Compte rendu de la réunion du 27 mars 2017 au CROUS de Rouen

Tension. Sans nous annoncer les raisons ni les objectifs de cette réunion, la direction nous convie, nous les délégués syndicaux, à une rencontre avec M. Giannesini, président du CNOUS. Mais les raisons de cette visite, nous pouvons les deviner. Boycott des réunions aux CROUS de Dijon et Besançon, pétition aux CROUS de Caen et Rouen : les fusions ne semblent pas faire d’émules chez les personnels. Et pour cause ! Les agents craignent une perte de qualité du service rendu aux étudiants, des suppressions de postes, un isolement des UG éloignées des services centraux, des difficultés de communication entre services… Mais alors, pourquoi la fusion ?

La réponse à cette question, M. Giannesini se donne bien du mal, lundi 27 mars 2017, pour parler de longues minutes sans nous la donner. Au milieu d’un bel enrobage sucré destiné à nous faire avaler la pilule (de nouvelles missions seront créées pour occuper les agents devenus inutiles, nous pourrons choisir notre poste en fonction de nos envies, des groupes de réflexion bouillonnent d’idées novatrices), il ne donne qu’un argument concret justifiant ce projet : nos partenaires le font, il faudrait qu’on le fasse aussi.

Le SNASUB-FSU, de même que plusieurs autres syndicats, s’est positionné contre la fusion des CROUS. La représentante du SNASUB-FSU n’a eu de cesse de réclamer une réponse plus cohérente, sans tenir compte des provocations de M. Giannesini (« vous nous prenez pour des idiots en estimant que des postes seront supprimés »), de ses accusations infondées (« si des gens ont signé une pétition dans leur intérêt personnel, ça ne change rien »), de son mépris (« étudiants, usagers, clients, ça reste les mêmes personnes, c’est juste des mots »). Nos partenaires fusionnent ? Et alors ? Notre principal partenaire est l’université. Or, lorsque nous menons des négociations avec l’université, nos UG traitent avec les UFR qui leur sont proches géographiquement. Cet argument ne convainc donc pas !

Et puis M. le Président finit par lâcher le mot : « je n’irai pas jusqu’à dire qu’on subit cette fusion mais… » Point de beaux projets novateurs, d’idées modernes, d’amélioration de nos conditions de travail ! M. Giannesini a reçu un ordre auquel il obéit. Lorsque le SNASUB-FSU lui rappelle que les CROUS bénéficient d’une certaine indépendance, et qu’ils n’ont donc pas à souffrir des mêmes difficultés que les autres administrations, le syndicat n’obtient aucune réponse claire…

Quel dommage ! Toute cette énergie dépensée par nos directions générales, qui pourrait être mise à profit pour moderniser notre administration, pour améliorer le management, pour fluidifier la communication, pour mener plus efficacement nos missions, toute cette énergie est aujourd’hui utilisée pour une fusion dont M. Giannesini ne sait pas nous présenter l’intérêt ! Après presque 2h de discussion, le SNASUB-FSU est plus que jamais convaincu de la justesse de l’action commune que nous menons. Avec les autres organisations. Il est encore temps d’arrêter ce processus insensé ! Refusons la fusion !