Adopté par le bureau académique du 11 décembre 2018

Le mouvement des gilets jaunes a créé un rapport de force qui ouvre un espoir pour la satisfaction des revendications des couches populaires et de tous ceux qui souffrent dans le pays. C’est un peuple qui se dresse contre l’injustice, pour l’égalité, pour vivre mieux. La digue de l’indifférence et du mépris macronien a commencé à céder. Il s’agit aujourd’hui d’aller plus loin, d’unir les personnels pour peser encore plus fortement, comme l’ont compris les lycéens et les étudiants.

Le mouvement des gilets jaunes pose notamment la question du pouvoir d’achat, de l’emploi, questions sur lesquelles nous sommes également confrontés dans la fonction publique. Nous condamnons l’actuelle politique gouvernementale caractérisée par :



- la smicardisation des salaires, compensée par des indemnités qui ne comptent pas pour le calcul des retraites.
- la baisse du pouvoir d’achat des agents non titulaires recrutés depuis le 1er janvier 2018 (remarquée seulement en septembre pour les agents ayant un contrat jusqu’au 31 août 2018) correspondant à 12 euros en catégorie C, avec la suppression de « l’indemnité compensatrice CSG ».
- les 400 suppressions d’emplois administratifs prévus au budget 2019.
- les heures supplémentaires non compensées.



Nous réclamons :
- la suppression de la CSG
- l’augmentation des salaires
- des créations d’emplois



Nous demandons aux responsables des administrations (recteur de Caen, président d’université, directrice du CROUS…) de prendre des mesures de compensation liée à la suppression de « l’indemnité compensatrice CSG » pour les agents non titulaires.



Nous appelons donc les collègues à renforcer les rassemblements des gilets jaunes, sans drapeaux, ni banderoles, en endossant l’emblème actuel de la lutte : gilet jaune pour tous ! Une victoire de ce mouvement constituerait un point d’appui formidable pour la suite, un encouragement à lutter pour tous.