d'"accentuer" le rôle des Dasen, de "repenser" la mission des chanceliers d’université, de travailler sur le rôle du recteur dans le dialogue de gestion, de réfléchir au positionnement du DRRT. Les ministres s’expriment aussi sur la fonction de recteur, qui "exige une multitude de compétences".

AEF info : Le Premier ministre a réuni le 16 juillet 2018 les recteurs à Matignon, pour évoquer les suites du rapport de la mission Weil sur l'organisation territoriale de l’Éducation nationale et de l’ESR (lire sur AEF info). Qu’a décidé le gouvernement ?

Jean-Michel Blanquer : Tout le monde reconnaît que la réforme régionale de 2015 nous a placés dans une situation intermédiaire et parfois dans une ambiguïté dont il faut sortir. Nous allons donc suivre pour l’essentiel les préconisations du rapport pour instaurer de véritables régions académiques et avoir un nombre d’académies correspondant au nombre de régions. Cette évolution doit nous permettre de rééquilibrer certains aspects de la réforme de 2015 : nous devons notamment éviter une "métropolisation" supplémentaire et engager une réorganisation au bénéfice de tous les territoires régionaux.

AEF info : Quel est le calendrier de mise en œuvre de cette réforme qui va aboutir à l’instauration de 13 académies métropolitaines ?

Jean-Michel Blanquer : Nous allons procéder par étapes successives, en fonction de la maturité des projets et du dialogue avec les élus locaux. Il est important de mener cette réforme en accord avec les collectivités. Nous avons déjà commencé par la Normandie (lire sur AEF info), ensuite deux ou trois régions vont suivre, et ainsi de suite.

Frédérique Vidal : Les recteurs de région académique, avec leurs collègues recteurs, doivent nous faire des propositions d’organisation d’ici à janvier 2019. Nous y travaillerons ensuite toute l’année 2019, en articulation avec les projets de territoires portés par Jacques Mézard ministre de la Cohésion des territoires, pour une mise en œuvre des grandes régions académiques à l’horizon début 2020.

L’organisation de chaque territoire, pour être efficace, n’a pas vocation à être strictement identique : cela dépend de sa topographie et sa typologie. L’idée est de sortir d’un modèle unique et de répondre aux objectifs fixés au niveau national par une organisation qui se décline en fonction de la réalité des territoires. La réforme se construira en écoutant les territoires.

"Il n’y aura ni perdants, ni gagnants, mais une répartition des rôles." Jean-Michel Blanquer

AEF info : Justement, certains acteurs (personnels des rectorats, élus de collectivité, etc.) s’inquiètent d’une possible disparition de leur rectorat. Que leur répondez-vous ? Jean-Michel Blanquer : Nous entendons ces remarques et nous partageons l’objectif des élus qui cherchent à valoriser leur ville. Nous souhaitons que les territoires soient gagnants dans cette réforme. Certaines fonctions des rectorats pourront être positionnées dans des villes qui ne sont pas capitales régionales. Il pourra y avoir par exemple un rectorat d’académie dans une ville et la chancellerie des universités dans une autre. Il n’y aura ni perdants, ni gagnants, mais une répartition des rôles permettant de donner une valeur ajoutée intellectuelle et administrative à chaque ville. Car, dans chacune, il y aura des services qui auront compétence sur l’ensemble de la grande région.



AEF info : Avec un rectorat par région, comment garantir les services de proximité, comme le dialogue avec les établissements scolaires par exemple ?

Jean-Michel Blanquer : Les services de l’Éducation nationale pourront être présents sur l’ensemble des territoires. Nous allons également accentuer l’action départementale et infradépartementale pour encourager des formules de gestion du système scolaire au plus près du terrain. Car la première conséquence de la régionalisation doit être d’avoir une vision stratégique à l’échelle de chaque grande région et des compétences renforcées à l’échelle de chaque département pour prendre des décisions pragmatiques au quotidien ; c’est le cas par exemple des expérimentations en cours sur la GRH de proximité (lire sur AEF info).

Lancée d’abord dans une logique expérimentale, notamment en Normandie et dans l’académie de Toulouse, cette procédure, sous pilotage des recteurs et des Dasen, doit permettre d’humaniser la GRH. Menée à l’échelle de plusieurs établissements, elle doit offrir par exemple une vision de la carrière des professeurs, en les recevant régulièrement. Elle permet une gestion de proximité en englobant plusieurs établissements, s’appuyant ainsi sur une masse critique.

AEF info : Quel sera le rôle des Dasen dans cette nouvelle configuration territoriale ? Le principe d’un Dasen par département sera-t-il maintenu ?

Jean-Michel Blanquer : Les Dasen ont vocation à avoir un rôle accentué dans le pilotage des écoles et des établissements scolaires. À l’exemple de ce qui se passe dans certaines académies, un Dasen pourrait aussi avoir la compétence sur les écoles, les collèges et les lycées. D’autres modèles peuvent voir le jour. Par ailleurs, au niveau infradépartemental, la logique d’appui aux établissements doit être centrale et doit aller de pair avec une évolution des corps d’inspection : les inspections générales et les inspecteurs vont voir leur fonction se moderniser dans le sens de "l’école de la confiance". L’inspection est moins là pour contrôler que pour accompagner des projets éducatifs avec une vision à l’échelle de bassins de vie. J’ajoute que le fait de réduire le nombre d’académies va changer également le pilotage national en associant davantage les recteurs à la conception des politiques.

"Il ne sera plus nécessaire de se déplacer systématiquement à Paris : le recteur représente le ministre et connaît l’écosystème local."

Frédérique Vidal

AEF info : Quels sont les enjeux d’une telle réforme pour l’enseignement supérieur et la recherche ?

Frédérique Vidal : Du côté du MESRI, nous porterons une attention particulière à l’articulation "enseignement supérieur - recherche - innovation" pour prendre en compte un écosystème complet sur chaque territoire. Cela implique de repenser la mission des chanceliers des universités par rapport à ce que sont les universités. Cela doit leur permettre d’avoir une vision, y compris sur des territoires infra-régionaux, de la réalité et de la pertinence de l’offre de recherche et de formation, des manques éventuels, de l’offre d’apprentissage à travers les campus des métiers. Tout cela se travaille d’autant mieux que l’on connaît bien la typologie des territoires et cela permettra de mettre en place un dialogue de gestion avec l’ensemble des partenaires : l’État et les établissements, mais aussi les collectivités qui pourront être associées.

La périodicité à laquelle on peut discuter des stratégies avec les établissements autonomes est très dépendante de la facilité qu’ils ont à rejoindre Paris. Je parle souvent de signature des établissements : elle doit avoir un ancrage territorial fort. Et la relation des présidents d’université et chefs d’établissement avec les recteurs repose sur la discussion et le partage d’informations. Il ne sera plus nécessaire de se déplacer systématiquement à Paris : le recteur représente le ministre et connaît l’écosystème local. Sa disponibilité est celle d’un interlocuteur présent au quotidien, qui ne se substitue pas aux directions centrales, mais qui vient renforcer la compréhension fine de la situation de chaque établissement. AEF info : Dans le cadre du nouveau dialogue de gestion que vous voulez engager avec les universités, quel sera le rôle du recteur, sachant que la CPU n’est pas favorable à ce qu’il ait un rôle accru (lire sur AEF) ?

Frédérique Vidal : Il y a eu des interrogations et parfois des hésitations parmi les universités tant que l’objectif du dialogue de gestion n’avait pas été clairement défini. Aujourd’hui, il y a plus d’universités qui veulent l’expérimenter pour 2019 que de possibilités d’expérimentation. La principale crainte exprimée portait sur la régionalisation de l’enseignement supérieur : je veux être très claire, ce n’est évidemment pas envisageable, pas plus que de répartir le budget par académie. L’objectif, en cette première année, est d’avoir un dialogue approfondi autour d’une stratégie et d’échanger autour des moyens pour la mettre en œuvre. Ensuite, sur la base d’un bilan partagé, nous pourrons affiner et déployer ce dialogue de gestion, qui se déclinera à partir du ministère mais avec des relais qui connaissent le territoire.

" Ce qui compte, c’est que le lien "enseignement supérieur - recherche - innovation" soit très fort." Frédérique Vidal

AEF info : Envisagez-vous de rattacher, dans cette logique d' "écosystème complet", les DRRT aux recteurs ?

Frédérique Vidal : Ce qui compte, c’est que le lien "enseignement supérieur - recherche - innovation" soit très fort. C’est de là qu’il faut partir. Quant au positionnement du DRRT au sein de l’équipe du préfet en conseil au recteur ou au sein de l’équipe du recteur en conseil au préfet, cela peut faire partie de la réflexion. Mais encore une fois, l’essentiel, c’est qu’il y ait, au sein des territoires, un interlocuteur, côté État, capable d’appréhender l’ensemble des dimensions des établissements d’enseignement supérieur. Les silos actuels sont des freins et cela fait partie des choses sur lesquelles on va avancer.

AEF info : Allez-vous confier aux recteurs de région académique le pilotage du supérieur sans attendre la réforme, comme le préconise le rapport Weil ?

Frédérique Vidal : Ce n’est pas prévu car nous avons besoin d’identifier ce que j’appelle les bassins versants qui ne sont pas forcément délimités par les frontières administratives. Cela fait partie des choses sur lesquelles les recteurs devront nous faire des propositions : que cela ait du sens par rapport à l’objectif à atteindre. On ne doit pas s’interdire de penser parfois plus large que les frontières administratives, et notamment pour mettre les formations supérieures au plus près des jeunes.

AEF info : Côté enseignement scolaire, allez-vous instaurer une délégation de budget aux rectorats ?

Jean-Michel Blanquer : Dans le cadre d’expérimentations, les académies pourront tester beaucoup de choses, y compris une délégation de budget. Certaines ont déjà des fonctionnements intéressants, comme à Versailles. Ces initiatives peuvent inspirer d’autres académies pour voir comme appliquer un principe de subsidiarité dans la gestion de l’Éducation nationale.

On peut prendre dans chaque académie un exemple qui peut être utile pour les autres. Par exemple, dans certains endroits, il n’y a déjà plus qu’un seul Dafpic et des mutualisations sont déjà engagées. Cela tire tout le monde vers le haut car dans des académies voisines, l’une fonctionne mieux sur certains aspects et l’autre sur d’autres aspects. Ce que nous attendons, c’est une vraie modernisation des services : une façon de travailler différente qui associe une vision stratégique avec une vision de terrain. Une série de cercles vertueux vont s’enclencher.

AEF info : Comment traiter le cas particulier de l’Île-de-France ? Allez-vous appliquer le même calendrier ?

Frédérique Vidal : L’Île-de-France sera un cas particulier mais pourra aussi être une source d’inspiration pour d’autres régions : en Île-de-France, vous le savez, nous avons un vice-chancelier des universités auprès du recteur qui est l’interlocuteur des établissements à l’échelle de la région académique. Nous pensons que c’est un bon modèle qui aurait du sens ailleurs qu’en Île-de-France. Là aussi, c’est sur la base des propositions faites par le recteur de région que nous pourrons travailler : il y a évidemment des problématiques et une taille particulières. L’objectif est d’avoir une organisation à la fois cohérente et efficace.

"Nous voulons poursuivre l’élargissement du vivier de recteurs." Jean-Michel Blanquer

AEF info : Quel est l’avenir pour les recteurs qui sont en poste actuellement ? Allez-vous revoir le profil des recteurs ?

Jean-Michel Blanquer : Nous ne posons pas le sujet sous cet angle surtout que tout cela se passe dans la durée. Concernant leur profil, il y a, depuis plusieurs années, une combinaison de compétences pour les recruter. Nous voulons poursuivre cet élargissement du vivier – le cas typique ce sont les inspecteurs généraux – même si le modèle principal reste celui des professeurs des universités avec une habilitation à diriger des recherches.

La fonction de recteur doit incarner la fonction intellectuelle de l’État alors même que l’avenir des territoires est intimement lié aux richesses immatérielles, aux ressources humaines et donc à l’éducation. Un recteur ou une rectrice sera toujours une personne ayant eu une carrière à la fois intellectuelle et pratique : intellectuelle pour développer une vision stratégique et avoir la légitimité dans sa relation avec les acteurs de l’éducation ; pratique parce qu’il faut une expérience managériale, concrète. C’est l’une des plus belles fonctions de l’État car les recteurs travaillent sur des enjeux fondamentaux. Il faut des profils de très haut niveau et divers pour assurer une complémentarité dans le haut encadrement de l’Éducation nationale.

Frédérique Vidal : La fonction de recteur exige une multitude de compétences. C’est effectivement l'une des plus belles fonctions en termes d’impact sur les politiques publiques. Il faut une connaissance des différents mondes ce qui implique d’avoir déjà une carrière riche permettant de se poser des questions pour appréhender l’ensemble de la fonction : passer de la maternelle à l’enseignement supérieur, en connaissant aussi la recherche et l’innovation, nécessite forcément une ouverture d’esprit, de la créativité, une grande capacité de dialogue et de management, une reconnaissance par les pairs – un élément essentiel pour l’enseignement supérieur –, une connaissance fine de ce qu’est l’autonomie des universités. Plus on aura de diversité dans les profils, plus on sera capable de fonctionner efficacement.

AEF info : L’ensemble de ces transformations va nécessiter une montée en compétences forte des personnels des rectorats, notamment pour le haut encadrement. Comment allez-vous procéder ?

Jean-Michel Blanquer : Nous avons comme préoccupation la montée en compétences de toute l’Éducation nationale. C’est le sens de la future réforme de la formation initiale et continue des enseignants, de l’évolution de la formation des cadres avec la transformation de l’ESENESR en Institut des hautes études de l’éducation (lire sur AEF info) en alliant systématiquement l’excellence scientifique et le sens pratique, l’expérience de terrain. Cela va de pair avec un meilleur repérage des potentiels et une préparation des futurs recteurs à leur fonction. Nous avons d’ailleurs commencé cela avec les recteurs récemment nommés.

AEF info : Quel sera l’impact de la réforme sur les Espé et les Crous ? Devront-ils s’aligner sur le territoire des nouvelles académies ?

Frédérique Vidal : Ce sont des sujets très différents. L’objectif, aujourd’hui, c’est de travailler autour de l’organisation territoriale de l’État. C’est un chantier majeur, qui n’a pas de relation directe avec la formation des enseignants ou les œuvres universitaires.

jeudi 19 juillet 2018

Fusion ou rapprochement des académies de Caen et Rouen : la décision est décidément difficile à prendre (article Actu.fr)

Publié le 19 Juil 18 à 11:21

Ce serait selon les syndicats le 4e report de la décision ! Fusion ou rapprochement des académies de Caen (Calvados) et Rouen (Seine-Maritime) : le verdict attendra septembre 2018.

Une décision qui n’en finit pas d’être reportée. Les syndicats s’attendaient à savoir (enfin) si le ministre de l’Éducation allait trancher pour un rapprochement ou une fusion des académies de Caen (Calvados) et Rouen (Seine-Maritime), lundi 16 juillet 2018. Mais à la fin du huis-clos entre le ministre et les recteurs… aucune résolution n’a encore été prise. Un bon point selon les syndicats.

Le sujets sur la table depuis novembre 2017

22 novembre 2017 : un recteur unique est nommé pour la Normandie. Un premier pas vers la fusion des académies de Caen et Rouen même si Denis Rolland, l’homme de la situation, pointe au lendemain de sa nomination : « Aucune fusion de services n’est prévue. On ne change rien, ni au niveau du personnel, ni au niveau du budget. La rentrée 2018, se fera comme celle de 2017. Je n’arrive pas pour réformer une académie. Les deux fonctionnent bien. »

Depuis, les réunions s’enchaînent et les mobilisations des personnels des deux académies contre la fusion également. Pétition, référendum, manifestations : le rectorat à chaque sollicitation sur le sujet par Normandie-Actu ne répond pas.

La pétition relancée

Lundi 16 juillet, les personnels mobilisés dans les deux académies, s’attendaient à avoir enfin du nouveau.

Le ministre de l’éducation nationale avait réuni à Paris les recteurs ce lundi 16 juillet. Or, on nous avait dit que nous pouvions nous attendre à une annonce avant les vacances d’été concernant la fusion des académies, indique François Ferrette, secrétaire académique SNASUB-FSU.

Selon ce dernier : « Des informations ont fuité et il semblerait qu’une nouvelle fois la décision serait reportée. On nous a indiqué que ce serait plus pour fin août, début septembre. »

Une mauvaise nouvelle pour les syndicats ?

"Absolument pas, selon nous cela montre bien que passer de 26 académies à 13, ce n’est pas si simple. Ce sont les académies rurales comme celle de Caen, les plus fragiles en matière de service public et d’attractivité économique, qui se sont engagées le plus précocement dans la lutte pour leur maintien. Enfin, la mobilisation d’élus locaux a pu aussi faire hésiter les hautes sphères de l’Etat."

Et François Ferrette d’annoncer : « Nous allons donc poursuivre la mobilisation. Notre pétition qui a recueilli 715 signatures va être relancée. »

Source : Actu.fr

mercredi 18 juillet 2018

Report de décision du ministre sur les fusions d'académies !

Le ministère de l'éducation nationale est bien un ministère silencieux... Alors que nous savions que les recteurs étaient conviés à une réunion à Paris par le ministre le 16 juillet et qu'une annonce pour les fusions des académies devait être faite avant les vacances, rien n'aurait été décidé ni annoncé. Nous entrons donc dans un nouveau temps de réflexion qui s'ouvre jusqu'à la rentrée, si on en croit l'article ci-dessous paru le 17 juillet.

Cet énième report est bien la preuve que le dossier n'est pas si simple que cela, que ceux qui se figurent qu'il s'agit d'une "simple" mesure administrative se trompent lourdement. Raison de plus pour continuer à signer la pétition qui a reçu à ce jour 715 signatures pour le maintien des académies de Caen et de Rouen. On continue la campagne de signatures, signez ici

Voici l'article du Courrier Picard du 17 juillet :

Une décision sur le devenir du rectorat d’Amiens était attendue avant les congés d’été. Le dossier en reste au statut quo. Du moins pour l’instant.

Les académies de Lille et d’Amiens vont-elles être fusionnées ? Sauf surprise maintenant, la décision du gouvernement sur ce dossier très sensible devrait être repoussée, vraisemblablement à la rentrée voire au-delà. La communauté éducative s’attendait pourtant à une annonce avant. Mi-mai, la rectrice Béatrice Cormier elle-même nous avait indiqué que « les deux ministres (de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur) se prononceront début juin ». Las.

Le syndicat FSU tablait à son tour sur une possible communication du ministre Jean-Michel Blanquer ce lundi 16 juillet, à l’issue d’une réunion de ses recteurs. Contact pris avec l’administration académique, aucune information n’est officiellement ressortie non plus de ce rendez-vous pourtant coché à l’agenda. Ce qui ne signifie pas forcément que le sujet serait abandonné. Au contraire.

Brigitte Fouré : « Il restera un rectorat, mais… »

Interrogée par France 3, Brigitte Fouré, maire d’Amiens, a confié à l’issue d’un rendez-vous à l’Élysée le 13 juillet dernier « qu’il restera un rectorat à Amiens (…) mais qui n’exercerait plus forcément toutes les compétences comme aujourd’hui ». L’hypothèse d’une répartition de services entiers entre Lille et Amiens tiendrait alors la corde. « Les décisions seront prises d’ici la fin de l’année », pense-t-elle savoir encore.

De quoi mettre encore les nerfs à rude épreuve des défenseurs du rectorat à Amiens au devenir menacé depuis un moment désormais. En janvier 2015 déjà, le recteur de l’académie de Lille d’alors avait évoqué l’idée d’une fusion des académies de Lille et Amiens, en la qualifiant de « non exclue », alors que le gouvernement travaillait sur la nouvelle carte des régions. Mais à l’époque déjà, Jean-Jacques Pollet avait argué d’une nécessaire « prudence » sur le dossier.

G.R

lundi 16 juillet 2018

On ne lache rien !