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Actualités

vendredi 14 février 2020

Déclaration au CTSA du 12 février 2020

Madame la rectrice,

Le boycott du 28 janvier dernier n’était pas une bravade purement formelle. Les personnels en ont plus qu’assez d’être pris pour des pions auxquels il ne faut s’intéresser que de façon distraite.

La fusion des académies, si elle est actée réglementairement, n’est pas terminée. Jusqu’en 2022, nous sommes toujours dans l’inquiétude du devenir des services académiques et plus spécialement du rectorat de Caen. Vous ne souhaitez pas procéder à un vote sur le nouvel organigramme alors que des évolutions sur l’organisation ont eu lieu depuis juin 2019. Nous y reviendrons dans le cours de la discussion. Nous nous déclarons pour la mise en œuvre d’une étude d’impact RH pourtant annoncée et dont nous n’avons aucune nouvelle. Nous demandons qu’une étude soit menée sur l’application des préconisations actées en CHSCTA en juin 2019. Nous demandons un moratoire sur les mesures à venir, accompagnée d’un projet de gestion prévisionnelle des emplois, afin de disposer d’un tableau d’ensemble du projet global et permettre aux personnels de connaître le projet administratif à venir.

La politique salariale reste une question essentielle malgré les mesures PPCR qui s’appliquent cette année en catégorie A et C. La catégorie B n’a plus de revalorisation. Depuis le 1er janvier 2020, le SMIC est au-dessus du pied de grille de la catégorie C et le sera certainement l’année prochaine.

La politique indemnitaire de fin d’année 2019 a aussi fait l’objet d’un certain nombre de mécontentements non seulement en interne mais aussi en externe. Les augmentations sont apparues complètement disproportionnés, allant de +5% à +233%. Nous réclamons un groupe de travail pour discuter en amont des projets des autorités académiques avec les montants par poste.

Quelle organisation est prévue pour l’accueil des collègues de Jeunesse et sport au 1er juin 2020 ? Nous souhaitons leur visibilité dans les organigrammes en DRAJES et DDAJES. Par ailleurs, nous nous inquiétons pour nos collègues de CANOPE et de l’ONISEP qui sont sans information sur leur devenir. Quel est accompagnement de la part de l’éducation nationale ?

Enfin, la réforme des retraites nous inquiète aussi au plus haut point. Le SNASUB-FSU condamne cette réforme et demande le retrait du projet de loi. Nous nous déclarons solidaires des lycéens, des enseignants et de tous ceux qui sont victimes de mesures répressives dans le mouvement social.

vendredi 7 février 2020

Une fiche de poste au cabinet du recteur qui interroge : le SNASUB-FSU écrit à la rectrice (cliquer pour agrandir)

Grève contre la réforme des retraites : 20 février

Les journées des 5 et 6 février ont été de nouveaux temps forts de mobilisations et de grèves, de la jeunesse et des salarié.es.

Chaque semaine et ce depuis le 5 décembre, des A.G se multiplient sur les lieux de travail, dans les lycées et universités malgré les diverses pressions. En aucun cas la réponse à la crise sociale ne peut être une répression à l’encontre de celles et ceux qui expriment un désaccord. Chaque jour des actions et des initiatives sont organisées dans tous les territoires. Le rejet de la réforme et la détermination d’obtenir le retrait sont intacts et se propagent de manière inéluctable.

Notre intersyndicale partage et porte des propositions sur le financement et l’amélioration de notre système de retraite solidaire et intergénérationnel. Elle travaille à l’organisation d’une contre-conférence nationale courant mars, déclinée localement, pour débattre largement et publiquement des solutions et propositions envisageables pour un projet sérieux d’amélioration des régimes de retraite.

De même, au-delà de l’opinion publique défavorable au projet de réforme, les différentes caisses de retraites comme les institutions, dont la plus haute, celle du Conseil d’Etat, ont toutes acté un avis critique voire négatif. Continuer à vouloir imposer ce projet relève de la part du gouvernement d’un vrai déni de démocratie.

Nos organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNL et UNEF sont persuadées que cette mobilisation inédite et historique vaincra. Elles appellent au renforcement et à la continuité de la mobilisation et de la grève là où les salarié.es le décident. Elles engagent à tenir des AG, à poursuivre durant la période à venir des actions diverses de mobilisations et d’informations larges de la population, à multiplier les initiatives locales et interprofessionnelles pour créer les conditions d’une journée d’ampleur.

Elles appellent à préparer d’ores et déjà de nouveaux temps forts de mobilisation, autour du 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Elles seraient effectivement les plus grandes perdantes, avec ce projet de loi sur les retraites.



C’est dans ce contexte de mobilisation continue que nos organisations syndicales et de jeunesse, appellent l’ensemble de la jeunesse, des salarié.es, des privé.es d’emploi, des retraité.es à une nouvelle journée de convergence de grèves et de manifestations le 20 février. L’intersyndicale se réunira le 20 février pour définir les suites.

Montreuil, le 6 février 2020

mardi 4 février 2020

RETRAITES ET BAS SALAIRES : travailler plus, plus longtemps, pour des pensions diminuées… Pour la FSU c'est non !



Travailler plus pour vivre moins

Pour convaincre les fonctionnaires, l’argument majeur du gouvernement est la prise en compte des primes dans le calcul de la pension, contrairement au système actuel. Pour autant, les simulations montrent que même avec les primes, le nouveau système est désavantageux ! Ainsi, dans ce nouveau système, même avec une carrière complète (43 ans de cotisation) il faudrait travailler au moins jusqu’à 67 ans pour les agents de catégorie C pour espérer préserver un niveau de pension décent et à condition que leur carrière ait été rapide. Il en est de même pour beaucoup de collègues de catégories B et A.

Le système promis par le gouvernement est très inégalitaire. Il reproduit toutes inégalités subies tout au long des carrières. Par exemple, les niveaux de primes sont variables d’une administration et d’une collectivité à l’autre, et sont souvent à la main de la hiérarchie locale. Ce n’est pas au « management » de décider de notre niveau de retraite.

Le gouvernement ment lorsqu’il présente ses simulations ! Il affiche en effet des calculs fondés sur une valeur du point d’indice qui serait réévaluée en fonction de l’inflation. Le gouvernement s’adonne à ce tour de passe-passe alors même qu’il annonce poursuivre le gel de la valeur du point d’indice jusqu’en 2022. Depuis 2000, le point d’indice a déjà perdu 10% de valeur au regard de l’inflation. Autant de pouvoir d’achat en moins pour les actifs, autant de baisse des futures pensions programmée !
En réalité, l’approche du gouvernement organise la baisse régulière du pouvoir d’achat des retraité.es de la fonction publique, même s’il n’y avait pas d’effets démographiques.

La pénibilité à la trappe

Le 21 janvier, le secrétaire d’État à la fonction publique a annoncé la suppression de la catégorie active, qui reconnaît la pénibilité de certains métiers et permet aux agents de partir plus tôt à la retraite. Ce principe serait remplacé par l’ouverture aux fonctionnaires du compte pénibilité (C2P) individuel existant dans le privé. Alors que la catégorie active permettait de partir à 52 ou 57 ans selon les cas, le C2P ne permet un départ en retraite qu’à partir de 60 ans : un recul déjà inacceptable. Et le même gouvernement a vidé ce C2P de toute substance en supprimant les critères majeurs de pénibilité dans le cadre des ordonnances Travail de 2017.

Harcèlement à l’école des professeurs de Caen : l’ex-directeur bientôt jugé

L’ancien directeur de l’École supérieure du professorat et de l’éducation (Espé ou ex-IUFM) de Caen sera jugé, jeudi 13 février 2020, pour harcèlement sexuel et moral. Une douzaine de personnes ont déposé plainte.

Ouest-France

vendredi 31 janvier 2020

Réforme des retraites : des composantes de l'université prennent position !

Motion du Centre Michel de Boüard- CRAHAM (UMR 6273)

Au vu des menaces nouvelles qui pèsent sur le monde académique et scientifique, nous, membres, chercheur.se.s, enseignant.e.s-chercheur.se.s, ingénieurs, assistant.e.s-ingénieurs, technicien.ne.s, membres associé.e.s, doctorant.e.s, post-doctorant.e.s, et contractuel.le.s du Centre Michel de Boüard- CRAHAM (UMR 6273) réunis en assemblée générale le 31 janvier 2020, exprimons notre inquiétude face aux premières orientations du projet de loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche (LPPR) 1, dont les rapports préparatoires viennent d’être publiés 2. Certains des constats et orientations (comme le financement de la recherche à hauteur de 3% du PIB) sont, certes, positifs. Néanmoins, nous soulignons que les premières propositions que le projet contient ne répondent en rien aux diagnostics et recommandations faits par le Comité National de la Recherche Scientifique ou encore par le collectif des Sociétés savantes 3, 4, 5, 6.

Cela témoigne d’une atteinte à l’idée même de consultation et de discussion contradictoire et d'un manque de considération envers les membres de la communauté ESR qui ont répondu aux demandes pressantes du CNRS lors de l’enquête préparatoire menée en avril 2019.

Nous constatons, en outre, que les propositions émanant des rapports préparatoires, au lieu de pallier la crise de l’ESR en traitant les causes profondes, ne peuvent, si elles sont appliquées, qu’aggraver le mal.

Nous nous opposons notamment :
– à toute politique visant à restreindre le système d’évaluation par les pairs pour lui substituer un pilotage non-scientifique, quantitatif et managérial ;
– à toute mesure visant à précariser davantage les acteurs et actrices de la recherche non titulaires ainsi que les étudiants et les étudiantes ;
– à tout développement des systèmes de vacations (y compris CDD et CDI de chantier) au détriment d’une extension du statut de fonctionnaire ;
– à tout renforcement de la conduite de la recherche par des systèmes d’appel à projets au détriment d’un financement pérenne et ambitieux ;
– au maintien en l'état des dispositifs d'incitation à la recherche partenariale et à l'innovation, dont la performance est très insuffisante (CIR en particulier) ;
– à toute accentuation des formes de compétitions (entre candidats, entre laboratoires, entre universités, entre disciplines), y compris l’octroi de « bonus » au mérite ;
– à toute dégradation du travail des personnels de gestion et d’administration ;
– à toute intervention d’entreprises dans la politique scientifique et la politique de formation des services publics de l’ESR.

Nous réaffirmons avec conviction notre attachement au service public de l’ESR et à la défense d’une politique réellement ambitieuse et libre en SHS, qui, dans le respect de la liberté de pensée et de réflexion du monde académique, ne soit pas soumise aux contraintes appauvrissantes de « demandes sociales » définies par le haut.

Nous nous inquiétons plus globalement d'une dégradation générale des services publics, et des conditions de travail de leurs agent.e.s.

Caen, le 31 janvier 2020

Adoptée par 100 % des 51 votes exprimés

1 https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/pid39124/loi-de-programmation-pluriannuelle-de-larecherche.html
2 http://www.af-rv.fr/wp-content/uploads/2019/07/CNRS-Propositions-LPPR-2019-0742.pdf
3 https://www.cnrs.fr/comitenational/Actualites/Propositions_Comite-national_Juillet-2019.pdf
4 https://ahcesr.hypotheses.org/1985
5https://www.lemonde.fr/sciences/article/2020/01/14/il-faut-donner-plus-de-place-a-l-expertise-deschercheurs-dans-le-debat-public-la-decision-politique-et-l-action-collective_6025851_1650684.html
6 http://sauvonsluniversite.com/spip.php?article8594

Motion du département des arts du spectacle

Le département des arts du spectacle s’oppose :
- à la réforme des retraites, qui se traduirait par une baisse inacceptable du niveau des pensions pour toutes les catégories professionnelles
- au futur projet de loi de programmation pluriannuelle de la recherche parce qu’il anticipe la réforme des retraites et qu'il constitue (d’après les rapports préparatoires) une nouvelle étape dans le démantèlement du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche, qui dégraderait encore davantage nos conditions de travail et le développement de l’ESR public.

En conséquence, le département :
- demande aux différents conseils et à la Présidence de l’Université de Caen de défendre les statuts et les droits des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche en prenant position contre la réforme des retraites et contre les orientations données dans les rapports préparatoires au futur projet de loi LPPR,
- décide de ne pas tenir les jurys des diplômes qu’il est habilité à délivrer,
- décide de participer aux journées de mobilisation nationale.

Caen, le jeudi 24 janvier

Motion des membres du CERREV

(Centre de Recherches Risques et Vulnérabilités - EA 3918)

Le laboratoire CERREV (EA 3918), réuni en AG le 21 janvier 2020, appelle à la mobilisation contre le projet de loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR). Ce projet accroît encore la marchandisation de la connaissance et la précarisation de l’ensemble des personnels, titulaires ou contractuels, de l'Enseignement supérieur et de la recherche (ESR). En outre, il renforce les logiques tout à la fois managériales, quantophréniques et bureaucratiques au point d’anéantir la légitime autonomie du travail des chercheurs et l’idée même que nous nous faisons du service public de la recherche.

En effet, dans la perspective « darwinienne » et “inégalitaire” revendiquée par le « PDG » du CNRS Antoine Petit, vivement contestée au sein de la communauté́ scientifique, le projet de LPPR prévoit :
- le pilotage autoritaire et centralisé de la recherche et la mise en place d’une évaluation punitive conditionnant l’affectation des moyens à des indicateurs de “performance” des unités et des personnels ;
- la remise en cause des fonctions du CNU et du principe de collégialité́ et de l’évaluation par les pairs ;
- la remise en cause du statut des enseignant·es-chercheur·ses et des chercheur·ses avec la disparition de la référence aux 192h équivalent TD, l’introduction de modulations de service contraintes et des tenure tracks ;
- l’amplification de la contractualisation et de la précarisation dans l’ESR avec le CDI de projets, etc. qui affecteraient en premier lieu les BIATSS et ITA, mais aussi les chercheur·ses et enseignant·es- chercheur·ses, titulaires comme précaires ;
- le renforcement du financement par projet et la concurrence généralisée entre unités et entre personnels, notamment par l’amplification d’une logique de rémunérations individualisées (primes) ;

Cette réforme, dont nous dénonçons la parodie de concertation menée par le Ministère, s’inscrit dans un contexte plus large de destruction de l’ensemble de nos services publics, notamment de l’éducation, et de notre système de protection sociale (assurance chômage, retraites). A ce titre, notre mobilisation est pleinement solidaire du mouvement social en cours contre la réforme des retraites.

En conséquence, l’Assemblée Générale invite l’ensemble des membres de l’EA à :
1. pratiquer la grève de la recherche : suspendre les activités scientifiques (annuler, reporter ou transformer les colloques et journées d’étude, suspendre le travail d’expertise et d’évaluation, organiser des actions dans les différentes instances de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, etc.) ;
2. relayer à l’échelle des composantes la mobilisation sous la forme de différentes actions (réunions d’information auprès des étudiants, grève des enseignements en les remplaçant par des débats, informations et discussions sur les réformes en cours, etc.) ;
3. interpeller la direction de la recherche de notre établissement et les candidats à la présidence de l’Université de Caen Normandie
4. participer aux caisses de grève comme aux AG interprofessionnelles et intersyndicales.
5. participer aux « états généraux des facs et labos en lutte » des 1er et 2 février

Motion du département de Philosophie

Suite à leur réunion du 15 janvier, le département de philosophie, conformément au vote de l'AG des personnels de l'université de Caen tenu le même jour, a décidé la rétention des notes et la non réunion des jurys du premier semestre, afin de manifester son opposition à la réforme des retraites, la LPPR et la réforme du CAPES.

Motion de l’AG du personnel du département de Géographie

Dans le contexte actuel, où pèsent de graves menaces sur les services publics (éducation, recherche, santé, justice, transports, etc.), et au-delà de la seule question des retraites – puisque s’annonce la Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche (LPPR) –, nos statuts, nos missions et nos conditions de travail sont gravement menacés. Les conséquences de ces réformes ne pourront être que désastreuses pour les usagers, au premiers rangs desquels les étudiants, et renforceront la précarisation et la paupérisation de la jeunesse.

Conscient.es de la nécessité de soutenir et de participer au mouvement en cours contre la réforme des retraites et la LPPR, les membres du département de géographie de l’Université de Caen réuni.es le 24 janvier 2020 en assemblée générale, appellent :
- au retrait du projet de contre-réforme des retraites et à l’abandon des orientations annoncées dans le cadre de la LPPR ;
- à soutenir le mouvement de grève en cours dans les Universités et laboratoires de recherche et à abonder les caisses de grève déjà constituées ;
- à participer massivement aux actions organisées à l’Université et en dehors (débrayage, manifestations, occupations, etc.) ;
- à s’impliquer dans les actions de l’Université Alternative de Caen et à transformer les cours en espaces de débats et de discussions avec et entre étudiant.es ;
- à ne pas faire remonter les notes à l’administration et donc à ne pas tenir les jurys ; - à ne pas assurer les présidences de jurys de Bac ;
- à participer aux assemblées générales de personnels et d’étudiant.es ;

Nous appelons donc les collègues à nous rejoindre dans l’action et à intensifier la mobilisation. La prochaine assemblée générale des personnels de l’UFR SEGGAT aura lieu le mardi 28 janvier 2020 à 10h dans l’amphi physique (bâtiment A).

Adoptée à l’unanimité le 24 janvier 2020

Motion de l’AG du personnel de l’UFR SEGGAT
(Sciences économiques, Gestion, Géographie et Aménagement des territoires)

Dans le contexte actuel, où pèsent de graves menaces sur les services publics (éducation, recherche, santé, justice, transports, etc.), et au-delà de la seule question des retraites – puisque s’annonce la Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche (LPPR) – nos statuts, nos missions et nos conditions de travail sont gravement menacés. Les conséquences de ces réformes ne pourront être que désastreuses pour les usagers, aux premiers rangs desquels les étudiants, et renforceront la précarisation et la paupérisation de la jeunesse.

Conscient.e.s de la nécessité de soutenir et de participer au mouvement en cours contre la réforme des retraites et la LPPR, les personnels de l’UFR SEGGAT de l’Université de Caen réuni.e.s le 28 janvier 2020 en assemblée générale, appellent :
- au retrait du projet de contre-réforme des retraites et à l’abandon des orientations annoncées dans le cadre de la LPPR ;
- à soutenir le mouvement de grève en cours dans les Universités et laboratoires de recherche et à abonder les caisses de grève déjà constituées ;
- à participer massivement aux actions organisées à l’Université et en dehors (débrayages, manifestations, occupations, etc.) ;
- à s’impliquer dans les actions de l’Université Alternative de Caen et à favoriser les débats et discussions avec et entre étudiant.e.s ;
- à ne pas faire remonter les notes à l’administration et donc à ne pas tenir les jurys ; · à ne pas assurer les présidences de jurys de Bac ;
- à participer aux assemblées générales de personnels et d’étudiant.e.s ;

Nous appelons donc les collègues à nous rejoindre dans l’action, à rendre visible l’opposition à ces projets et réformes et à intensifier la mobilisation.

Adoptée à l’unanimité, le 28 janvier 2020.

Motion de l’AG du personnel du département d'études anglophones

Nous, membres du département d’études anglophones de l'université de Caen-Normandie, réuni.e.s en assemblée générale le 28 janvier 2020, nous opposons à l’idéologie des réformes en cours (loi de transformation de la fonction publique) ou annoncées par le gouvernement (retraites, LPPR, CAPES).

Nous estimons qu’en instituant une précarité généralisée à l'université, elles contribuent à détruire le service public de qualité auquel nous aspirons tous et à lui substituer un système injuste et inégalitaire. Après nos collègues de Bordeaux et de Montpellier, et pour les mêmes raisons, nous formulons donc les revendications suivantes :
- Rejet de la LPPR qui préconise de détruire le statut d’EC et généralisera la précarité des personnels de l’ESR ;
- Refus de l’introduction de CDD d’EC de 5 à 7 ans inspirés des tenure-tracks, dont nous pouvons mesurer les effets délétères dans les universités anglophones : mise en concurrence exacerbée, situation anxiogène contre-productive pour la recherche et l’enseignement, titularisation très tardive… si titularisation il y a ;
- Mise en place urgente d’un plan de recrutement massif de titulaires à la hauteur de l’augmentation du nombre d’étudiant.e.s et des besoins publics de recherche ;
- Maintien d’une procédure nationale de qualification des EC garante de l’égalité de traitement ;
- Retrait du projet de réforme du CAPES qui vide le concours de tout contenu disciplinaire et précarise les futur.e.s candidat.e.s ;
- Rejet d’un mode de financement de la recherche, reposant uniquement ou prioritairement sur des appels à projets.

Par ailleurs, nous estimons que l’université ne peut plus assurer ses missions en raison d’une politique de financement délibérément insuffisant et inégalitaire, dont les étudiant.e.s sont les premier.e.s à souffrir et qui entraîne de graves conséquences pour l’ensemble de la société.

Le procès contre l'affectation du chef de DEC sur les deux DEC aura lieu le 13 février 2020


Le SNASUB-FSU sera présent lors de ce procès et fera un compte rendu aux personnels.

Bilan de notre action du 30 janvier au rectorat de Caen

Rassemblement devant le rectorat contre la réforme des retraites : 35 personnes présentes, le SNASUB-FSU a fait une intervention pour expliquer la situation et appeler à la grève le 6 février, à soutenir les caisses de grève et notamment celle de l'université qui concerne nos collègues administratifs et techniques.

AG des personnels du rectorat : le SNASUB-FSU a noté l'absence d'information en direction des représentants du personnel, le refus de la rectrice de porter à l'ordre du jour du CTA du 27 janvier la question de la fusion, un annuaire du rectorat de Rouen qui ne manque pas d'interroger avec sa captation de cadres affectés à Caen, des fiches de postes inexistantes y compris dans les nouvelles divisions... Une trentaine de présents avec le sentiment général de ne pas être informés des évolutions, l'inquiétude demeure quant aux évolutions d'ici 2022. Les applications restent formatées selon les périmètres des anciennes académies, des évolutions sont envisagées au sein de la DSI, une suppression d'emploi prévue dans une division en cours d'année 2019-2020 (avec répartition des missions sur les collègues du service), etc. Nous avons de la matière pour discuter avec les autorités académiques, division par division.

Réforme des retraites : grève le 6 février 2020

Calvados :

Caen à 14h30 Place Saint Pierre
Lisieux, Place François Mitterrand à 10h30
Vire, Sous-préfecture à 17h30
Forum interpro à 16h à la Maison des syndicats, 12, rue du colonel Rémy à Caen

Manche :
à venir (voir ici : https://fsu50.fsu.fr/retraites-la-suite-des-mobilisations-dans-la-manche/)

Orne :
ALENÇON, Préfecture, 11h30
FLERS, 17h, Rond point des 5 becs

mercredi 29 janvier 2020

Le véritable organigramme du rectorat de Caen (cliquer sur l'image pour agrandir)

allocation chômage 2020 : L’APPAUVRISSEMENT EN MARCHE !

DÉS AVRIL PROCHAIN, SERA DÉPLOYÉE LA MACHINE MACRONISTE D’APPAUVRISSEMENT ET DE SOUMISSION DES DEMANDEURS D’EMPLOI PAR LA BAISSE GÉNÉRALISÉE ET ORGANISÉE DU MONTANT DE LEURS ALLOCATIONS.

La précarité est devenue un élément constitutif du marché du travail. Près de 90 % des offres d’emploi ne sont rien d’autre que des contrats courts qui ont généré, outre l’instabilité sociale et la peur du lendemain, ce que les politiques, journalistes et autres économistes appellent des « permittents », des personnes qui alternent, souvent contraintes et forcées, des périodes de travail et des périodes de chômage.

Face à la triste réalité mondialisée, on pourrait attendre des pouvoirs publics la prise en compte de cette donnée économique de la précarité pour permettre aux chômeurs de gérer au mieux leur situation entre deux contrats.

Il n’en est rien, et c’est même le contraire de la protection sociale qui va se déployer avec la modification de l’accès à l’ARE (allocation recherche d’emploi) qui se mettra en place dès le 1er avril 2020 pour toute fin de contrat qui interviendra à partir de cette date.

Il faudra désormais avoir travaillé 6 mois sur 2 ans, au lieu de 4 mois actuellement, soit 910 heures, pour prétendre accéder à une allocation dont le calcul du montant se fera en intégrant l’ensemble des jours calendaires inclus dans cette période, qu’ils soient travaillés ou non. Qua va-t-il se passer ?

Jusqu’au 1er avril selon le régime actuel : Vous travaillez 6 mois payés 1500 euros par mois sur une période de 12 mois, la situation permet un ratio entre salaire et nombre de jours travaillés avec déduction, pour calculer le montant de l’allocation, des jours non travaillés. Dans cette situation, vous pouvez prétendre à 6 mois d’indemnisation à 850 euros par mois. A partir du 1er avril : Vous travaillez 6 mois payés 1500 euros par mois sur une période de 12 mois, la situation intégrera les 365 jours de la période, jours travaillés et non travaillés. Pour un même montant de salaire et une même durée de travail, le montant de l’allocation sera de 500 euros.

Comment vivre ou survivre avec 500 euros par mois ou des montants d’allocation ARE équivalents au RSA ou à l’ASS, quand le seuil de pauvreté s’établit à 1015 euros en France ? Le but avoué de cette manœuvre est de faire des économies pour résorber le déficit de l’Unédic.

Le gouvernement cache un autre projet qui réalisera les rêves du MEDEF, celui de la soumission des chômeurs et des travailleurs précaires par la spéculation à la baisse des salaires. Ainsi appauvris et menacés, les chômeurs seront contraints d’accepter n’importe quel travail à n’importe quel tarif au risque de sombrer dans la misère. Les personnes en poste auront quant à elle intérêt à ne plus envisager de solliciter des augmentations de salaire puisqu’on saura leur faire comprendre que des prétendants à la précarité de survie attendent leur place avec impatience.

« On croise, dans une gare, des gens qui ont réussi et des gens qui ne sont rien » avait dit Macron en 2017, évoquant également sa vision de la France en « start-up Nation ». Non content de sa morgue et de son mépris de classe, il fait en sorte, avec son gouvernement et un parlement aussi fantoche que soumis, de fabriquer des pauvres, de faire vivre aux classes laborieuses ce qui pouvait exister, par exemple, sous le Second Empire, époque de transformation économique et sociale pendant laquelle les indigents pouvaient travailler 10 heures par jour pour des salaires inférieurs au coût de la vie. Macron oublie, sans doute un peu vite, que l’affaire s’était terminée en 1871 par une insurrection populaire et des semaines sanglantes et meurtrières lors de la Commune de Paris.

A moins que, finalement, conscient et sûr de lui, plus que jamais déterminé à en découdre pour achever ceux qui pour lui ne sont rien, cols bleus sans costard, fonctionnaires, gilets jaunes, provinciaux, ruraux, opposants à la réforme des retraites, chômeurs et précaires, cette perspective d’une insurrection à réprimer soit l’objectif qu’il recherche. Rien n’interdit plus désormais de se poser la question.

mardi 28 janvier 2020

2 documents sur la contestation de la fusion des académies par la FSU (recours auprès du Conseil d'Etat)

courrier en défense du Ministère de l'éducation nationale

Ordonnance du 19 décembre 2019 du Conseil d'Etat

Selon le ministère et le conseil d'Etat, la fusion des académies n'entraine pas de dégradation des conditions de travail !

Rectorat de Caen : rassemblement contre la réforme des retraites + AG sur la fusion des académies - jeudi 30 janvier

lundi 27 janvier 2020

Réforme des retraites : actions à partir du 27 janvier

Calvados :
https://fsu14.fsu.fr/du-21-au-25-janvier-les-actions-education-nationale-et-interpro/

Manche :
https://fsu50.fsu.fr/retraites-la-suite-des-mobilisations-dans-la-manche/

Orne :
Alençon : 17h00 Place Foch
Argentan : 10h00 place de la Mairie + 12h barbecue
Flers : 17h00 Rond-point des 5 Bec
L’Aigle : 17h30 place de la Poste

CTA : portes closes au rectorat. La démocratie en marche.

Aujourd’hui devait se tenir le comité technique académique traitant des suppressions des moyens dans l’académie.

A l’arrivée de la FSU, le portail du rectorat était fermé imposant aux élu-es des personnels de montrer patte blanche pour pénétrer dans l’enceinte du rectorat. En outre, les documents préparatoires ne contenaient pas les informations nécessaires au travail des élu-es des personnels et comportaient des contradictions, notamment sur le nombre de postes supprimés.

Il s’agit là d’une situation totalement inédite qui témoigne du mépris du pouvoir en place vis-à-vis des personnels et de leurs élu-es.

Dans ces conditions, la FSU a décidé de boycotter ce comité.

Les représentant-es de la FSU

vendredi 24 janvier 2020

24 janvier : 8000 manifestants à Caen

24 janvier : blocage de l'université de Caen et de lycées

Blocage de la fac en cours (bâtiments A, N, D, L, K, M, Vissol).

Le blocage est prévu pour toute la journée.

24 janvier : blocage de la DSDEN 14

Soutenez la caisse de grève mise en place à l'université de Caen


lors de l'AG du personnel qui s'est tenue le 15 janvier, un pot pour la caisse de grève a tourné et 148,80 euros ont été collectés. Cela porte la collecte totale à 852,50 euros !

Versez ici :https://www.lepotsolidaire.fr/pot/59u2g4bp

N'hésitez à relayer le lien du pot avec des messages personnalisés, notamment auprès des collègues BIATSS et enseignant.es précaires qui souhaitent se mobiliser, en leur rappelant qu'ils pourront solliciter cette caisse sur la base de leurs prochains bulletins de salaire !

E3C : la surveillance des épreuves par les personnels non enseignants ?

En ce moment, dans l'essentiel des académies, commencent à se tenir ou sont prévues de se tenir les E3C dans le cadre de la mise en œuvre du baccalauréat "réformé Blanquer". Des syndicats enseignants, et au premier rang desquels ceux de la FSU, dénoncent depuis des semaines les conditions d'impréparation de cette première session et, par exemple, les difficultés concrètes que pose l'ouverture tardive et chaotique de la banque nationale de sujets en matière de qualité d'apprentissage et de certification. Ils soulignent combien les biais de rupture d'égalité entre les candidats sont nombreux tant les mises en œuvre locales relèvent de réalités différentes et parcimonieuses.

Cette situation de mise en œuvre à marche forcée a abouti à une revendication du SNES-FSU d'annulation de la première session des E3C, de sa transformation en épreuves terminales pour élèves, afin de défendre et de garantir le caractère national du baccalauréat.

(Vous pouvez consulter le matériel du SNES-FSU dédié à cette situation : https://www.snes.edu/Stop-E3C-kit-d-action.html).

Dans de nombreux établissements, les enseignant-es se mettent donc en grève pour refuser de surveiller les épreuves... Et des élèves se mettent aussi en mouvement pour exiger l'annulation de cette session des E3C.

Dans de nombreuses académies, des directions d'établissement travaillent l'hypothèse de solliciter des collègues administratifs et techniques pour assurer la surveillances des E3C en cas d'absence massive des personnels enseignants.
Beaucoup se posent donc la question de la possibilité pour les personnels administratifs et techniques de refuser de surveiller ces épreuves.



Le cadre juridique est à appréhender au regard du statut général des fonctionnaires qui précise dans l'article 28 de son titre 1er : « Tout fonctionnaire, quel que soit son rang dans la hiérarchie, est responsable de l'exécution des tâches qui lui sont confiées. Il doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique, sauf dans le cas où l'ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public. Il n'est dégagé d'aucune des responsabilités qui lui incombent par la responsabilité propre de ses subordonnés. »

La circulaire sur la « Préparation, déroulement et suivi des épreuves » du Bac indique : « Le chef de centre désigne les surveillants parmi le personnel enseignant de l'établissement centre d'examen. Il peut, toutefois, compléter les équipes de surveillants par des professeurs provenant d'un établissement voisin ou, à titre exceptionnel, par tout personnel relevant de l'éducation nationale. » (https://www.education.gouv.fr/pid285/bulletin_officiel.html?cid_bo=114709)

Nous pouvons maintenir que les personnels administratifs et techniques n'ont ni vocation ni compétence pour assurer ce type de mission. Le rôle de surveillant relève d’un acte pédagogique.



Cette circulaire indique donc :
1 les surveillants sont désignés parmi le personnel enseignant de l'établissement centre d'examen
2 cet effectif peut être complété par des personnels d'un établissement voisin
3 et à titre tout-à-fait exceptionnel par tout personnel de l'éducation nationale.



Donc en cas de recours devant le juge administratif contre l'appel qui serait fait à un personnel non enseignant, l'administration devrait établir avoir accompli les diligences nécessaires pour avoir recherché un personnel enseignant.

Les personnels doivent pouvoir résister aux facilités de requérir à leur concours contre leur volonté que pourraient avoir les chefs de centre pour pallier les absences de personnels enseignants pour fait de grève. Ceci implique que la possibilité de refuser de surveiller des E3C réside dans le fait de se constituer gréviste.

Le SNASUB-FSU a déposé des préavis de grève pour toute la semaine dans le cadre du mouvement contre le projet gouvernemental de réforme des retraites. Les collègues peuvent donc être invités à se mettre en grève et rejoindre les mobilisations.
Le calendrier des E3C s'étend jusqu'au 4 mars, le SNASUB-FSU va donc déposer pour chaque jour à compter de la semaine prochaine, un préavis de grève spécifique sur les E3C pour chacun des jours concernés compris entre lundi 27 janvier et le 4 mars.
Mais le fait de se constituer gréviste n'est pas exclusif du fait de ne pas se laisser faire facilement et ainsi, il ne faut pas hésiter à réagir :
- en indiquant que tout ordre de surveiller une épreuve soit a minima formulé par écrit par la hiérarchie en l'absence de convocation
- en demandant quelle sera la compensation de ce surcroît de travail...
Nous le constatons, l'organisation du baccalauréat « réforme Blanquer » retombe sur les établissements et constitue de ce fait une charge de travail supplémentaire dans les conditions d'insuffisances de dotation en personnels que nous connaissons. Le SNASUB-FSU appelle les personnels administratifs et techniques à se joindre aux enseignants pour dénoncer une mauvaise réforme dont l'application est clairement hasardeuse.

		

mercredi 22 janvier 2020

Grève le 24 janvier contre la réforme des retraites

Les prochaines manifestations dans l'académie de Caen :

Calvados :
Caen : 14h Place Saint Pierre
Lisieux : Place François Mitterrand à 10h30
Vire : Porte-Horloge à 17h30
Toutes les infos ici : https://fsu14.fsu.fr/



Manche :
Saint-Lô : Rassemblement à 10h30 place de la mairie
Cherbourg : rassemblement à 13h30 au carrefour des luttes, puis manifestation
Toutes les infos : https://fsu50.fsu.fr/bilan-de-la-greve-du-5-decembre/



Orne :
Alençon : manifestation, 13h, Préfecture
Toutes les infos ici : https://fsu61.fsu.fr/



Soutenez la caisse de grève des personnels de l’université : https://www.lepotsolidaire.fr/pot/59u2g4bp

Signez la pétition contre la réforme des retraites : https://lapetitionretraite.fr/index

Recrutement 2020 des agents non titulaires en situation de handicap : dossier à envoyer jusqu'au 31 janvier 2020

La campagne 2020 de recrutement par contrat de personnels en situation de handicap, en filières administrative, technique, sociale et de santé se déroulera du vendredi 10 janvier 2020 au vendredi 31 janvier 2020.

Le dossier de candidature est un formulaire à renseigner directement sur le site de l'académie de Normandie, à l'aide du lien ci-dessous :

http://www.ac-normandie.fr/concours-recrutement/concours-recrutement/personnels-en-situation-de-handicap/recrutement-par-voie-contractuelle-sans-concours-de-personnels-en-situation-de-handicap-de-l-academie-de-normandie-44471.kjsp?RH=1576078452021

Circulaire temps partiel 2020-2021 : demande à formuler avant le 20 mars 2020

Télécharger la circulaire de l'académie de Caen sur les demandes de temps partiel pour 2020-2021

Université de Caen : Comité Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail : rétablissement des fonctions

Informé de la situation de l'Université de Caen, le CHSCT (Comité d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail) Ministériel de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, lors de sa séance du mardi 3 décembre 2019, a rendu un avis demandant le rétablissement du bon fonctionnement du CHSCT de l'Université de Caen.

Il a notamment alerté la Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche sur la dégradation des conditions de travail dans notre Université, préconisé le rétablissement des conditions d'un fonctionnement normal et respectueux permettant à l'instance universitaire d'assurer ses prérogatives, et a rappelé au Président de l'Université de Caen ses responsabilités et notamment ses obligations de résultat quant à la santé et à la sécurité au travail des agents de son établissement.

Ci-dessous les avis publiés par le Comité d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail Ministériel de l'ESR : https://cache.media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/file/chsctmesr/71/0/avis_CHSCTMESR_(03_12_2019)_sans_reponse_1220710.pdf

Ci-dessous l'avis concernant le fonctionnement du CHSCT de l'université de Caen, publié par le Comité d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail Ministériel de l'ESR :

Avis n°2. Dysfonctionnement CHSCT Université de Caen
A la suite des informations relatives à des dysfonctionnements du CHSCT de l'Université de Caen rapportés aujourd'hui en séance du 03/12/2019, le CHSCT Ministériel préconise :
- le rétablissement des conditions d'un fonctionnement normal et respectueux de la réglementation, permettant à l'instance universitaire d'assurer ses prérogatives en participant à la mise en œuvre au sein d’une politique de prévention à la hauteur des enjeux ;
- la communication du rapport de saisine des inspecteurs santé et sécurité au travail, par la présidence de l'université, au CHSCT de l'Université de Caen, ainsi qu'au CHSCT Ministériel ; - la finalisation de la visite de l'UFR STAPS sous forme d'un rapport de visite avec une présentation de ce rapport et des préconisations lors de la première séance du CHSCT de l'Université de Caen en 2020, en présence d'un tiers ;
- la mise en place d'une enquête CHSCT suite au malaise d'une personne sur le lieu de travail ayant conduit à son décès.

Le CHSCT ministériel appuie la demande de la présidence du CHSCT de l'Université de Caen de faire appel à une expertise agréée et demande que le CHSCT de l'Université de Caen soit associé à l'expertise et qu'il participe à l'élaboration du cahier des charges,au choix de l'expert et au suivi de l'expertise.
Le CHSCT ministériel demande que les représentants du personnel du CHSCT de l'Université de Caen soient représentés dans le comité de pilotage de cette expertise. Le CHSCT ministériel préconise une formation conjointe des représentants personnel et de l'administration, sur le rôle et le fonctionnement du CHSCT ainsi que sur les risques psycho-sociaux.

Enfin, le CHSCT ministériel alerte Madame la Ministre sur la situation de travail dégradée à l'Université de Caen depuis 2017, notamment dans sa composante de l'UFR STAPS :

- 3 malaises graves depuis la rentrée 2019-2020, conduisant à des hospitalisations, dont un décès.
- Ils relaient les craintes des représentants du personnel du CHSCT de l'Université de Caen que la situation s’aggrave, notamment pour des risques et intentions suicidaires, faute d'une intervention de l'employeur pour analyser les conditions de travail et remédier aux organisations pathogènes qui pourraient exister.
- Il rappelle l’obligation de résultats du Président de l'Université de Caen quant à la santé et sécurité au travail des agents de son établissement.

jeudi 16 janvier 2020

jeudi 16 janvier : la BAC face aux opposants à la réforme du Bac et à la réforme des retraites !


suivre l'actualité du jour :

Ouest-France

Liberté Bonhomme

Enquete du SNASUB-FSU après la fusion des académies de Caen et Rouen (cliquer sur l'image pour accéder à l'enquête en ligne)

42 JOURS PLUS TARD : UN MOUVEMENT MAJORITAIRE ET INEDIT !

La mobilisation se poursuit les 14, 15 et 16 janvier pour le retrait du projet de réforme des retraites, entraînant chaque jour de nouveaux travailleur.euses, de la jeunesse,... De nombreuses initiatives se tiennent sur tout le territoire : grève, manifestations, rassemblements, piquets de grève, etc… rassemblant à nouveau plusieurs centaines de milliers de personnes.



Malgré les annonces du premier ministre et après 6 semaines d’un mouvement social inédit, dont nous nous félicitons, la population soutient toujours majoritairement la mobilisation contre ce projet absurde et injuste (60% de soutien, au baromètre Harris Interactive du 14 janvier). La communication gouvernementale visant à nous expliquer à nouveau que ce projet est « juste et simple » se heurte à une opinion publique qui voit bien qu’il s’agit de nous faire travailler plus longtemps pour des pensions plus basses. Majoritaires ensemble, les organisations syndicales CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, MNL, FIDL exigent le maintien des régimes de retraite existants par répartition solidaire et intergénérationnelle, fondés sur un système par annuités.



L’intersyndicale porte des propositions pour améliorer les droits de toutes et tous dans le régime de retraite actuel. Elles s'appuient sur les cotisations sociales et les richesses créées par le travail. Il faut augmenter les salaires dans le privé et les rémunérations dans le public, mettre en œuvre immédiatement l'égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes. Il faut développer l’emploi stable, mettre fin à la précarité particulièrement de la jeunesse et prendre en compte les années d’étude. Les plateformes numériques doivent être soumises à cotisation. Nous exigeons la fin ou la compensation des exonérations patronales, la réorientation des crédits d’impôts aux entreprises vers le régime des retraites et l’élargissement de l'assiette de cotisations afin d'inclure tous les travailleur.euses dans le régime par répartition et d’éviter toute ouverture à la capitalisation. Il est indispensable de préserver les réserves de tous les régimes de retraite. La lutte contre la fraude et l'évasion fiscale doit être une priorité avec l’instauration d’une contribution sociale pour la protection sociale sur les revenus du capital.



C’est pourquoi les organisations syndicales CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, MNL, UNEF, UNL et FIDL appellent à réunir des assemblées générales pour continuer et amplifier encore la mobilisation afin d’obtenir le retrait de ce projet et l’ouverture de véritables négociations sur la base de nos propositions.



Nos organisations appellent l’ensemble du monde du travail et la jeunesse à poursuivre et renforcer la grève y compris reconductible là où les salarié.es le décident. Elles appellent à des actions de grève, de convergences interprofessionnelles sur tout le territoire, les 22 et 23 janvier. Elles proposent d’organiser dans toutes les villes des « Retraites aux flambeaux » ou autres initiatives le jeudi 23 au soir.

Elles appellent à faire du vendredi 24 janvier, date du conseil des ministres qui devrait examiner le projet de loi, une journée massive de grève et de manifestation interprofessionnelle.

mercredi 15 janvier 2020

Réunion d'info syndicale au rectorat de Caen : jeudi 23 janvier 2020 - 10h

mardi 14 janvier 2020

16 janvier : grève contre la réforme des retraites

Pour connaitre toutes les actions par département contre la réforme des retraites :

Calvados
https://fsu14.fsu.fr/nouvelle-journee-de-mobilisation-le-jeudi-16-et-autres-actions-de-la-semaine/

Manche
https://fsu50.fsu.fr/bilan-de-la-greve-du-5-decembre/

Orne
https://fsu61.fsu.fr/la-lutte-continue-jusquau-retrait-de-la-reforme-des-retraites/

Aménagement des postes de travail

Vous trouverez ci-dessous la circulaire académique relative aux aménagements du poste de travail pour les personnels reconnus travailleurs handicapés ou connaissant une altération de leur état de santé réduisant leur capacité de travail.

AMENAGEMENT_POSTE_DE_TRAVAIL_CIRCULAIRE_CAEN

AMENAGEMENT_POSTE_TRAVAIL_FORMULAIRE

promotions SAENES 2020

L'académie de Caen a 6 promotions en classe exceptionnelle et 10 en classe supérieure.

Arrêté du 20 décembre 2019 fixant au titre de l'année 2020 le nombre et la répartition des postes offerts aux examens professionnels pour l'avancement au grade de secrétaire administratif de classe exceptionnelle de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur :
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000039772133&dateTexte=&categorieLien=id

Arrêté du 20 décembre 2019 fixant au titre de l'année 2020 le nombre et la répartition des postes offerts aux examens professionnels pour l'avancement au grade de secrétaire administratif de classe supérieure de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000039772137&dateTexte=&categorieLien=id

vendredi 10 janvier 2020

Mouvement inter-académique 2020 (2) : message de la rectrice

TRÈS SIGNALE

Personnels concernés :

- Adjoints administratifs de l’éducation nationale (ADJENES)

- Infirmier(e)s de l’éducation nationale (INFENES)

- Assistant(e)s social des administrations de l’État (ASSAE)

- Adjoints techniques de recherche et de formation (ATRF)

Mesdames, messieurs,



Je vous informe de la mise à jour de la circulaire sur le mouvement inter-académique de 2020.
Ainsi, la circulaire du 4 décembre 2019 précédemment transmise est modifiée sur le point suivant :
La période de préinscription aux mouvements à gestion déconcentrée des ADJAENES, ASSAE, INFENES et ATRF initialement prévue du jeudi 09 janvier 2020 au jeudi 06 février 2020 inclus est décalée du jeudi 20 février 2020 au jeudi 19 mars 2020.
Je vous saurais gré de bien vouloir porter cet additif à la connaissance de tous les personnels placés sous votre autorité, y compris ceux qui seraient absents pour une période prolongée (en congé de maladie, en congé de maternité ou en congé de formation).

Je vous remercie vivement pour votre collaboration.

Mes services restent à votre disposition pour toute information complémentaire.

Bien cordialement.

Réforme des retraites : 36 jours sans trêve, on continue ! (communiqué intersyndical)

Une nouvelle fois, la mobilisation ce 9 janvier a été exceptionnelle par son ampleur et son caractère interprofessionnel. Elle s’inscrit dans une mobilisation lancée par la grève depuis trente-six jours partout en France.



Cette situation démontre le rejet massif et croissant du projet de régime unique de retraites par points voulu par le gouvernement et refusé par la majorité de la population. La grève et les mobilisations continues depuis le 5 décembre ont contraint le gouvernement à des reculs, et notamment à concéder le maintien de dispositions spécifiques dans plusieurs secteurs et professions. La prétendue universalité de cette réforme n’existe donc plus.

Les organisations syndicales CFE-CGC, CGT, FO, FSU, MNL, Solidaires, UNEF, UNL réaffirment que le projet de régime unique par points conduirait inévitablement au recul des droits à la retraite tant en termes de niveau de pension que d’âge auquel les salarié-es d’aujourd’hui et de demain pourront bénéficier d’une retraite décente.

C’est pourquoi nos organisations appellent, dès demain et dans les jours qui suivent, l’ensemble du monde du travail et la jeunesse à poursuivre et renforcer la grève, y compris reconductible là où les salariés le décident, pour maintenir et augmenter le rapport de force. Elles appellent à faire du samedi 11 janvier une journée de manifestation et de mobilisation massive de toute la population, pour obtenir le retrait de ce projet et l’ouverture de véritables négociations sur l’emploi, les salaires, les cotisations et l’amélioration du droit à la retraite dans le cadre du système par répartition et solidaire et des régimes existants.

Les organisations syndicales CFE-CGC, CGT, FO, FSU, MNL, Solidaires, UNEF, UNL appellent le 14 janvier à une journée de grève et de convergence interprofessionnelle localement dans tout le pays qui s’inscrit dans la continuité d’actions et d’initiatives déclinées sous toutes les formes les 15 et 16 janvier. Elles appellent à réunir partout les assemblées générales pour mettre en débat les modalités permettant de poursuivre la mobilisation dans le cadre de la grève lancée le 5 décembre.

Elles décident de se revoir dès le samedi 11 janvier 2020 au soir.



Paris, le 9 janvier 2020

mardi 24 décembre 2019

9 & 11 janvier 2020 : nouvelle journée de grève contre la réforme des retraites




A l’appel de la CGT, FO, FSU, Solidaires, la CFE-CGC, l’Unef et l’UNL une grève contre la réforme des retraites est prévue le 9 janvier. Le SNASUB-FSU a déposé des préavis de grève pour les 9, 10 et 11 janvier.

Calvados :
Caen : manifestation 10 heures 30, Place Saint-Pierre, Forum interpro à 15h à la Maison des syndicats, 12, rue du colonel Rémy à Caen (+Samedi 11 janvier à Caen : manifestation à 14h30, devant le monoprix).
Lisieux : manifestation 9 heures, Place François Mitterrand
Vire : manifestation 17 heures 30, Porte-horloge



Manche :
rassemblement et manifestations à Cherbourg, Saint-Lô, Avranches, Coutances, Granville, Carentan. Toutes les infos sont sur : https://fsu50.fsu.fr/bilan-de-la-greve-du-5-decembre/
Avranches : rassemblement à 10h30 devant ENEDIS (5 rue du Général Ruel)
Saint-Lô : manifestation à 10h30 à la Plage verte

Orne
Alençon : manifestation à 13h devant la préfecture + samedi 11 janvier : manifestation à Alençon avec départ à 14h30 de la Place Foch et arrivée devant ANOVA.

Caisses de solidarité :
Il existe des dizaines de caisses de solidarité pour aider les grévistes en grève reconductible. Nous vous en proposons quelques-unes :
https://www.lepotcommun.fr/pot/solidarite-financiere (principale caisse de grève)
Cheminots du Calvados : chèques à l'ordre de « Caisse de solidarité Intersyndicale » Maison des syndicats 12, rue Colonel Remy 14000 CAEN.
Cheminots de l’Orne : chèques adressés à la CGT Cheminots, 13, avenue de la 2è DB, à Argentan.

COMMUNIQUE DE L’INTERSYNDICALE CGT - FO - FSU - SOLIDAIRES - FIDL - MNL - UNEF - UNL



L’intersyndicale a fait le bilan de l’énorme mobilisation qui, une nouvelle fois, a eu lieu le mardi 17 décembre rassemblant les salarié.es du secteur privé, du public, les jeunes, les privé.es d’emploi, de nombreux cadres et les retraité.es.

Toutes et tous ont compris qu’avec ce projet gouvernemental, toutes les catégories socio-professionnelles et toutes les classes d’âge seraient perdantes.

Face à ce mouvement social soutenu par la population et porté par la majorité des organisations syndicales du pays, le gouvernement n’entend pas et annonce vouloir maintenir sa réforme à point. Il avance, aujourd’hui, vouloir relancer un cycle de discussions, sans issue dans un cadre d’équilibre budgétaire contraint alors que la seule solution est de retirer sans délai ce projet régressif.

En conséquence, au-delà des initiatives d’ores et déjà programmées, le 19 décembre et sans trêve jusqu’à la fin de l’année 2019, les organisations appellent à une nouvelle puissante journée de grève et de manifestations interprofessionnelles et inter générationnelles le jeudi 9 janvier 2020.



Jeudi 19 décembre

jeudi 19 décembre 2019

Prochaines actions dans l'académie de Caen contre la réforme des retraites


Calvados
- rassemblement le vendredi 20 décembre à 18 heures Place Bouchard, Caen ;
- manifestation samedi 21 décembre à 14 heures devant Monoprix, Caen ;
- renforcement pour celles et ceux qui le peuvent des piquets de grève des cheminots à 5 heures aux ateliers ( rue Bastion près de la gare) le 20, 23, 24, 26, 27, 30 et 31 décembre.
- construction d'un rendez festif en ville ( chorale) le samedi 28 12 (heure à préciser)
- grève mardi 07 janvier décidée par l'AG Education nationale (AG à la fac à 10 h 30 et action spéciale auparavant)

Manche
- samedi 21 décembre : Saint-Lô, plage verte 10h30, rassemblement et débat sur l’impact du projet de réforme sur les femmes.

Orne
vendredi 20 décembre : Argentan, 10h00, rassemblement devant la gare d’Argentan en soutien aux cheminots en lutte.

Courrier des enseignants du lycée Margot à la DASEN (02.12.19)

A l’attention de Madame la Directrice des services départementaux de l’Education Nationale

Sous couvert de Monsieur le Chef d’établissement



Madame la Directrice des services départementaux de l’Education Nationale,

Nous avons adressé récemment à Madame la Rectrice une lettre pour expliquer la décision des personnels enseignants et d’éducation de ne pas présenter de liste au Conseil d’Administration lors de cette année scolaire.
Nous avons évoqué la problématique du processus de fusion dans un contexte où les contraintes budgétaires pèsent fortement sur nos pratiques pédagogiques, en particulier sur nos possibilités de construire et de déployer des projets.



Nous avons eu l’occasion d’échanger avec notre équipe de direction sur nos attentes lors d’une réunion proposée par Monsieur le Proviseur le 22 novembre dernier.



Nous souhaitons très vivement continuer à assurer un travail de qualité au service de nos élèves. Cependant, nous ressentons de jour en jour une dégradation de nos conditions de travail engendrant un profond mal être des équipes pédagogiques et ce, sur les deux sites.

Aussi, nous sollicitons de votre bienveillance une audience pour vous exposer nos difficultés.

Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions, Madame la Directrice des services départementaux de l’Education Nationale, de recevoir nos salutations distinguées.



Les enseignants de l’établissement NAVARRE/LECLERC
réunis en Assemblée générale le 02/12/2019

CTA du 18 décembre : projet d'arrêté sur le périmètre de gestion des personnels 2020-2022

Le CTA portait uniquement sur le projet d'arrêté ministériel relatif au maintien des périmètres de gestion des personnels pour les années 2020, 2021 et 2022.

Malgré la fusion des académies de Caen et Rouen, la gestion des personnels est maintenue encore 3 années. En conséquences les instances sont maintenues : CT, CHSCT, CAP, CCP.

La FSU a demandé si les autres instances étaient maintenues, notamment la CAAS (action sociale). Mme la SG a répondu que oui, dès lors qu'il y a une dimension "ressources humaines".

Un vote a eu lieu sur le projet d'arrêté ministériel : 1 contre (SGEN-CFDT), 8 refus de vote (UNSA, FSU, SUD).

La FSU a lu une déclaration :

Les élus au CTA ont reçu un courrier en date du 8 novembre leur demandant de voter par écrit le « projet d'arrêté relatif à diverses mesures concernant certaines instances consultatives de l'académie de Normandie ». Pour la FSU, il est inacceptable qu'un vote sur un tel sujet puisse se dérouler dans de telles conditions.
La FSU continue de s'opposer au projet de création de l'académie de Normandie. Nous constatons d'ailleurs que la phase de transition est marquée par une désorganisation qui provoque un malaise dans les services et les instances. Nous dénonçons aussi les difficultés rencontrées par les élus du CTA suite aux problèmes de communication et arrivée tardive de documents préparatoires. Cela démontre bien que la fusion à marche forcée ne fonctionne pas.

Hier, nous nous sommes rassemblés partout en France, pour faire entendre raison à ce gouvernement qui demeure sourd à la colère de la rue. Nous restons plus que jamais déterminés à défendre un régime de retraite par répartition, solidaire et intergénérationnel. Le gouvernement espère diviser les personnels en n’appliquant son système de retraite par points qu’aux générations d’après 1975. C’est un autre projet de société que nous voulons, celui d’une vraie justice sociale qui ne laisse de côté personne.

Le ministère de l’Éducation nationale est contraint de reconnaître l'ampleur des dégâts de la réforme des retraites. La FSU rappelle que depuis le début de l'entrée en fonction du gouvernement, elle a porté la nécessité d'une revalorisation de l'ensemble des personnels, dans l’Éducation nationale comme dans l'ensemble de la Fonction publique sans lier la revalorisation à des tâches supplémentaires. Les femmes bénéficient nettement moins des primes que les hommes ; elles subiraient donc de plein fouet les effets de la réforme. Pour autant, il n’y a toujours rien sur la table sur cette question cruciale. La FSU continue à demander le retrait de la réforme des retraites qui dégrade les pensions de toutes et tous.
La loi dite de « transformation de la Fonction publique » votée en juillet par le Parlement fait voler en éclats une série de dispositions statutaires. Les commissions paritaires perdent la compétence « mutations » dès le 1er janvier 2020, et leur compétence sur les promotions et avancements à partir 2021. Les CHSCT et les CT seront fusionnés en 2022 dans une instance unique qui videra de toute substance ces comités et leur capacité à assurer leurs missions en termes de santé, sécurité et conditions de travail. Toutes ces mesures, qui piétinent les grands principes du Conseil National de la Résistance, sont destinées à réduire les droits des personnels dont les syndicats sont les premiers défenseurs. En lycée, la mise en œuvre des programmes tourne à la mission impossible. Le flou persiste quant à l‘organisation des E3C, c'est pourquoi nous continuons de demander l'annulation de la première session du premier trimestre 2020 et la transformation de la session de juin en épreuves nationales. À ce jour, le ministère continue de renvoyer au local la mise en place des E3C sans jamais apporter de réponses aux revendications des personnels. Il n’est pas non plus acceptable d’envisager la généralisation de la dématérialisation des corrections sans l’articuler à un équipement informatique adapté pour les établissements comme les personnels.
Il est aussi urgent de revoir l'organisation de l'année de terminale et de permettre aux élèves de conserver 3 spécialités, tant pour des raisons pédagogiques et d'orientation, que de gestion des postes.

En lycées professionnels, l’application de la réforme de transformation de la voie professionnelle se traduit :
- Par des pertes d’heures d’enseignement empêchant d’aller au bout des programmes
- Par la mise en place abrupte de la co-intervention induisant stress et surcharge de travail
- Par l’élaboration de chef d’œuvre sans précision sur ce qui est attendu des élèves ni sur les modalités d’évaluation

La suppression de sections de Gestion-Administration ne se traduit pas, comme cela a pourtant été promis par les autorités rectorales, par la compensation en ouverture de sections dans la quasi-totalité des lycées touchés. Nous sommes bien loin de « l’école de la confiance » prônée par le Ministère de l’Education Nationale.

La politique indemnitaire (CIA) des personnels non enseignants n’a pas été présentée au CTA du 18 novembre et rend opaques les principes qui ont présidé à son édification ainsi que le calcul des montants moyens. Si tous les administratifs de l’académie de Caen ont eu une augmentation, celle-ci n’a pas été faite dans les mêmes proportions pour tous, allant de 5% à 233%. Quant aux infirmières, elles n’ont bénéficié d’aucune augmentation. Ces dernières étaient alignées auparavant sur le corps des attachés d’administration de la catégorie A, ce qui n’a pas été le cas cette année (différentiel de 500€). Nous demandons une hausse pour les SAENES et les IDE. Par ailleurs, dans un souci de transparence et d’équité, nous demandons un groupe de travail sur la politique indemnitaire.

La FSU refuse la manière dont une restructuration qui ne dit pas son nom est menée et dénonce ses conséquences en termes de ressources humaines et de risques psychosociaux. La FSU entend poursuivre la mobilisation contre les réformes rétrogrades concernant Fonction Publique et les retraites.

Zéro suppression d'emplois à Caen en 2020... mais 25 perdus depuis 2103 !

L'académie de Caen ne connaitra pas de suppressions d'emplois administratifs en 2020.

Ceci, elle a perdu 25 emplois depuis 7 ans.

Télécharger le document du Comité technique ministériel du 18.12.19

jeudi 12 décembre 2019

Ca bouge à la cité administrative d'Alençon : AG vendredi 13 décembre -11h45 - entrée principale

A.G. INTERSYNDICALE VENDREDI 13 DECEMBRE :
11h45 sur le parvis (entrée principale)

- INFORMATION SUR LA REFORME DES RETRAITES
- PRÉPARATION DE NOTRE RIPOSTE

La journée de grève et de manifestation du 5 décembre constitue un raz de marée que nous n'avions pas connu depuis de nombreuses années.



Des secteurs professionnels sont déjà en grève reconductible (RATP, SNCF) et des centaines d'assemblées générales ont eu lieu depuis une semaine.

Dans l’Orne, nous étions 4 500 manifestant-e-s dont 2 500 à Alençon.

Dans la Fonction publique d’État, il y a eu un taux de 45% de grévistes. Sur les 20 dernières années, il n'y avait eu que deux journées où un tel taux avait été atteint.

Unité pour lutter, Unité pour gagner.
C’est le seul moyen d’être entendu.e.s et écouté.e.s !

La retraite par points, c’est travailler plus longtemps avec moins d’argent. Dans tous les secteurs et pour toutes les générations :
- La retraite par point, c’est le recul de l’âge de départ pour tous et toutes.
- La retraite par point, c’est le calcul des pensions sur toute la vie et c’est donc une baisse générale de toutes nos retraites ! En particulier pour les femmes et les précaires.

Partout, dans toutes nos entreprises et nos administrations, rassemblons-nous, posons nos cahiers de revendications et décidons d’agir !

A l'appel de la CGT-Finances, CGT-Intérieur, FO-DGFIP, SNUI-Solidaires, SNASUB-FSU, FSU-61

mercredi 11 décembre 2019

Le gouvernement s’obstine : communiqué de la FSU

Dans un contexte de mobilisations historiques, les annonces du Premier ministre confirment que le gouvernement maintient son choix d’une retraite universelle par points ainsi que son calendrier d’élaboration d’un projet de loi. Il n’a donc pas pris la mesure des revendications et de la colère exprimées massivement depuis plusieurs jours dans les grèves et manifestations comme le 5 décembre dernier.

Le premier ministre n’a pas levé le flou sur les contenus de la réforme, il a en revanche confirmé la dégradation de la situation notamment avec la mise en place d’un âge pivot à 64 ans, la suppression de tous les régimes spéciaux et la fin du code des pensions. La FSU continue d’affirmer que cette réforme sera inégalitaire, notamment entre les femmes et les hommes, et qu’elle conduira à une baisse du niveau des pensions pour toutes et tous les salarié.es. Les agents.es de la Fonction Publique seraient particulièrement impacté.es par les effets néfastes de ce nouveau système en particulier pour les bas salaires. Les enseignant.es sont plus inquiet.es qu’ils et elles ne l’étaient déjà.

Le Premier ministre, bien que reconnaissant les pertes, ne propose aucune solution et renvoie à des discussions sur les carrières et les métiers, ne levant le flou ni sur les compensations, si sur la revalorisation. En outre, il confirme ainsi les propos du ministre de l’Education nationale sur les contreparties inacceptables liées aux missions et au temps de travail. Il n’a eu aucun mot pour les personnels non-enseignants. Les mesures concernant la transition avec une réforme applicable à partir des générations 1975 laisse à penser que nous pourrions accepter de laisser «l’héritage» d’un système des retraites défavorable aux générations à venir. Il maintient le cap, joue la division entre les catégories et les générations, et confirme une réforme qui lèsera tout le monde.

C’est pourquoi la FSU appelle les agent.es de la Fonction Publique, les salarié.es, les jeunes, les retraité.es à poursuivre et amplifier les mobilisations et de s’engager avec force dans les actions décidées par l’intersyndicale interprofessionnelle du 10 décembre, dès le 12 décembre localement, puis le week-end, et de faire du 17 décembre une nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle massive de grèves et de manifestations.

Clermont Ferrand, le 11 décembre 2019

Lutte contre la réforme des retraites : les actions du 12 au 17 décembre

Le premier ministre n'a pas levé le flou sur les contenus de la réforme, il a en revanche confirmé la dégradation de la situation notamment avec la mise en place d'un âge pivot à 64 ans, la suppression de tous les régimes spéciaux et la fin du code des pensions, nous poussant vers la capitalisation. Nous continuons d'affirmer que cette réforme sera inégalitaire, entre les différentes générations, entre les femmes et les hommes, et qu'elle conduira à une baisse du niveau des pensions pour toutes et tous et augmentera la précarisation.

Orne

Jeudi 12 décembre 2019
Alençon à 11h : distribution de tracts sur la place de La Madeleine à partir de 11h
Argentan à 10h30 : place de la Mairie
Flers à 17h : rassemblement et manifestation
L’Aigle à 18h : débat sur les retraites dans la salle des associations (derrière la salle Verdun)

MARDI 17 DÉCEMBRE 2019
GRÈVE ET MANIFESTATION ALENÇON DÉPART DE LA PRÉFECTURE À 11H (Arrivée Place Foch)

Participez nombreuses et nombreux à toutes les initiatives locales et départementales proposées chaque jour à partir du 12 décembre pour faire du 17 décembre une nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle massive de grèves et de manifestations. Les initiatives diverses vous seront annoncées dès leur connaissance sur les sites de chacune de nos organisations syndicales.

Calvados

Jeudi 12 décembre : Grève et manifestations :

à Caen, 10 heures 30 Place Saint-Pierre

à Lisieux, 10 heures 30 François Mitterrand

à Vire, 17 heures 30 Porte Horloge

Manche

CHERBOURG
Jeudi 12 décembre : 10h00 à 12h00 débat ouvert à toutes et tous à la salle des Fêtes. 13h30 manifestation départ de la gare.
samedi 14 décembre : rendez-vous 11h00 place Jacques Hébert (devant Eléis)

SAINT-LO
Jeudi 12 décembre : rassemblement à 10h30 à la Plage verte

COUTANCES
Jeudi 12 décembre : rassemblement devant la mairie a 17h30 jeudi prochain…toutes et tous à vos casseroles et couvercles !

GRANVILLE
Jeudi 12 décembre :AG 17h30 mairie

AVRANCHES
Jeudi 12 décembre : AG 18h00
samedi 14 décembre : rassemblement 10h30 ZA de la Baie (St Martin des Champs)

samedi 7 décembre 2019

Mobilisation à venir contre la réforme des retraites

S'informer sur le site de la FSU du Calvados

S'informer sur le site de la FSU de la Manche

S'informer sur le site de la FSU de l'Orne

Calvados

- samedi 7 décembre : Caen, 14h, place du théâtre.
- mardi 10 décembre : Caen, AG éducation nationale à 8h30 ; 10h30, manif Place St Pierre ; rassemblement éducation nationale 15h rectorat.
- mercredi 11 décembre : Caen, manif avec écoute de Philippe à 12H !!!

Orne

- mardi 10 décembre : Alençon, 17h manif Place Foch.
- mardi 10 décembre : Flers, 17h, place du Général de Gaulle

Faisons-lui abandonner sa réforme des retraites en remettant le couvert le mardi 10 décembre et dès aujourd’hui partout où les AG d’établissement décideront de reconduire la grève.

Manche

- samedi 7 décembre : Cherbourg, rassemblement-manifestation, (précisions à venir)
- samedi 7 décembre : Avranches, place du marché, samedi à 11h ; AG ouverte à tous, à midi, salle du Commandant Bindel (Place d’Estouteville).
- lundi 9 décembre : Cherbourg, rassemblement le soir (précisions à venir)
- mardi 10 décembre : Cherbourg, AG Educ à 9h30 à la mairie ; manifestation à 10h30

vendredi 6 décembre 2019

Canopé en danger : signez la pétition

Aujourd’hui, Réseau Canopé est menacé de démantèlement pour des raisons strictement budgétaires.

En septembre 2019, les personnels de Réseau Canopé apprenaient de façon détournée que leur établissement était appelé à modifier en profondeur son orientation, voire son organisation, au prétexte de servir exclusivement la formation continue (voire initiale !) en ligne des enseignants.

Engagés depuis sept ans dans une restructuration en profondeur du réseau, les personnels sont choqués par ce nouveau virage, qui remet en cause nombre d’orientations en cours pour leur en substituer de nouvelles, largement illisibles : sur quelles études se fondent-elles ? À quels besoins avérés sont-elles censées répondre ? Est-on absolument certain de leur bien-fondé ? Quel est leur modèle économique ?

Comment s’étonner alors de la perte de sens ressentie par beaucoup dans leur travail quotidien et du sentiment partagé de la mise en danger de leur établissement ? Ils sont nombreux à voir leur confiance abusée, leurs compétences niées, leurs savoir-faire remis en cause et leur avenir fragilisé.

https://www.unepetition.fr/rcendanger

Compte épargne temps 2019

Les demandes de dépôt de jours de congés au CET non pris en 2018-2019 doivent parvenir à la DEPAP pour le 10 janvier 2020.

Circulaire académique du 20 novembre 2019

Mouvement inter-académique 2020

Télécharger la circulaire académique du 4 décembre 2019

Circulaire de gestion ministérielle du 29 novembre 2019

CTSA : 15 janvier 2020 - ordre du jour

Approbation du PV de la séance du 27 juin 2019,
1 - Organisation de l’académie Normandie (pour information)
- affectations des personnels d’encadrement,
- état d’avancement des travaux de convergence par division,
2 - point indemnitaire,
3 - Travaux immobiliers sur le site de Caen
4 - Questions diverses.

Appel à faire grève le 10 décembre ; à continuer là où la grève est en cours la reconduction !

Après le 5 décembre, déterminé-es pour gagner !



Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, MNL, UNL et UNEF se félicitent de l’ampleur des mobilisations par la grève lancée ce 5 décembre et par la participation massive aux manifestations organisées partout dans le pays.

D’ores et déjà de nombreuses reconductions de la grève sont lancées et d’autres sont prévues dès ce vendredi, dans le privé et dans le public.

Nos organisations syndicales appellent en conséquence le gouvernement à entendre le message envoyé par les salarié-es et la jeunesse et à prendre ses responsabilités en ouvrant de réelles négociations sans préalable avec toutes les organisations syndicales.

Elles revendiquent le renforcement et l’amélioration du système actuel de retraite solidaire et intergénérationnel.



Elles réaffirment leur refus d’un système par points dit universel qui immanquablement conduirait à une baisse des pensions et à devoir reculer encore l’âge de départ. C’est par l’amélioration de l’emploi, par la fin du chômage massif et de la précarité tout au long de la vie, par l’augmentation des salaires et l’égalité entre les femmes et les hommes, que la pérennité des retraites sera garantie.

C’est pourquoi les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, MNL, UNL et UNEF appellent à renforcer et élargir encore la mobilisation par la grève et la reconduction de celle-ci là où les salarié-es le décident dès ce vendredi, ce week-end et lundi. Dans ce cadre, elles donnent rendez-vous le mardi 10 décembre pour une journée massive de grève et de manifestations interprofessionnelles et intergénérationnelles. Les Organisations Syndicales se revoient le 10 décembre au soir pour les suites rapides à donner au mouvement.

A Paris, le 6 décembre 2019

jeudi 5 décembre 2019

Belle réussite pour la grève du 5 décembre !

Premier bilan des fusions d'universités réalisées entre 2009 et 2017

Extraits du rapport sur le bilan de la fusion des universités :

"La fusion se traduit par une période de fonctionnement en mode dégradé

La fusion a pu contribuer à un effet d’étouffement principalement au niveau central difficile à gérer. L’engorgement a conduit à une surchauffe administrative porteuse de burn‐out signalés à la mission. Un fonctionnement en mode dégradé apparaît incontournable, même avec les meilleures volontés et détermination des équipes dirigeantes, y compris avant fusion."

"l’importance du changement pour les BIATSS, en particulier ceux des services centraux, avec la perception d’une dégradation attribuée à la fois à la multiplication des strates hiérarchiques et à une augmentation de la charge de travail liée à la fusion avec une perte de repères, de nouvelles méthodes de management ou encore un manque d’anticipation..."

"Le changement d’échelle et la réorganisation de l’administration centrale créent un écart entre le centre et les composantes

L’évolution organisationnelle de l’administration centrale, pleinement liée à l’opération de fusion, présente aussi, le plus souvent, un impact fort en interne même à l’établissement fusionné ; il s’agit d’un « deuxième effet fusion », en creusant un écart manifeste avec des composantes, structures de formation et de recherche, déjà généralement moins fortement et directement touchées par la fusion (sauf fusions de composantes avec une réelle réorganisation administrative), voire protégées de cette évolution.

L’écart peut être géographique au regard de la taille et de la dispersion éventuelle du nouvel établissement fusionné ; il peut être surtout métier avec une hyper‐professionnalisation du niveau central face à un encadrement administratif limité d’éventuelles structures intermédiaires et une dégradation réelle de compétences au plus près du terrain. La dégradation peut aussi trouver son origine dans un turn‐over élevé (40 % des BIATSS à l’UFR sciences reconfigurée de l’AMU). L’écart est inéluctablement générateurs de difficultés dans le nécessaire dialogue permanent entre le niveau central, l’éventuelle structure intermédiaire et l’unité de formation et/ou de recherche, dans la compréhension des enjeux desquels les composantes peuvent se sentir plus ou moins éloignées mais aussi des méthodes nouvelles de travail qui ne peuvent qu’évoluer dans la mesure où il est difficile de garder un même lien aussi direct et ténu, toujours apprécié voire recherché, qu’avant fusion."

Télécharger le rapport IGAENR n°2018-121, mars 2019

mercredi 4 décembre 2019

GREVE du 5 décembre : ça va bouger fort !

COMMENT FAIRE GREVE ?

Le personnel administratif, ITRF et des Bibliothèques n'est pas soumis à un dépôt préalable annonçant son intention de faire grève. Chacun peut décider jusqu'au dernier moment, le 5 décembre au matin, de ne pas se rendre au travail. Le chef de service pourra demander individuellement le lendemain éventuellement, qui a fait grève mais ne pourra pas établir de liste de grévistes, ce qui est illégal. Il n'y a pas de régime particulier pour le personnel d'encadrement qui obligerait à rester en poste. Rappelons enfin qu'un agent de catégorie B n'est pas un personnel d'encadrement. Si vous faites grève, vous aurez un retrait de salaire de 1/30 (salaire brut + IFSE) qui sera prélevé plus tard. Pour toute question, appeler le SNASUB-FSU : 06.11.64.15.57


entreprises du secteur privé
David Gistau, secrétaire confédéral de la CGT, interrogé par L’Express : « On a reçu plus de 1000 appels à la grève dans le secteur privé et ce, dans des domaines totalement différents les uns des autres ». Et parmi ceux qui ont déjà annoncé leur mobilisation, il y a l’agroalimentaire avec plus de 300 appels à la grève, chez Carambar, Perrier, Haribo par exemple. Le secteur de la métallurgie a aussi répondu présent avec 200 appels, tout comme le transport privé dont les chauffeurs routiers et le secteur du commerce avec Carrefour, Géant ou Casino.

SNCF
Le trafic SNCF sera extrêmement perturbé par la grève, a annoncé la direction, qui prévoit de faire circuler en moyenne un TGV sur dix et un TER sur cinq.

RATP
Les syndicats prévoient près de 90% de grévistes. Des assemblées générales par atelier et dépôt voteront le 5 ou le 6 décembre au matin la reconduction ou non de la grève.

Transports routiers et urbains
Les syndicats CGT Transports, FO Transports et Logistique ainsi que l’Unsa Transport appellent les salariés du secteur à participer au mouvement de grève.

Transport aérien
La direction générale de l’aviation civile (DGAC) a annoncé mardi soir, la suppression de 20% des vols sur le territoire français. Les onze syndicats d’Air France ont appelé les salariés à la grève le 5 décembre. Air France a annulé 30% de ses vols domestiques et 15% de ses vols moyen-courriers jeudi. Le trafic ne redeviendra pas à la normale avant samedi, puisque FO et la CGT invitent les personnels au sol à une grève reconductible.

Energie
En plus de l’appel à la «grève illimitée», la fédération Mines et énergie de la CGT, FO et SUD prévoient des baisses de charges dans les centrales hydrauliques et nucléaires. A EDF, les organisations syndicales souhaitent organiser des coupures ciblées, visant des grandes entreprises et l’Etat. Certaines antennes réfléchissent également à faire basculer les usagers en heures creuses. Les actions seront décidées au fur et à mesure d’assemblées générales quotidiennes.

Essence
Déjà ciblés par un mouvement de protestation des professionnels du BTP, certains dépôts pétroliers pourraient ne pas être réapprovisionnés. Les fédérations des industries chimiques de la CGT, FO et SUD ont appelé à la grève reconductible à partir du 5 décembre. Les raffineries, mais aussi de très nombreuses entreprises, seraient particulièrement visées. Les syndicats ont ainsi promis qu’aucun «produit pétrolier ne devrait sortir des installations sur tout le territoire». Plusieurs stations essences pourraient ainsi souffrir de pénurie de carburant. Des assemblées générales seront prévues en fin de journée, jeudi, pour décider des suites de la grève.

Police et Justice
Chez les policiers, les syndicats Alliance et Unsa appellent à la grève. Certains commissariats pourraient être fermés. Toutes ces actions se dérouleront de 10 à 15 heures jeudi dans tous les services de police. Le Conseil national des barreaux et le syndicat national de la magistrature, eux, appellent à une journée "Justice morte".

Education
Ils avaient jusqu’à lundi soir minuit pour se mettre en grève. Les enseignants du primaire sont nombreux à avoir répondu à l’appel de leurs syndicats (SUD Education, CGT-FERC et FO et FSU). Le Snuipp-FSU, syndicat majoritaire dans le primaire, indique un taux de grévistes de près de 70%, 40% des écoles seront fermées.

Le SNASUB-FSU a déposé un préavis de grève permettant de couvrir tous les cas de figure de mobilisation, courant du 5 décembre au 20 décembre. Et nous nous sommes prononcés en faveur de perspectives rapides de mobilisation en fonction des possibilités ouvertes par la première journée du 5 décembre.

mardi 3 décembre 2019

Grève du 5 décembre : rassemblement du personnel administratif et technique

dimanche 1 décembre 2019

GREVE du 5 décembre : ça va bouger fort à l'éducation nationale !

Le SNUIPP fait le décompte des écoles qui feront grève par département. Sur l'ensemble des retours parvenus au SNUIPP, voici les taux de grève attendus :

73% de grévistes attendus chez les instituteurs du Calvados qui se sont signalés au SNUIPP !
80% de grévistes attendus chez les instituteurs de la Manche qui se sont signalés au SNUIPP !
77% de grévistes attendus chez les instituteurs de l'Orne qui se sont signalés au SNUIPP !

(au 2 décembre)

au moins 44 écoles de l'Orne sans cours, 29 fortement perturbées, 4 services du second degré à l'arrêt et 4 structures sans aucun cours.

Dans le second degré, toujours dans l'Orne, la mobilisation prends de l’ampleur et sera très suivie dans plusieurs établissements. Voici les services totalement à l’arrêt connus au 30 novembre :

Internat du lycée Mézen d’Alençon : fermé
Cantine du lycée Mézen : fermée
Internat du lycée Alain d’Alençon : fermé
Cantine du lycée Alain : fermée
Cantine du collège de Mortagne : fermée
Internat au lycée Maréchal Leclerc/Marguerite de Navarre d’Alençon : fermé
Cantine au lycée Maréchal Leclerc/Marguerite de Navarre d’Alençon : fermé

Dans le Calvados, la cantine du lycée Chartier (Bayeux) sera fermée.

vendredi 29 novembre 2019

REFORME DES RETRAITES : GREVE ET MOBILISATION LE 5 DECEMBRE !


Le 5 décembre sera la première grande journée d’action contre la réforme des retraites.

Vous pouvez télécharger le tract du SNASUB-FSU ici : http://www.snasub.fr/IMG/pdf/Tract_SNASUB-FSU_5_decembre_2019.pdf

Voici les détails pratiques de l'organisation dans l'académie de Caen :

Calvados
Caen : Université : AG des personnels de l'Éducation – pour mettre en débat et décider de la reconduction de la grève afin d'établir le rapport de force nécessaire pour gagner 8h30 à l'Amphi Tocqueville (Campus 1 – Université de Caen) ; rassemblement au Phénix (avec le SGEN et l'UNSA) – pour un départ à 10h30 en cortège, vers la gare, pour rejoindre la manif Interpro. Manifestation, 11h Place de la Gare (côté tramway)

Lisieux : AG à l’issue de la manif, qui aura lieu 10 h 30 Place François Mitterrand.

Vire : Manifestation à 17 heures Place de l’Horloge.

Manche
Cherbourg : A partir de 11h30 « déjeuner » à la gare, départ de la manif à 13h30, AG à 14h30 à Chantereyne, 15h30 départ de la deuxième manif pour revenir à la gare
Avranches : Rassemblement à 10h30 place Carnot, avec barbecue le midi, et défilés (matin : impôts, … après-midi : jusqu’à l’hôpital)
St Lô : Rassemblement plage verte 10h30
Villedieu les poeles : Rassemblement place de la mairie 10h30
Coutances : Rassemblement place de la mairie 10h30
Carentan : 13h30 devant l’hôpital
Granville : 14h30 Place de la Mairie, 17h30 Permanence du député

Orne :
Alençon : assemblée générale : Salle Baudelaire à 10h30 et manifestation : départ devant la Préfecture d’Alençon, à 13h00
Flers : rassemblement : 17 h place du Général-de-Gaulle (rond-point des 5 becs)
L’Aigle : rassemblement et manifestation à 17 h 30 place de la Poste
Mortagne : rassemblement à 17 h 30 devant la mairie
Argentan : manifestation à 10 h 30, place de la mairie.

plus d'infos : site FSU 61

Un courrier du SNASUB-FSU à la rectrice de Caen : prime de noel, revalo triennale et dialogue social

Objet : politique indemnitaire 2019 – IFSE et CIA

Madame la rectrice,

L’envoi des courriers individualisés relatif au Complément indemnitaire annuel a suscité un certain émoi dans l’académie de Caen et révélé un certain dysfonctionnement en matière de dialogue social au sein du CTA.

Un CTA qui évite la communication des informations sur l’IFSE
Lors du CTA du 18 novembre 2019, interrogée par la FSU, madame la secrétaire générale a affirmé que les montants du CIA versés en décembre 2019 seraient identiques à ceux de décembre 2018 sauf pour les personnels affectés en rectorat et ceux en services mutualisés en DSDEN. Or cette assertion a été contredite par les courriers reçus. Si les montants sont augmentés, les collègues s’étonnent du calcul opéré pour justifier ces augmentations et aimeraient connaître les critères utilisés, notamment pour les agents de catégorie B. Il nous est impossible de dialoguer à partir d’informations qui ne nous sont pas connues.

Pas de groupe de travail ni de circulaire depuis deux ans
Nous avions eu une circulaire académique en 2017 qui annonçait de manière uniforme à l’ensemble des personnels les montants par corps de fonctionnaires et pour les non titulaires. Mais aucune circulaire n’a été publiée en 2018 ni en 2019. En 2017, nous étions déjà irrités par l’absence de discussion sur la politique indemnitaire, en amont de la publication de la circulaire. Dans d’autres académies, les syndicats sont invités en groupe de travail pour une présentation des montants.

Revalorisation triennale imposée de l’IFSE
Nous profitons de ce courrier pour aborder la question de la revalorisation triennale de l’IFSE annoncée dans notre académie début 2019. Elle n’a pas été non plus discutée dans le cadre de la circulaire nationale du 5 juillet 2019 (et pour cause) qui prévoit une modulation possible à la hausse (jusqu’à 7% en C ; 4,5% en B ; 4% en A) qui n’a pas été discutée dans notre académie et seulement les taux moyens appliqués : +5% en C, +4%.

Pour un dialogue social sur la politique indemnitaire
Nous vous demandons de mettre un groupe de travail en place sur la politique indemnitaire ! Nous demandons un vrai dialogue sur ce sujet, autant que de besoin, avec des documents distribués aux représentants du personnel sur lesquels discuter avant décision de la part de l’administration.

Veuillez recevoir, Madame la rectrice, nos salutations distinguées.

François FERRETTE
co-secrétaire académique du SNASUB-FSU