Le ministère de l’éducation nationale s’est engagé à ne conserver que 360 CIO en France et 11 dans l’académie de Caen. Cela correspond au nombre de CIO d’Etat en France et dans notre académie. Les autorités académiques avaient envisagé initialement de proposer une carte cible de 11 CIO avec la fermeture de Caen, Avranches et Flers.

Une mobilisation s’est rapidement mise sur pied, une intersyndicale s’est constituée intégrant le SGEN-CFDT, le SNES-FSU, le SNASUB-FSU et soutenue par SUD. Une mobilisation et une grève avec rassemblement devant le CTA a eu lieu avec une cinquantaine de personnes. Les collègues du CIO de Flers étaient présents en nombre. Dans un courrier du 15 septembre 2015, le Conseil départemental a indiqué aux autorités académiques leur volonté de se dégager de ce CIO.

Une délégation intersyndicale et ouverte aux non syndiqués a rencontré M. le recteur durant une demi-heure. Il a estimé que la discussion en groupe de travail sur l’organisation des CIO et leur implantation devait être un préalable à la discussion en CTA, que cette discussion devait avoir pour fondement le maintien de 11 CIO. Le CIO de Flers en tant que CIO départemental (le fonctionnement étant financé par le Conseil départemental) ne pouvait que fermer. En tout état de cause, au 31 décembre 2016, les Conseils départementaux n’auraient plus la compétence pour gérer des CIO. Se pose donc la question de la reprise ou non des CIO concernés.

Pour le SNASUB-FSU et sa fédération, la FSU, la fermeture de 3 CIO ne ferait que reculer une fois de plus le service public après le retrait de 8 postes administratifs en 2012 et la fermeture du CIO de Caen 1 à la rentrée 2015.

Lors du CTA, le SGEN-CFDT a lu la déclaration de l'intersyndicale et la totalité des organisations syndicales a voté contre la proposition de fermeture du CIO de Flers et la reconnaissance d'un réseau de 11 CIO d'Etat (sur les 14 actuels) dans l’académie de Caen (voir document du CTA). Le CTA est reconvoqué le 23 novembre pour une nouvelle proposition des autorités académiques sur ce point comme l’y oblige la réglementation.